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Haïti / Conférence des donateurs - 
Article publié le : jeudi 01 avril 2010 - Dernière modification le : jeudi 01 avril 2010

La communauté internationale se mobilise pour Haïti et pour des années

Le président haïtien René Préval (G) serre la main de Bernard Kouchner (D), le ministre français des Affaires étrangères au siège des Nations unies, le 31 mars 2010.
Le président haïtien René Préval (G) serre la main de Bernard Kouchner (D), le ministre français des Affaires étrangères au siège des Nations unies, le 31 mars 2010.
Reuters/Chip East

Par RFI

Les annonces de dons pour la reconstruction d'Haïti dépassent toutes les attentes: au total 10 milliards de dollars, dont 5,3 milliards pour les deux prochaines années. Lors de la conférence des donateurs qui s'est tenue, ce mercredi 31 mars 2010, au siège des Nations unies à New York, pour aider le pays frappé par un violent séisme le 12 janvier dernier, pays et organisations internationales ont rivalisé de promesses.

Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion

Notre dossier spécial

L’ONU n’en attendait pas tant. L’organisation réclamait près de 4 milliards de dollars, pour secourir Haïti, au cours des deux prochaines années. Elle a obtenu plus de 5 milliards. A plus long terme, près de 10 milliards de dollars ont été promis.

La surprise a été d’autant plus appréciée que l’élan de générosité semblait s’essouffler, ces dernières semaines. Or, l’Union européenne s’est engagée à verser près de 1,6 milliard de dollars. Les Etats-Unis vont donner près de 1.2 milliard de dollars. Le Canada a promis près de 400 millions de dollars, et la Banque mondiale près de 500 millions de dollars. De nombreux pays, beaucoup moins riches, ont également tenu à participer.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est félicité de ce rendez-vous avec l’histoire. Il veut maintenant que les sommes promises se matérialisent, et soient utilisées à bon escient, a-t-il précisé. Des contrôles seront mis en place. La balle est désormais dans le camp des autorités haïtiennes.

Le président haïtien, René Préval, a remercié les pays donateurs. Cet effort prouve que Haïti n’est pas seule, a-t-il expliqué. A court terme, cet argent servira à améliorer les conditions de vie dans les camps, avant l’arrivée de la saison des pluies et des ouragans. A plus long terme, il s’agit de reconstruire le pays, et de le reconstruire mieux.

René Préval, le président haïtien à l'issue de la conférence des donateurs

Aujourd’hui la preuve est là : la communauté internationale va continuer à aider Haïti dans le long terme, et à la hauteur de cette catastrophe... Les chiffres l’expriment bien. Nous apprécions autant les petites contributions des petits pays que les grosses contributions des gros pays. La communauté internationale a fait sa part ; les Haïtiens aujourd’hui doivent faire leur part. L’aide n’est pas le développement, l’aide prépare les conditions pour le développement…

 

01/04/2010 par Philippe Bolopion

Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères

Nous avons tous senti le 12 janvier que nous étions Haïtiens… et aujourd’hui, nous continuons d’être Haïtiens… ce qui vient de changer, c’est que les Haïtiens ont décidé de prendre leur sort en charge… Ce fut un travail collectif et en, plus nous avons aimé le faire ensemble.

 

01/04/2010 par Philippe Bolopion

 

Sur place, les organisations d'aide humanitaire poursuivent leur travail auprès des centaines de milliers de sinistrés. ONG et institutions internationales installent désormais leurs projets sur le long terme. Ainsi le Programme alimentaire mondail (PAM) lance ce jeudi 1er avril une campagne intitulée «cash et food for work».

Notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron a rencontré le représentant du PAM.

«Cash et food for work» expliqué par Fédrique Pierre du PAM

Ce sont des projets qui consistent en des travaux urbains, qui vont permettre à la main d'oeuvre haïtienne de prendre part à la relance de la production locale et de l'agriculture. Les gens qui travailleront à ces projets seront rémunérés...

 

01/04/2010 par Amélie Baron

tags: France - Haïti - ONU - Tremblement de terre en Haïti
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Commentaires (1)

De la reconstruction de mon pays, Ayiti (Haiti)

Je ne saurais ignorer le grand mouvement de dons et de promesses se faisant remarquer aux Nations Unis. Non plus me serai-je laisser prendre au guet-apens d'une joie sans questionnement. Aider mon pays fut et est encore le mot le plus entendu sur les stations de radio mais qui se chargera d'abord du changement de vision? Comment freiner la fuite de ces dollars par la corruption reconnue de ma terre? Je pourrais envisager l'avenir avec confiance mais les corrompus ne changeront pas avec un systeme judiciaire si faible, des institutions n'existant plus, des gens vivant au jour le jour... Je ne sais pas moi. Cependant on est enclin a bien agir si on veut une Haiti libre. L'international doit se concentrer sur d'autres nations ayant grand besoin, le cas d'Haiti tient trop. Il faudra redoubler de force pour une vraie autonomie

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