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Nicolas Sarkozy et Barack Obama affichent leur complicité
Le couple présidentiel français a quitté les Etats-Unis mardi 30 mars au soir. Nicolas Sarkozy était pour la première fois l'invité de la Maison Blanche. Le président français et son homologue américain ont montré leur bonne entente. Ils ont garanti une relation très solide entre les deux pays, et ce malgré les rumeurs de désaccords ces derniers mois.
Avec notre envoyée spéciale à New York, Véronique Rigolet
Oubliés, les malentendus et les piques du passé. Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont ostensiblement affiché leur franche amitié et leur complicité mardi 30 mars 2010, après une heure d’entretien en tête à tête à la Maison Blanche.
« La France et les Etats-Unis n’ont jamais été aussi proches », a ainsi souligné le président américain, vantant à maintes reprises « la légendaire énergie et l’extraordinaire leadership de son ami, Nicolas ».
A ses côtés, le président Sarkozy a lui célébré « la confiance qu’il partage sur tous les grands dossiers de l’Iran, l’Afghanistan, avec Barack Obama ».
Le dîner, en toute intimité, sans sherpa, sans traducteur, qu’ont ensuite partagé les deux chefs d’Etats avec leurs épouses n’aura donc été que la cerise sur le gâteau, le symbole affiché d’une relation désormais sans nuages et empreinte même d’une certaine chaleur.
C’est ainsi, sur le ton de l’humour, que Nicolas Sarkozy a plaisanté sur l’un des restaurants très prisés de Barack Obama à Washington, un restaurant où le président français a déjeuné hier.
« Je dois dire que j’ai un bon ami à Washington qui m’avait recommandé cet endroit et quand je suis arrivé, j’ai vu une grande photo du président Obama. Mais je crains que quand tu retournes dans ce restaurant, tu verras à côté une plus petite photo, mais du président français », a-t-il annoncé. Manière également sans doute, pour Nicolas Sarkozy, de reconnaître le leadership américain, avec la France bien sûr dans le rôle du meilleur allié.
Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du « Même si l’on est pas toujours d’accord sur tout, explique Nicolas Sarkozy, on se fait confiance, et on peut parler des choses ». Hier, à la Maison Blanche, Barack Obama et son homologue français sont apparus d’accord, sur l’essentiel. « On a parlé de l’Iran, dit Barack Obama, et de notre détermination commune à l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire. Là-dessus, les Etats-Unis et la France sont unis, et inséparables ». « Les Etats-Unis et l’Europe d’accord pour pousser à l’adoption d’un nouveau train de sanctions internationales, c’est une question de semaines », affirme le président américain. Même communauté de vue sur la stratégie en Afghanistan, même si Barack Obama s’est prudemment abstenu de demander à Nicolas Sarkozy d’envoyer sur place des troupes supplémentaires. Identité de vue, aussi sur le processus de paix au Proche-Orient, et là c’est Nicolas Sarkozy qui affiche son soutien aux prises de position américaines. « Nous sommes des partenaires engagés dans les mêmes défis, répète Barack Obama, et je crois que Nicolas sera d’accord avec moi si je dis que la France et les Etats-Unis n’ont jamais été aussi proches». |
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Commentaires (1)
attendont un nouveau train international
Qui défendra la cause congolaise ? Les amis du Congo ? La nébuleuse communauté internationale ? Ou les Congolais eux-mêmes ? La question reste posée jusqu'à ce que réponse soit trouvée.
Mais en attendant Une polémique de mauvais goût est entretenue depuis fin 2009 autour du nombre des Congolais tombés du fait de différentes guerres qui se sont succédé sur le territoire de la RDC depuis 1996. Des guerres qui ont été baptisées, débaptisées puis rebaptisées sous plusieurs vocables : libération, agression, rébellion, occupation, invasion, etc. mais que toute la communauté internationale. Et dire que tous s'étaient finalement apitoyés sur le sort qui était celui du peuple congolais et de ses richesses qui partaient en fumée sous le couvert des crépitements d'armes légères et lourdes.
Sous leurs divers formats et appellations, ces conflits meurtriers ont décimé des populations congolaises dans l'est de la RDC. Rien à redire sur ce point précis. Tous les violons s'accordent sur le fait qu'il y a eu mort d'homme suite à des affrontements armés.
Toutefois, les divergences apparaissent et se creusent davantage quand il faut estimer le nombre de toutes ces vies humaines fauchées pour des causes qui leur échappaient totalement.
Comme dans toute histoire de guerre à grande échelle- plus de 9 armées nationales se sont affrontées sur le territoire congolais- des organismes humanitaires intéressés ont présenté des estimations. Les premières tentatives de chiffrage ont fait état de 3 millions de victimes. Ensuite, les données sont allées crescendo : 4 millions, 4 millions et demi ; 5 millions, 5 millions et demi. Un reportage de New-York Times vient de révéler une dernière estimation : 6,9 millions de morts, victimes de la guerre en RDC. De quoi faire réfléchir deux fois, les chercheurs canadiens qui, toute honte bue, prétendent qu'il n'y aurait pas eu plus de 2,5 millions de morts. Le confrère américain, Nicholas D. Kristof, repris par Jeune Afrique dans son édition n°2567 de mars 2010, confirme que la guerre dans l'Est de la RDC a duré plus longtemps et a été plus meurtrière que l'holocauste juif.
Luis Ocampo Moreno de la CPI, qui a lui aussi reconnu plus de 4 millions de morts, devrait se saisir d'office de ces révélations pour que les auteurs de ce massacre soient poursuivis et ne restent pas impunis en courant les rues de la RDC, d'autres pays d'Afrique et du monde. Il ne faut attendre 10 millions de morts que parler de l'holocauste congolais !
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