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    Europe

    Hommage sans précédent à Katyn

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    Le mot « pardon », les Polonais l’ont attendu en vain ce mercredi, 7 avril. Vladimir Poutine, qui se rendait pour la première fois à Katyn, ce lieu du massacre de milliers de Polonais, fusillés il y a 70 ans, a préféré insister sur la nécessité d’aller de l’avant dans les relations entre Polonais et Russes.

    Toutefois, le Premier ministre russe a promis de faire toute la lumière sur la mort de quelques 22 000 officiers polonais, capturés par l’Armée rouge et sommairement exécutés en avril et mai 1940 par le NKVD, la police politique soviétique : « Un crime ne peut être justifié d'aucune manière. Nous sommes tenus de préserver la mémoire du passé. Nous n'avons pas le pouvoir de changer le passé, mais nous pouvons rétablir la vérité et la justice historique », a déclaré le dirigeant russe au cours d'une cérémonie commune avec son homologue polonais, Donald Tusk.

    « C’est un geste notable de la part de Poutine », a commenté le prix Nobel et chef historique du syndicat Solidarité, Lech Walesa, venu à Katyn avec quelques proches des victimes. Pendant 50 ans, les familles des victimes ont du vivre avec des mensonges. Lorsque les Allemands ont découvert les charniers en 1943, Joseph Staline avait aussitôt accusé les nazis d’avoir commis le crime. La propagande soviétique rejetait sur l’Allemagne nazie la responsabilité pour le massacre.

    La propagande soviétique accusait l’Allemagne nazie

    Ce n’est qu’en 1990 que la Russie, par la voix de son dirigeant Mikhaïl Gorbatchev, a reconnu enfin sa responsabilité. Bien que Vladimir Poutine ait reconnu qu’un mensonge a été entretenu pendant des décennies, il a réfuté l’idée de « faire endosser ce mensonge par le peuple russe », en soulignant « le côté inhumain du totalitarisme », responsable à la fois « d’une mort en martyrs de citoyens soviétiques et d’officiers polonais ».

    C’est peut-être la raison pour laquelle Vladimir Poutine a voulu rendre hommage non seulement aux victimes polonaises, mais également à des milliers de Soviétiques, victimes de la terreur stalinienne, qui reposent aux côtés des officiers polonais dans la forêt de Katyn, près de Smolensk dans l’ouest de la Russie.

    « Du chemin à parcourir vers la réconciliation »

    Selon le Premier ministre polonais, Donald Tusk, la Russie et la Pologne ont encore « du chemin à parcourir vers la réconciliation ». C’est d’ailleurs la première fois qu’un dirigeant polonais se rend à Katyn de façon officielle. Jusqu’à présent, des présidents et Premiers ministres polonais se recueillaient à titre privé sur les lieux du crime. Dans son discours à Katyn, le chef du gouvernement polonais a lancé un appel à l’ouverture et à la réconciliation entre les deux peuples: « Un mot de vérité peut mobiliser nos deux peuples qui cherchent la voie de la réconciliation. Sommes-nous capables de transformer un mensonge en réconciliation ? Nous devons y croire ».

    Jusqu’à aujourd’hui, le massacre de Katyn envenime les relations entre la Russie et la Pologne. Une grande partie des archives reste inaccessible aux Polonais. Les familles des victimes ont du mal à briser le silence qui entoure toujours l’élimination méthodique, par les bourreaux de la police politique, des officiers polonais.

    Soixante-dix ans après, plusieurs milliers de familles ne savent toujours pas où sont enterrés leurs proches.

    Avec notre correspondant à Katyn, Daniel Simonart

    Jamais Vladimir Poutine ne s’était rendu à Katyn. Jamais dans l’histoire, un Premier ministre russe n’avait franchi l’entrée de cette forêt de pins et de bouleaux. En cet après-midi ensoleillé, il y a passé deux heures en compagnie de son homologue polonais, Donald Tusk.

    Autour des deux hommes, quelques personnalités dont l’ancien président polonais, Lech Walesa, mais surtout des proches, des Russes comme des Polonais venus rendre hommage à un membre de leur famille, massacré ici même il y a 70 ans.

    Dans le cimetière polonais, quelques tombes et un mur : le nom des milliers de victimes de la terreur stalinienne y sont gravés. Après un long moment de silence et de prière, les deux chefs de gouvernement y ont déposé une gerbe de fleurs, chacun aux couleurs de son pays.

    Echange de politesse, Donald Tusk a ensuite accompagné l’ancien chef du Kremlin dans le cimetière russe voisin. Cette entente cordiale affichée n’a pas réussi à masquer les désaccords entre le deux pays sur les plaies du passé.

    « Un mot de vérité peut réconcilier nos deux peuples qui cherchent la voie de la réconciliation mais il reste encore du chemin à parcourir », a lancé Donald Tusk.

    « Un mensonge a été entretenu pendant des décennies mais on ne doit pas mettre ce mensonge sur le dos du peuple russe », lui a répondu Poutine, sans présenter d’excuses officielles tant attendues par les Polonais.

    Au final, c’est Lech Walesa qui résume le mieux cette rencontre historique à Katyn : « c’est un petit pas mais un pas important ».

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