Le paludisme fait tous les ans plus d’un million de victimes en Afrique, principalement des femmes et des enfants. Pour le faire reculer, les pays africains s’étaient engagés à verser chaque année 15% de leur budget aux dépenses de santé. On en est assez loin et c’est ce que la directrice du partenariat, l’ancienne ministre sénégalaise de la Santé, Awa Marie Coll-Seck, a tenu à rappeler au cours d’une conférence à Paris.

« La promesse avait été faite lors du sommet spécial d'Abuja en 2003, a-t-elle rappelé. Près de dix ans après, seuls un ou deux Etats africains ont honoré cet engagement, les autres stagnant entre 6% et 8%. »

Info plus Gabon note que selon « l'ancienne ministre de la Santé du Sénégal, la communauté internationale avait à assumer sa part de responsabilité en augmentant son aide publique au développement consacrée à la santé. Il faut que l'Afrique assume la sienne, a-t-elle indiqué, estimant que « c'est ensemble seulement que nous arriverons à mobiliser le volume d'argent nécessaire pour lutter contre les maladies comme le SIDA, la tuberculose et le paludisme ». « Quelque six milliards de dollars américains sont nécessaires chaque année pour éradiquer le paludisme dans le monde », rappelle-t-on. « Pour Mme Coll-Seck, cette somme n'est pas énorme. Si on veut mettre six milliards de dollars sur la table, on peut y arriver facilement », a-t-elle estimé, faisant observer que « ce montant représente à peine les dépenses pour une seule journée de guerre. »

Les recherches médicales avancent

Justement, Republic of Togo parle d’un « vaccin de l’espoir », avec « des pistes prometteuses permettant d'espérer une solution prochaine. »

Il s’agit notamment d’un vaccin expérimental qui est dans sa dernière phase d’essai.
« Il a été administré à titre expérimental à diverses populations africaines, rapporte le site d’info, et il a permis de réduire de 65% le nombre d'infections par paludisme. » Selon le site officiel de la République togolaise, « Nous sommes plus près que jamais de la mise au point d'un vaccin contre le paludisme pour les enfants en Afrique, selon Christian Loucq, directeur de l'ONG Initiative Vaccin contre le Paludisme (MVI). »

Autre piste

« Une autre piste est suivie par des chercheurs japonais. » Elle consiste à « modifier génétiquement un moustique afin que sa salive contienne une protéine servant de vaccin contre certaines maladies dont le paludisme. Il s'agirait ainsi d'un vaccinateur volant : un moustique transgénique qui inoculerait le vaccin par voie sanguine. »

La piraterie en procès

Le procès des pirates des mers attrapés au large de la Somalie et jugés au Kenya : l’envoyée spéciale de Libération Stéphanie Braquehais, qui est aussi la correspondante de RFI au Kenya, raconte dans le journal les audiences qui se déroulent à Mombasa sur la côte.

« Pour le moment, le Kenya est le seul pays de la région à juger les pirates, avec les Seychelles » explique-t-elle. En vertu des accords signés, mais « on s’attend à un revirement : le gouvernement kényan a fait savoir à plusieurs ambassades qu’il récuse ces accords. » Pourquoi ? Principalement parce que le Kenya a une longue frontière avec la Somalie et qu’il ne veut pas de problèmes de sécurité dans cette région.

En attendant, onze « flibustiers » sont dans le box du tribunal correctionnel de Mombasa et ils nient toute participation. « C’est une erreur », « On s’est trompés », « Nous sommes des pêcheurs », affirment-ils.

Le reportage indique que les Nations unies ont fait un effort financier pour aider le Kenya : 7 millions de dollars, et raconte les conditions difficiles dans lesquelles se tiennent les audiences ; problèmes de langage et d’encombrement des tribunaux. Cette fois on a fait venir de Miami, aux Etats-Unis, le capitaine du bateau piraté, un Birman. C’est lui qui avait envoyé un message de détresse capté par le Nivôse, navire de guerre français appartenant à l’opération Atalante. C’est le nom trouvé par l’Union européenne pour le dispositif anti-piraterie mis en place il y a un an. 1 800 militaires de neuf nations différentes y participent, rappelle Libération. Et elle doit se terminer le 13 décembre de cette année.

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(1) Réaction

le paludisme

madame le Docteur Seck n'est pas très objective car quand on lui propose une solution totalement bio pour éradiquer les larves des moustiques tueurs d'Afrique elle ne veut pas en entendre parler.

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