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    Europe

    Dokou Oumarov, «émir du Caucase», portrait d’un combattant tchéchène

    media Dokou Oumarov, qui se fait appeler aujourd'hui Abou Oussman, a revendiqué mercredi la responsabilité du double attentat suicide qui a provoqué la mort de 39 civils le 29 mars 2010 dans le métro de Moscou. Reuters / Kavkazcenter/Handout

    Dokou Oumarov, qui a revendiqué le double attentat suicide dans le métro de Moscou, a 46 ans mais c’est déjà un vieux combattant. Un survivant qui a fait les deux guerres tchéchènes et qui a été donné pour mort à plusieurs reprises. Il gardé des séquelles de ses combats, entre autres une déformation de la mâchoire bien visible malgré sa barbe touffue. Après une formation d’ingénieur à l’université de Grosny, il travaille dans le secteur de la construction mais le destin en décide autrement. Portait.

    En 1994, après le déclenchement de la première guerre de Tchétchénie, il prend les armes et combat dans plusieurs unités de la rébellion avant d’être nommé chef du Conseil de sécurité tchétchène par Aslan Maskhadov, élu à la présidence de la République d’Itchkérie, République sécessionniste de la Fédération de Russie, en janvier 1997, lors d'un scrutin organisé sous les auspices de l'OSCE.

    Au début de la seconde guerre, Dokou Oumarov se bat aux côtés du chef de guerre Rouslan Guelaev. A sa mort, en février 2004, il reprend le commandement de ses troupes. Comme Maskhadov et Guelaev, il s’oppose aux méthodes terroristes. En juin 2006, il succède au président en exercice de la République tchétchène d’Itchkérie, Abdul Khalim Sadullaev, tué par les forces armées russes. Il désigne alors ses ennemis, le gouvernement tchéchène pro-russe de Kadirov, le plus « odieux des traîtres » de Tchétchénie ainsi que les forces de l’ordre russes.

    Le 31 octobre 2007, il proclame l'Émirat du Caucase et se désigne lui-même comme émir, abolissant du même coup la République tchétchène d'Itchkérie. Le ton change alors radicalement : les États-Unis, le Royaume-Uni et Israël deviennent ses ennemis.

    « Les populations civiles ne sont pas nos cibles »

    Akhmed Zakaïev, le porte-parole en exil de l'Itchkérie, appelle, depuis Londres, les séparatistes tchéchènes à rejeter Dokou Oumarov. Accusé par les russes d’être tombé entre les mains des fondamentalistes, Dokou Oumarov assure qu’il reste un adepte du mouvement soufi traditionnel tchétchène de la Qadiriyya et il dément tout lien avec le jihad international. Il affirme que son objectif est toujours l'indépendance et il maintient sa position contre l'usage de méthodes terroristes : « Si nous usons de telles méthodes, je ne pense pas qu'aucun d'entre nous ne puisse garder un visage humain. Nos cibles sont les forces d'occupation russes, leurs bases militaires, leurs QG, et leurs collaborateurs locaux armés, qui poursuivent et tuent des musulmans pacifiques. Nous attaquerons où nous penserons que c'est nécessaire. Les objectifs ou les populations civiles ne sont pas nos cibles ».
    En 2004, déjà, il démentait toute implication avec la prise d’otages de Beslan et blâmait le chef de guerre tchéchène Chamil Bassaïev pour cette opération « illégitime ». Il se disait « horrifié » par ce qui s'est passé à Beslan.

    C’est le même homme qui, aujourd’hui, sur le site internet indépendantiste tchétchène Kavkazcenter, se fait appeler Abou Oussman et revendique, dans une vidéo, la responsabilité du double attentat suicide qui a fait 39 morts, des civils innocents, le 29 mars 2010, dans le métro de Moscou. Dans une autre vidéo, sur le même site, Dokou Oumarov se dit prêt à mourir. Il appelle au jihad contre la Russie et affirme avoir suffisamment de combattants pour menacer directement les forces russes.

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