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Huit humanitaires enlevés dans l’Est de la RDC

Huit employés du Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) ont été enlevés, vendredi 9 avril 2010, dans l'Est de la République démocratique du Congo. Un ressortissant Suisse et sept Congolais circulaient dans la province du Sud-Kivu lorsqu’ils ont été emmenés par des miliciens du groupe Maï-Maï Yakutumba.
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Les huit humanitaires employés du CICR étaient de retour d'une mission d'évaluation dans les plateaux de Minembwé et la région de Mikengué, dont l'objectif était d'examiner les besoins des personnes
déplacées, lorsqu'ils ont été arrêtés près de la localité de Kananda. Ils ont été emmenés par des miliciens de la faction des Maï-Maï, du groupe Yakutumba, milice armée qui avait renoncé l’an dernier à intégrer les rangs de la nouvelle armée congolaise, en se plaignant notamment des conditions offertes.
Selon une source humanitaire contactée le lundi 12 avril par l'AFP, ces miliciens les ont ensuite dépouillés avant de les conduire dans leur quartier général à Kasakwa, village situé à environ 250 km au sud de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, où ils les retenaient encore mardi.
Du côté du CICR, c'est le choc, d’autant plus que les otages sont détenus dans une zone où des opérations militaires sont en cours. L'organisation a d’ailleurs exigé mardi 13 avril la libération « au plus vite » de ses huit agents.
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Pour nous c’est une situation très préoccupante. Dans la mesure où le CICR travaille dans cette région depuis des années, nous nous attachons à établir des relations de confiance et des contacts avec toutes les parties en conflit, y compris le groupe armé qui aujourd’hui détient nos collègues.
Pour nous c’est très important, pour pouvoir fonctionner et avoir accès aux victimes des conflits, que le caractère neutre et impartial de notre mission humanitaire soit reconnu et accepté par tous. Nous avons des contacts réguliers, avec aussi bien nos collègues, qu’avec les membres du groupe qui les détiennent. Nous tenons à appeler ce groupe à libérer, au plus vite, ces acteurs humanitaires : ce sont nos collègues, mais ce sont également des fils, des filles, des époux dont les familles les attendent et nous les appelons à reconnaître aussi, le bien-fondé de leurs présences et l’importance de la mission qu’ils mènent en faveur des populations civiles au Sud-Kivu. Nous avons été en mesure de parler avec certains d’entre-eux, de manière très régulière : ils sont a priori en bonne santé et ont un moral aussi bon que possible dans ces circonstances. Et, nous essayons de les soutenir, autant que faire se peut, par téléphone et de maintenir un contact régulier avec leurs familles. |

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