| Dernières infos |
Tibet : Deux jeunes moines s'immolent par le feu à Lhassa |
|
Merkel redit son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'UE
En visite en Turquie depuis dimanche 28 mars, la chancelière allemande Angela Merkel a répété lundi à Ankara, que les négociations entre la Turquie et l'Union européenne n'aboutiraient pas nécessairement à une adhésion turque. Les deux pays ont montré également leur désaccord concernant le dossier nucléaire iranien.
Avec notre correspondante à İstanbul, Jeannes Tulliers
Souriants et décontractés, Angela Merkel et Recep Tayyip Erdogan ont tenté de chasser les gros nuages qui avaient plombé leur rencontre avant même qu’elle n’ait lieu. Et c’est la chancelière allemande qui a fait le premier pas sur un sujet polémique, la création de lycées turcs en Allemagne. Le Premier ministre Erdogan en avait fait la demande la semaine dernière avant d’essuyer un refus de Berlin.
Hier, Angela Merkel a mis de l’eau dans son vin en annonçant la possibilité de créer ce genre d’établissement turcophones dans son pays. Mais à une condition cela ne devra pas empêcher les 3 millions de Turcs d’Allemagne d’apprendre la langue allemande.
Sur le dossier européen en revanche, pas de changement de position. Angela Merkel reste favorable à un partenariat privilégié avec Ankara en lieu et place d’une intégration. Mais elle l’a aussi rappelé, les négociations se poursuivent et la Turquie doit tenir ses engagements notamment envers Chypre.
Enfin sur le dossier nucléaire iranien, Ankara et Berlin ont de nouveau affiché leurs divergences. Merkel s’est dite favorable à des sanctions envers Téhéran. Erdogan de son côté a plaidé pour davantage de diplomatie car selon lui, les sanctions sont inefficaces.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati














Commentaires (2)
Admiration
Je partage la position de l´Allemagne au sujet de partenariat privilégié avec la Turquie que l´adhésion à l´UE. Cette position n´est pas seulement selon moi conditionnée aux engagements de la Turquie envers le Chypre, mais surtout de sa situation géographique (à cheval sur deux continents) et de l´impact de sa culture orientale. Et ce qui force mon admiration chez nos amis les Allemands, c´est la volonté d´exprimer clairement leurs positions plutôt que de chercher à plaire à leur hôte en se fourvoyant dans une attitude élogieuse. Voilà ce qui fait d´un Etat, un leader. Si le gouvernement français pourrait aussi observer ces attitudes en Afrique, .....
Turquie membre de l'UE
Moi je pense plutôt que l'Union Européenne qui a besoin de la Turquie, sur le plan économique, militaire et diplomatie, que l'inverse.
Jusqu'à présent, l'Europe a beaucoup tangué à propos de la Turquie. Il faut que les positions de Merkel et de Sarkozy, motivées par les électorats populistes de chacun, évoluent dans l'intérêt de l'Union Européenne, et aussi des français.
Réagissez à cet article