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Article publié le : vendredi 26 mars 2010 - Dernière modification le : vendredi 26 mars 2010

Accord des pays de la zone euro sur un plan d'aide à la Grèce

Les Premiers ministres hollandais Balkenende (g), espagnol Zapatero (c) et grec Papandreou (2nd d) avec le président français Nicolas Sarkozy (2nd g) et la chancelière allemande Angela Merkel à Bruxelles, le 25 mars 2010.
Les Premiers ministres hollandais Balkenende (g), espagnol Zapatero (c) et grec Papandreou (2nd d) avec le président français Nicolas Sarkozy (2nd g) et la chancelière allemande Angela Merkel à Bruxelles, le 25 mars 2010.
REUTERS/Yves Herman

Par RFI

Les seize Etats membres de l'Eurogroupe se sont mis d'accord ce jeudi 25 mars 2010 à Bruxelles sur un mécanisme d'aide à la Grèce. Ils ont travaillé sur la base d'un compromis franco-allemand trouvé dans la journée. Le texte prévoit des prêts entre Etats et une participation du FMI. Ce plan de sauvetage pourrait être déclenché en cas d'urgence et en « dernier recours ». 

Le mécanisme, fruit notamment de négociations ardues menées depuis plusieurs jours entre la France et l'Allemagne, prévoit la création d'un dispositif de prêts que la Grèce pourrait utiliser «en dernier recours» si elle ne parvenait plus à emprunter à des taux raisonnables sur les marchés pour financer ses déficits.

Le mécanisme sera alimenté majoritairement par des prêts de partenaires de la Grèce au sein de la zone euro, et par des prêts du FMI. La proportion devrait être à hauteur de deux tiers du total pour les premiers, et d'un tiers pour l'institution basée à Washington. Ce mécanisme ne sera utilisé qu'en cas de besoin. Et son activation devra être approuvée à l'unanimité des pays membres de l’Union européenne.

Aucun montant n'a été fixé. Mais selon un haut responsable européen, les besoins potentiels de la Grèce sont évalués entre 20 et 30 milliards d'euros.

Le Premier ministre grec a jugé l'accord européen « très satisfaisant ». Georges Papandréou a réaffirmé qu'il était « déterminé à lutter pour assainir les finances » de son pays et que, en ce sens, il avait procédé à l'adoption d'une série des mesures importantes visant à réduire le déficit public de 12,7% du PIB en 2009 à 8,7% en 2010.

tags: Belgique - Crise économique - Finances - Grèce - Union Européenne
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Commentaires (1)

Europe : pourquoi oublier Maurice Allais ?

Les actuelles difficultés politiques, économiques et monétaires de l’Europe sont inquiétantes. L’Europe, au fond, après cinq décennies, a peu progressé dans son intégration. Cependant, au début des années 1990, dans son ouvrage « Combats pour l’Europe », notre prix Nobel d’économie avait déjà fortement souligné l’absence de vision politique commune des principaux pays européens. Or, cette absence de projet ne permet pas de conduire une politique économique cohérente. Je le cite : « l’instauration d’une monnaie unique est irréalisable sans l’instauration préalable d’une Europe politique sur une base démocratique ; elle ne peut en être que le parachèvement » Ses deux autres principales critiques, toujours d’actualité, concernaient le libéralisme excessif et l’immigration non contrôlée. La politique libre échangiste européenne entraîne un chômage massif et il proposait une protection douanière raisonnable du grand marché européen. Sur le deuxième point, il écrivait : « Autant une immigration modérée est souhaitable, autant une immigration démesurée se révèle comme un véritable fléau »
Voici la conclusion prémonitoire de cet ouvrage : « les perversions du socialisme ont provoqué l’effondrement des sociétés de l’Est, prenons bien garde que les perversions du libéralisme n’entraînent l’effondrement de nos sociétés occidentales »
Saurons nous revenir un jour prochain à son enseignement ? Pourquoi, par exemple, les professeurs de nos écoles de commerce ne développent-ils pas sa pensée économique ?
PSB France Normandie

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