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    Aucune explication n'a été avancée pour motiver cette révision du bilan, précise l'AFP. Le maire de la ville, Roland Ries, avait fait état d'un bilan plus lourd de quatre morts dans le courant de la nuit avant que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner n'avance un bilan de trois morts lors d'une conférence de presse à 02H00 du matin. Bilan revu à la baisse par la préfecture en milieu de matinée (2 morts) puis une nouvelle fois corrigé.

    Tirailleurs

    Frontstalag

    media

    Faute de sources fiables, le chiffre des tirailleurs africains faits prisonniers en 1940 est évalué par un rapport de l’époque à 49 500 Africains et 9 000 Malgaches, et selon une étude plus récente à 28 000 tirailleurs.

    La presse allemande, notamment le journal Signal, les actualités cinématographiques, les premiers récits de combattants insistent sur la présence des troupes noires au front. Autant d’occasions de stigmatiser la France, sa prétendue culture et ses défenseurs «nègres», terme qui désigne pour les Allemands aussi bien les Maghrébins que les Africains, les Malgaches ou les Indochinois.

    Souvent maltraités, mal soignés, les tirailleurs sont d’abord regroupés dans d’immenses camps improvisés. Mais, alors que la majorité du million et demi de prisonniers français part en captivité outre-Rhin, les Africains sont maintenus en France, conformément aux ordres très stricts énoncés par les autorités allemandes qui n’en veulent à aucun prix sur le territoire du Reich.

    Faute de contrôles rigoureux pendant l’été 1940, quelques détachements de tirailleurs sont néanmoins acheminés vers l’Allemagne, la grande majorité étant internée dans les Frontstalag établis en France.

    Dans le même temps, échappant aux poursuites des vainqueurs, des centaines de combattants indigènes errent encore dans la zone occupée. Réfugié dans les bois de la région d’Épinal, le Guinéen Addi Ba, du 12e régiment des tirailleurs sénégalais, est pris en charge par de courageux Vosgiens qui risquent leur vie pour le ravitailler. Intégré à l’un des premiers mouvements de résistance locaux, Addi Ba est arrêté puis fusillé en 1943.

    Dénommés Frontstalag, les camps pour la troupe, au nombre d’une vingtaine, se répartissent dans la zone occupée, à Rennes, Chartres, Joigny, Saint-Médard, Bayonne-Anglet, Angoulême, Saint-Quentin ou Vesoul.

    Regroupés par les Allemands avec les Indochinois et les Maghrébins sous le terme de tirailleurs coloniaux, les Africains et les Malgaches sont affectés comme travailleurs à l’extérieur des camps. Ils sont employés à des tâches à caractère civil ou militaire au profit de l’armée allemande ou parfois mis à disposition des autorités locales.

    Les prisonniers blessés sont rapatriés à Fréjus, en 1941.

    À la fin de novembre 1940, les Allemands rendent aux autorités françaises les blessés et les nombreux malades dont ils ne veulent plus assumer la charge dans les camps. Le 31 juillet 1941, Berlin libère 10 000 prisonniers, dont seulement un tiers d’Africains. La majorité des rapatriés sont des Maghrébins que les Allemands tentent de rallier à leur cause par une habile propagande. Ils entreprennent, en vain, des tentatives similaires auprès des Africains et des Indochinois.

    Au début de 1942, près de 15 700 tirailleurs africains, 3 888 Malgaches et 456 Antillais sont encore internés dans les Fronstalag ; en mai 1943, ils ne sont plus que 8 823 soldats d’Afrique noire captifs.

    En zone Sud, non occupée, les tirailleurs rescapés des combats de 1940 ont été regroupés au sein des groupements militaires d’indigènes coloniaux aux effectifs de 1 757 Africains, 6 105 Indochinois et 8 016 Malgaches. Ils sont employés dans des entreprises civiles, affectés à des travaux d’utilité publique ou, à partir de fin 1942, réquisitionnés sur les chantiers de l’organisation allemande Todt.

    Début 1943, la France étant occupée en totalité par une armée allemande qui manque d’effectifs sur le front russe, la garde des Frontstalag incombe désormais à des cadres coloniaux français. La mesure est extrêmement mal prise par les tirailleurs que leur couleur de peau empêche évidemment de fuir des camps, de plus en plus ouverts néanmoins.

    Ainsi, à partir de 1944, 4 000 d’entre eux rejoignent les nombreux maquis qui se mettent sur pied, du Vercors aux Ardennes, des Vosges à la Dordogne, ou encore en Sologne et en Côte-d’Or.

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