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Article publié le : samedi 27 mars 2010 - Dernière modification le : samedi 27 mars 2010

Le processus électoral est en marche à Madagascar

Le président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Andry Rajoelina, était présent lorsque la Ceni, la Commission électorale nationale indépendante, a prêté serment, à Antananarivo, le 26 mars 2010.
Le président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Andry Rajoelina, était présent lorsque la Ceni, la Commission électorale nationale indépendante, a prêté serment, à Antananarivo, le 26 mars 2010.
AFP / Aaeon Maascho

Par RFI

La Commission électorale nationale indépendante, la Ceni, a été mise en place officiellement le 26 mars 2010, preuve que le régime d'Andry Rajoelina ne compte pas reculer malgré les sanctions de l’Union africaine. Cette commission sera chargée d’organiser et de superviser les élections, et l’on attend d’abord qu’elle fixe la date du prochain scrutin législatif, première échéance de cette période de transition. Ce processus est toutefois critiqué par l’opposition, qui le juge unilatéral puisqu’à l’écart des accords de Maputo.

Un à un, les 16 membres de la Ceni ont prêté serment. Seize, et non dix-neuf comme prévu, car l’opposition boycotte le processus et n’a donc proposé aucun nom pour être représentée dans cette instance. Mais Bruno Rakotoarisoa, spécialiste de l’observation électorale pense qu’il pourra faire sont travail sans pression politique.

« Il y a beaucoup de garanties de cette indépendance par rapport aux attributions, aux actions et au fonctionnement de la Ceni. Il y a d’abord l’autonomie financière et aussi l’autonomie administrative .»

Même si l’on compte trois politiciens officiellement proches du pouvoir, Henri Rakotoson du syndicat des magistrats estime que c’est une nouvelle ère qui s’ouvre.

« Il y a des changements de mentalité. On est au-dessus de la mêlée politique pour jouir vraiment de l’indépendance et l’appliquer correctement, simplement au bénéfice du peuple malgache. »

Le taux de participation éventuel sera un premier indicateur, alors que le régime de Rajoelina est isolé diplomatiquement. En attendant les membres de la Ceni savent qu’ils pourraient eux aussi être sanctionnés par l’Union africaine, mais ils ont décidé d’assumer.

« On prend la responsabilité pour apporter quelques contributions pour résoudre les problèmes qui peuvent être résolus par des élections libres et transparentes du régime dont les résultats sont fiables. »

Pour un tel aboutissement, la Ceni devra devoir donner très vite des gages de son indépendance et de son sérieux.

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Commentaires (4)

Pathetique

C'est pas CENI c'est du CINÉMA! Classe politique inepte et nombrilisme qui se soucie bien peu de l'intérêt général. Un pays dans un tel état de délabrement et de misère peut-il se permettre le luxe de négociations interminables...

Démocratie "à la malgache" ?

Après le "coup de force à la malgache", la "démocratie à la malgache"
CENI ? BENI-oui-oui plutôt !
Les observateurs avertis ne voient dans cette CENI qu'une personne… de la sulfureuse "Haute Autorité de la Transition" imposée depuis mars 2009 par le putsch franco-malgache …
Cette CENI est une nouvelle organisation dont "on ne sait pas très bien quelle est sa légitimité" pour reprendre les propos d'A.Joyandet baptisant la HAT autoproclamée de Rajoelina.
En un an, la preuve est faite : la HAT et ses pitbulls décomplexés se foutent ouvertement des principes démocratiques, montrant que légitimité, représentativité et transparence sont bien les cadets de leurs soucis.
Le Comité malgache de Défense des Droits de l’Homme a déposé un recours en annulation auprès du Conseil d’état, en invoquant "l'inégalité des citoyens et des associations dans la mise en place de l’institution [CENI].
Les citoyens malgaches, bâillonnés par les milices militaro-civiles omniprésentes du clan putschiste, sont écrasés par le rouleau compresseur d'un post-putsch programmé, et vont subir cette opération propre à tout complot françafricain : le grand nettoyage final par des élections sous contrainte et bidouillées à la va-vite qui légitimeront le candidat choisi par le Quai d'Orsay.
On connait trop bien la musique…
Et c'est reparti pour des années de conflits qui parachèveront le magnum opus françafricain pour faire de Madagascar un "état effondré" que vampiriseront, en toute quiétude, d'avides multinationales étrangères.
Ah, si le Président Ravalomanana avait été plus "conciliant" avec la France, aujourd'hui RFI le dirait incroyablement … démocrate et consensuel ! Oui mais voilà… .

démocratie

Mon pauvre ami, c'est quand même incroyable. Voilà qu'on continue à nous dire que M. Ravalomanana était un modèle de démocratie... Mais si ç'avait été le cas, y aurait-il eu les "évènements" d'il y a un an qui l'ont poussé dehors ? Le peuple a-t-il l'habitude de renvoyer ceux qui lui donnent satisfaction ? L'ex-président a-t-il fait un début d'autocritique, demandé pardon pour les exactions et détournements qu'il a commis, et qui sont bien connus ? A-t-il promis de ne plus recommencer ? Non, il a toujours et encore raison, à l'entendre, parce qu'il a "gagné" des élections que même les observateurs américains les mieux intentionnés savent truquées. Est-ce qu'en 2002 on a crié à l'"Américafrique" quand les USA ont été le premier à le reconnaître alors que les bases juridiques et constitutionnelles n'étaient pas des mieux assurées non plus ? Alors, un peu de sérieux, je vous prie. Et depuis un an, le pays s'en tire mieux qu'on n'aurait pu le penser (et c'est loin d'être le paradis, je sais de quoi je parle), peut-être parce que plusieurs grands aquariums à requins ont été neutralisés. Mais il y a encore trop de requins, je vous le concède. En attendant, un peu de réalisme, et cessons de nous raccrocher aux usines à gaz de Maputo, sorties du cerveau d'Africains qui connaissent bien mal Madagascar et s'attachent plus à des constructions théoriques sur le papier qu'aux réalités du peuple malgache bien mal représenté par ses "élites" (!!!). Vivement des élections libres et transparentes, même si quelques clans oligarchiques et gérontocratiques les boudent. Les absents ont toujours tort.

Le président malgache à mon

Le président malgache à mon avis apparait de plus en plus comme un despote car son attitude vis à vis de l'opposition montre sa détermination à gouverner sans partage et sans scrupule. Il est temps que notre chère président change sa manière de faire n'ayons pas la mémoire courte le cas Dadis est révélateur.

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