Italie / Séisme - 
Article publié le : lundi 05 avril 2010 - Dernière modification le : lundi 05 avril 2010

L'Aquila, un an après le tremblement de terre

Les habitants de l'Aquila s'organisent pour dégager eux-mêmes les décombres dans le centre ville.
Les habitants de l'Aquila s'organisent pour dégager eux-mêmes les décombres dans le centre ville.
AFP/ Roberto Salomone

Par RFI

C'était il y a un an, le 6 avril 2009 à 3h32. La terre tremblait à L'Aquila, la capitale des Abruzzes en Italie, transformant cette ville en champ de ruines. Ce lundi et mardi, L'Aquila commémore le violent séisme. Aujourd'hui encore, de nombreux habitants attendent de pouvoir rentrer chez eux et certains s'organisent pour déblayer les décombres.

Un an après le tremblement de terre, le centre historique de l'Aquila est toujours une ville morte. Jusqu'à trois millions de mètres cubes de gravats s'accumulent encore dans les rues et rendent cette cité médiévale inhabitable. Pour rendre hommage aux 308 victimes, les habitants organisent une marche aux flambeaux au milieu des décombres. Ils défileront en silence, mais avec la colère au ventre.

Sur les 120.000 habitants de l'Aquila, 52.000 n'ont toujours pas pu réintégrer leur maison. Ils logent dans des hôtels sur la côte adriatique ou dans des casernes. D'autres vivent dans des logements construits dans l'urgence - «des cités dortoirs au milieu de nulle part et dépourvues de toute infrastructure», se plaint l'association de défense des victimes.

Récemment, un groupe d'habitants mécontents a lancé «la révolte des brouettes». Plusieurs dimanches de suite, ils sont venus dans le centre ville pour dégager eux-mêmes les décombres. Jusqu'à présent, les autorités n'ont remis en état ni l'eau, ni l'électricité, ni le gaz.

Très présent après le séisme, le président du Conseil Silvio Berlusconi n'a pas prévu de se rendre à l'Aquila pour les commémorations.

La «révolte des brouettes», racontée par notre correspondante à Rome

A force de voir L’Aquila remplie de gravats, vieux matelas et arbres déracinés, à la fin du mois de février, des centaines d’habitants regroupés dans un mouvement de citoyens, ont forcé les zones rouges armés de brouettes et de pelles. Depuis, chaque dimanche, ils poursuivent ce que l’on appelle en Italie, la «révolte des brouettes»…

 

04/04/2010 par Anne Le Nir

 

tags: Italie

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