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    Afrique

    Il y a 50 ans, le massacre de Sharpeville

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    Le 21 mars 1960, la police de l’apartheid a réprimé dans la violence une manifestation contre les pass, ces documents d’identité imposés par le régime pour limiter et contrôler les déplacements des Noirs. L’Afrique du Sud commémore ce dimanche 21 mars le cinquantième anniversaire du massacre dit de Sharpeville, une commune située au sud de Johannesburg. Retour sur ce jour qui a marqué un tournant dans l’histoire de l’Afrique du Sud.

    Avec notre correspondant à Johannesburg, Nicolas Champeaux

    Le 21 mars 1960, des centaines de personnes non armées se sont rassemblées devant un commissariat de Sharpeville pour défier les lois pass du régime apartheid. La police a tiré à bout portant sur les manifestants faisant des douzaines de morts, 69 selon la fondation Nelson Mandela.

    Les protestataires avaient répondu à l’appel du Congrès panafricain ou PAC, un groupe de libération nationaliste fondé par des dissidents de l’ANC (Congrès national africain). Le régime apartheid n’a pas reculé devant l’indignation de la communauté internationale et a imposé l’état d’urgence neuf jours plus tard. Le gouvernement du Premier ministre, Hendrik Verwoerd, a également banni l’ANC et le Congrès panafricain.

    Du côté du mouvement de libération, le massacre de Sharpeville a convaincu Nelson Mandela des limites des campagnes pacifiques de désobéissance civile. Il fondera la branche armée de l’ANC, l’Umkhonto we Sizwe (le fer de lance de la Nation), l’année suivante.

    Le massacre de Sharpeville a donc marqué un tournant de l’histoire de l’Afrique du Sud : le 21 mars est désormais la journée des droits de l’homme. Ici c’est un jour férié.

    C’est également à Sharpeville que Nelson Mandela a choisi de parapher la Constitution de la nation arc-en-ciel en 1996.
     

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