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A Syrte, les Arabes refusent le dialogue avec Israël sans un arrêt de la colonisation
Le Sommet de la Ligue arabe a pris fin ce dimanche soir 28 mars à Syrte, en Libye. La réunion de deux jours a été dominée par la question du processus de paix au Proche-Orient. La résolution finale va dans le sens de ce que demande l'Autorité palestinienne : pas de reprise des négociations sans l'arrêt total de la colonisation israélienne à Jérusalem-Est.
Il y a quelques semaines, la Ligue arabe avait apporté sa caution au président palestinien Mahmoud Abbas, pressé par les Occidentaux d'accepter des négociations indirectes avec Israël. Mais celles-ci n'ont jamais commencé, l’Etat hébreu ayant entre-temps annoncé la construction de 1 600 logements dans un quartier juif de Jérusalem-Est. Retour donc à la case blocage : les Palestiniens et les pays arabes exigent l'arrêt complet de la colonisation, y compris dans la partie orientale de Jérusalem avant de s'asseoir de nouveau à la table des discussions.
Dans ce contexte, le sommet arabe de Syrte appelle Barack Obama à poursuivre ses efforts et à rester ferme sur ses demandes adressées au gouvernement de Benyamin Netanyahu.
Cela dit, les pays de la Ligue arabe ne se sont pas entendus au-delà de ces déclarations de principe. Comme souvent, la famille arabe était incomplète et désunie, seuls 14 chefs d'Etat sur 22 étaient présents à Syrte avec des poids lourds parmi les absents, l'Egyptien Hosni Moubarak, convalescent, ou encore le roi Abdallah d’Arabie Saoudite.
Les pays membres devraient donc se revoir prochainement. Pour le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, il s'agira alors de faire un choix crucial : « continuer sur la voie des négociations ou alors changer complètement de cours ».
Les pays arabes ont marqué leur soutien aux Palestiniens |
Avec notre correspondant à Ramallah, Karim Lebhour Pour les Palestiniens, le sommet de la Ligue arabe de Syrte avait failli mal commencer. La délégation de Mahmoud Abbas s’est offusquée du fait que Mouammar Kadhafi n’a pas accueilli le président palestinien à l’aéroport, comme il l’a fait avec tous les autres chefs d’Etat. Au final, les Palestiniens ont obtenu le soutien attendu à la position du « oui, mais » défendu par Mahmoud Abbas. Oui aux négociations, mais à condition d’un gel total des colonies y compris à Jérusalem-Est. Sur ce point, la Ligue arabe a promis 500 millions de dollars pour contrer la politique d’expansion israélienne à Jérusalem-est. Les Palestiniens ont aussi été surpris de l’appel de la Syrie et de la Libye à renoncer aux négociations et à reprendre la lutte armée. Un appel immédiatement rejeté comme « irréaliste ». « S’ils veulent vraiment faire la guerre à Israël, a commenté un responsable palestinien, ils n’ont qu’à mobiliser leurs armées et partir devant ». |

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Commentaires (1)
L'Etat hébreu veut il
L'État hébreu veut il vraiment la paix? Trêve de conférences bidon. Action!
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