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    Europe

    Katyn, le poids de l’Histoire

    Revue de presse hebdos du 11 avril 2010 11/04/2010 Écouter

    Katyn, Katyn, mourir ici, 70 ans plus tard et pour Katyn ! 
    C’est « Un vertige » selon le Journal du Dimanche, ou encore « Une atroce ironie de l’Histoire » comme le relève par exemple la rédaction du Dauphiné Libéré. Lequel explique à ses lecteurs que « La Pologne vient de perdre son président et une bonne partie de ses élites en terre russe, que l'imposante délégation se rendait à Katyn, là où 22 000 officiers de la mère patrie furent exécutés par les Soviétiques en avril 1940 : une tache de sang ineffaçable entre Moscou et Varsovie »… « D'autant que Staline et ses successeurs tentèrent d'imputer l'infamie aux nazis. »

    « Pour le 70e anniversaire du massacre, le ciel semblait s'éclaircir enfin » ajoute le Dauphiné, puisque « Poutine lui-même, trois jours auparavant, était venu s'agenouiller ici, scellant un début de réconciliation. Des bois noirs de Katyn, perçait un rayon de lumière. Jusqu'à ce que la mort, à nouveau, ne s'applique à assombrir le paysage. »

    « Jésus, Sainte Marie »
     
    Pour le Dauphiné Libéré c’est une « Malédiction. » « Ce tragique coup du sort frappe la nation polonaise au plus profond de l'âme. Et le cri spontané de Lech Walesa en témoigne : "Jésus, Sainte Marie, s’est-il écrié, voici un malheur inimaginable !" »

    Le journal souligne cependant que « Le pays, membre de l'UE et doté d'institutions stables, a les moyens de surmonter l'épreuve. Avec ou sans l'aide de Dieu... »
     
    « C’est là que meurt forcément la Pologne »
     
    Dans le Journal du Dimanche, la Une est barrée par ce titre : « Les larmes de Varsovie ». Une double page événement raconte pourquoi « 70 ans après, mourir pour Katyn » est un drame. Claude Askolovitch y explique ce qu’il appelle « Le vertige » de l’histoire,  «quand le hasard la rejoint. »
    Car Katyn, c’est « là, explique-t-il, où Staline exécuta la fine fleur de l’armée polonaise au printemps 1940. »

    « C’est là que meurt forcément la Pologne », écrit l’éditorialiste pour lequel il y a une sorte de fatalité dans ce drame. Selon lui Lech Kaczynski « n’aurait jamais du se trouver dans un avion en perdition au dessus de Smolensk.»
    Seulement voilà, il était le Polonais le plus nationaliste de tous ; déjà du temps de Solidarnosc. Alors, il « n’avait pas voulu partager l’hommage rendu mercredi dernier par les premiers ministres russes et polonais, Poutine et Tusk » et donc « il avait tenu à organiser sa propre cérémonie, avec ses invités à bord, son épouse et les familles des victimes du massacre de Katyn. »
    « Il en est mort, et tous avec lui », écrit Askolovitch. 
     
    « L’émotion des gens du Nord »
     
    Le journal raconte ensuite les larmes des polonais de Paris recueillis hier à l’église polonaise de l’Assomption avec Mgr Jez.
    Tandis que le Parisien Dimanche, met en exergue « L’émotion des gens du Nord » de la France, là où une forte communauté polonaise est implantée. Cinq cent mille, depuis l’époque des mines de charbon. Et tous vivent la tragédie comme un choc. 
     
    « Il n’était pas europhobe »

     « Tout le poids de l’Histoire »-avec un grand H- titre de son coté le journal Les Dernières Nouvelles d’Alsace qui paraît ce dimanche. « Très cruellement, la Pologne tourne une page de son histoire », raconte à ses lecteurs son éditorialiste maison, Jean-Claude Kiefer : le poids de l’histoire, « Incarnée d’abord par la personnalité et l’action de Lech Kaczynski » qu’il décrit comme « conservateur, mais exact reflet d’une grande partie de la société », « Il était l’homme de la méfiance, d’une méfiance atavique dictée par un passé douloureux, tant envers l’Allemagne que la Russie et l’Europe »

    Et l’éditorialiste de préciser que pourtant, contrairement aux apparences, « Lech Kaczynski n’était pas europhobe », mais qu’il ne supportait pas « une perte, même infime de souveraineté nationale. »

    Face au  poids de l’histoire, Kiefer pose des interrogations pour aujourd’hui et pour demain. Selon lui Kaczynski « savait que la Pologne devait se rapprocher de l’Allemagne ». Il note qu’en « ces temps de crise, elle est  le seul pays européen à connaître une croissance économique continue. Et qui l’eût cru ? Elle accueille aujourd’hui des travailleurs allemands cherchant de l’autre côté de l’Oder le travail qui n’existe plus chez eux... »
     
    « La Russie, première victime du stalinisme »

    Autre champ diplomatique en cours : les relations avec la Russie, dont la Pologne est « l’interlocuteur privilégié  » en Europe centrale. « Certes, avec le Kremlin, les fils seront difficiles à nouer », mais selon Kiefer,  « La rencontre Donald Tusk-Vladimir Poutine de mercredi va déjà plus loin qu’une simple prise de contact. »
    Katyn, pour l’éditorialiste du journal, c’est « comme si un passé terrible pour la Pologne et pour la Russie, première victime du stalinisme, revenait au présent dans une catastrophe aérienne.»
    Mais peut-être, ajoute-t-il, justement, ce pourrait être, « Un jour, un autre symbole, celui d’une vraie réconciliation entre les deux pays. »
     

     

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