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Le ministre des Finances victime d’un étrange accident
Tendai Biti, le ministre des Finances du Zimbabwe et secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique, le parti du Premier ministre Morgan Tsvangirai, est sorti indemne, le 23 mars 2010, d’un grave accident de la route dont les circonstances ressemblent étrangement à celui qui avait coûté la vie à la femme de Tsvangirai l’année dernière.
Il était environ huit heures du soir, le 23 mars, quand la voiture de Tendai Biti a été percutée de plein fouet, par un camion de vingt-cinq tonnes arrivant en sens inverse, sur une route près de la ville de Chegutu à cent kilomètres à l’Ouest de Harare. Le ministre des Finances, sorti quasi indemne de la grave collision, a cependant été brièvement admis à l’hôpital de Chegutu pour observation.
Dans la matinée du 24 mars, le porte-parole du MDC, Nelson Chamisa, a déclaré que son état de santé était incroyablement stable, étant donné les circonstances de l’accident. Le chauffeur du poids-lourd, est toujours interrogé par la police, mais les causes de la collision n’ont pas encore été rendues publiques. En mars dernier, un accident étrangement similaire avait coûté la vie à la femme du Premier ministre, Morgan Tsvangirai, qui avait également été blessé dans la collision.
Certains membres du MDC avaient à l’époque accusé La ZANU-PF, le parti du président Robert Mugabe, d’avoir orchestré l’accident. L’accident du 23 mars intervient, alors que les différents partis qui partagent le pouvoir doivent reprendre ce 25 mars, des discussions, visant à mettre fin à l’impasse dans laquelle se trouve le gouvernement de coalition.
Bras droit de Tsvangirai et artisan de la reprise économique au Zimbabwe, Tendai Biti est l’un des protagonistes-clés de ces pourparlers.

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Commentaires (3)
Mugabe
Pour avoir vécu au Zimbabwe, je sais que ce genre "d'accident" a toujours été le moyen pour le ZANU-PF de se débarrasser des gêneurs.
Quant au pillage des richesses de ce pays point n'est besoin des étrangers, les caciques au pouvoir s'en chargent personnellement. Comment expliquer que des fortunes colossales soit fait en quelques années ? Ils sont tellement sûrs de leur impunité qu'ils le font au vu et au su de tout le monde à commencer par Lady "dis"Grace Mugabe.
Ils ne sont pas des surhommes
En attendant les résultats de l'enquête policière (certainement!!!) je pense que c'est un concours de circonstance. Des milliers de citoyens simples sont victimes d'accident pourquoi pas les autorités? Ils ne sont pas des surhommes.
LE DEPART DE MUGABE RESTE L'AFFAIRE DES ZIMBABWEENS
Si Mugabe joue à ce jeu, il est temps qu'il arrête cette mise en scène car le Zimbabwe, tout comme d'autres pays africains, doit matérialiser la démocratie pour que le continent noir avance. Après autant d'années passées à la tête de ce pays, il est temps qu'il cède, mais ce changement ne lui sera jamais imposé par l'occident comme Blair l'a voulu après avoir torpillé les accords de Lancaster. Si changement il y aura, les zimbabwéens en seront les seuls acteurs et non l'occident. Les relations entre l'Europe et l'Afrique doivent changer car le vent du changement venu de l'Est ne s'arrêtera pas aux seuls pays communistes qui, d'ailleurs deviennent une charge pour l'Europe centrale. l'Afrique avec sa diaspora formée dans des meilleurs universités anglophones a besoin des nouvelles relations basées sur le respect mutuel qui reste un des éléments essentiels des valeurs humaines que défendent l'occident à travers les droits de l'homme (Human rights) que vous n'appliquez pas dans les pays du tiers du monde. C'est cette idée de ne voir l'Afrique qu'à travers ses richesses à spolier qui fait qu'aujourd'hui la Chine s'y installe doucement mais sûrement. Cette vision misérabiliste de l'Afrique prônée par ceux-là qui continuent à la spolier à travers des dirigeants qui lui sont imposés et les guerres montées de toute pièce doit s'arrêter car la globalisation concerne tous et, quelles que soient les conditions, c'est cette diaspora africaine qui a fini par opter pour le retour en Afrique qui fera perdre à l'occident le peu d'intérêts qui lui reste en Afrique. Avec le retour de l'Amérique en Afrique y compris cette manne financière, non de moindre, de la diaspora dont le pactole est estimé entre 250 et 300 milliards de dollars chaque année (232 milliards d'après Western-Union, 2003), beaucoup plus loin que l'aide au développement, sont autant d'éléments que l'Europe doit prendre en compte dans sa nouvelle formulation de ses relations avec l'Afrique. L'Afrique et l'Europe ont une histoire commune et il faut qu'on aille jusqu'au bout de cette logique au lieu qu'un outsider comme la Chine profite des failles colonisatrices pour s'imposer en Afrique. "Faute de mieux on prend ce qu'on a." En bon entendeur, salut.
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