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Article publié le : dimanche 11 avril 2010 - Dernière modification le : dimanche 11 avril 2010

Election présidentielle en Centrafrique : deux candidats en lice

Le président sortant de la République centrafricaine François Bozizé (g) et l'ancien président Ange-Félix Patassé.
Le président sortant de la République centrafricaine François Bozizé (g) et l'ancien président Ange-Félix Patassé.
C. Verlon - RFI / AFP

Par RFI

C'est confirmé, il y aura seulement deux candidats pour la présidentielle du 16 mai prochain, date d'ailleurs contestée par l'opposition qui a refusé de participer au scrutin. La date de fin de dépôt des candidatures était vendredi 9 avril 2010 à minuit : le duel opposera le président sortant le général Bozizé à celui qu'il a renversé en 2003, l'ancien président Patassé. Samedi il y a eu plusieurs heures de flottement autour d'une 3ème candidature mais, selon le président de la commission électorale indépendante, Auguste Boukanga, du parti URD a été recalé faute d'avoir rempli toutes les conditions requises.
 

François Bozizé contre Ange-Félix Patassé. L'affiche semble irréelle et pourtant si les élections ne sont pas reportées, c'est le choix qui s'offrira aux Centrafricains le 16 mai prochain. Les principaux candidats de l'opposition ont refusé de déposer leur candidature pour ne pas cautionner ce qu'ils appellent «une farce électorale annoncée». Ange Félix Patassé ne le voit pas ainsi.« Je suis au rendez-vous je ne boycotte rien», déclare l'ancien président.

Les deux candidats se sont même tout récemment rencontrés : Ange Félix Patassé a obtenu le feu vert du chef de l'Etat pour une mission de bons offices en direction des autres candidats. Concernant la date du scrutin, le chef de l’Etat persiste et signe : tout sera prêt pour le 16 mai. Une date qui n'en finit pas de créer la polémique.

Dans un premier temps, les Nations unies, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France ont demandé dans un élan commun un report technique sur un délai incompressible de douze semaines. Or jeudi, à la surprise générale, le secrétaire d'Etat français à la Coopération, en visite à Bangui, lance un pavé dans la mare : Alain Joyandet prend acte du 16 mai, en donnant raison au président Bozizé de respecter les délais institutionnels. Des propos et un revirement de position qui laissent perplexes les partenaires de la France et les opposants centrafricains.
 

tags: République centrafricaine
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Commentaires (1)

Elections centrafricaines

Comparaison n’est pas raison ; mais osons, malgré tout, ce rapprochement : la France était sans avis devant le coup de force de Mamadou Tanja au Niger. Elle l’est aujourd’hui et le proclame par la voix de son Ministre de la Coopération et de la Francophonie devant les manipulations de M. François Bozizé pour se maintenir au pouvoir. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la France prend garde d’attaquer de front les partenaires d’Areva et de contrarier le marché de l’uranium.
Les intérêts de la République Centrafricaine n’ont jamais pesé d’un grand poids dans la balance des relations avec la France ; et la position de M. Alain Joyandet au nom de la France ne surprend guère. En revanche il serait intéressant de vérifier si la Francophonie retrouve sa croisade pour la Démocratie dans cet avis du Ministre français en charge de ce combat : en principe !

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