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    Tirailleurs

    Les supplétifs de la conquête portugaise

    media Couverture des Cahiers coloniaux portugais figurant un soldat supplétif noir, vers 1900.

    Quand la France engage ses forces africaines en Europe pour «défendre l’empire», le Portugal procède à l’inverse : c’est la métropole qui s’engage en Afrique, d'abord pour mater les révoltes des populations locales, hostiles aux colonisateurs, puis pour contenir les combattants de l'indépendance. Le nombre de supplétifs augmentera considérablement dans cette seconde phase.

    L’empire colonial portugais, une fois amputé du Brésil en 1822, n’est guère au XIXe siècle qu’une constellation de territoires où la mainmise du colonisateur est faible.

    Longtemps cantonnée à quelques têtes de ponts, la présence portugaise est marginale sur le continent africain : le manque d’attrait pour cette région du monde, vu de Lisbonne, est patent si l’on compare à l’émigration massive enregistrée à la même époque vers le Brésil. L’administration et l’assujettissement de terres, excepté en Angola et au Mozambique, à la faible superficie ne figurent donc pas comme une priorité. De ce fait, les forces coloniales demeurent longtemps réduites, même si le Portugal a donné depuis longtemps l’exemple de l’enrôlement des Africains. À l’aube du XXe siècle, l’armée coloniale ne compte au total que 13 000 hommes, dont 4 000 Européens.

    La course aux colonies entre nations européennes amène les Portugais à tenter de mieux asseoir leur domination.

    En Guinée portugaise, l’animosité des populations locales rend la situation très précaire, nécessitant de multiples campagnes sans effet notable, jusqu’à l’arrivée de Teixeira Pinto, un baroudeur qui en quelques années parvient à pacifier le pays, secondé par quelques centaines de mercenaires sénégalais dirigés par Abdoul Injai (Ndiaye) : c’est chose faite entre 1913 et 1915.

    À découvrir
    Site consacré à la guerre coloniale 1961-1974 (en portugais) en cliquant sur l'image.

    La guerre est aussi permanente en Angola jusque dans les années 1930, avant de parachever la conquête. Les Ovambos au Sud-Angola sont un foyer de résistance et ils infligent une dure défaite aux Portugais en 1904 au Vau de Pembé. C’est la fin du recours privilégié aux troupes indigènes, et désormais la conquête est obtenue par l’afflux de renforts métropolitains : en 1915, Pereira de Eça reprend le contrôle du territoire avec quelque 7 000 militaires européens et seulement 760 soldats africains. La situation n’évoluera que lentement pour revenir à une configuration classique d’armée coloniale : au seuil des années 60, l’armée en Angola compte quelque 9 000 hommes, dont 7 500 indigènes.

    Comme le souligne l’historien René Pélissier, quand la France engage ses forces africaines en Europe pour «défendre l’empire», le Portugal procède à l’inverse : c’est la métropole qui s’engage en Afrique. Situation vérifiée lors de la décolonisation où l’émergence dans toutes les colonies de mouvements de guérilla force les Portugais à mobiliser des forces considérables excédant ses capacités (40 % du budget national y est englouti): en 1974 235 000 hommes sont engagés en Afrique, renforcés par 30 000 supplétifs africains (voir Un témoignage au vitriol sur la colonisation portugaise, article RFI du 31/4/2010).

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