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Nguila Moungounga Nkombo, figure politique du Congo-Brazzaville, s'est éteint à Paris

Nguila Moungounga Nkombo est décédé mercredi 14 avril 2010 à la suite d’une maladie à l’âge de 70 ans. Ancien ministre de l'Economie et des Finances, exilé depuis 1997, condamné par contumace à Brazzaville, il s’était toujours opposé au président Denis Sassou Nguesso.
Né à Mouyondzi le 9 avril 1940, on disait de lui que c'était l'homme qui faisait peur au président Denis Sassou Nguesso. C'était en tout cas l'une des personnalités congolaises qui lui tenaient encore tête, l'un de ceux auxquels le président Sassou n'a jamais pardonné.
Nguila Moungounga Nkombo était l'un des compagnons du professeur Pascal Lissouba avant la création de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS). Lors de la présidence Lissouba, il devient ministre du Commerce en 1992 puis de l'Economie et des Finances. Il fait alors partie de ce que l'on a appelé « la bande des quatre », les quatre personnalités les plus influentes sous la présidence de Lissouba. Il a été accusé à maintes reprises d'avoir détourné des sommes considérables.
En 1997, quand Denis Sassou Nguesso prend le pouvoir, l'ancien ministre se réfugie en France. Il tente alors tant bien que mal d’organiser l’opposition. On le cite parmi les financiers de la rébellion. Les autorités de Brazzaville l'ont souvent accusé de préparer des tentatives de coup d'Etat, ce qu'il a toujours démenti.
Reste qu'en 13 années d'exil, il n'a eu de cesse de pourfendre le régime du président Sassou à coup de formules choc. « Nous n'avons aucune autre alternative, répétait-il, que le départ du dictateur de Brazzaville ». L'irréductible opposant est décédé sans avoir jamais revu sa terre natale.

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Commentaires (15)
Que ton oeuvre subsiste
Ils ont pu facilement trouver une personne pour te succéder, mais jusqu'aujourd'hui, il nous ait difficile à te remplacer ...
Mon opinion
Je tiens à présenter mes sincères condoléances à la famille de Nguila Moungounga Nkombo, la cellule de base d'une Société. Certes, la perte de ce frère congolais a suscité des pleurs au sein de sa famille nucléaire et politique, tandis que pour la Société, c'est un réveil de la conscience pour porter un jugement sur le rôle qu'il a joué dans la promotion de l'intérêt général. Force est de constater que la défaillance n'est pas un vain mot, étant donné que sous le règne de Pascal Lissouba l'intérêt particulier avait tendance à primer l'intérêt général; ce qui a eu comme conséquence la dégradation du tissu socio-économique, ceci grâce au facteur nébulisant (ce mot dérive de la dénomination "nibolek"). L'impression qui s'en dégage, pour tout dire, est que l'opposition affirmée par mon défunt frère congolais était dépourvue de teneur en patriotisme.
MES SINCERES CONDOLEANCES A LA FAMILLE EPROUVEE
Nguila Moungoungou figure parmi mes camarades et amis du Parti congolais du travail, de l'époque de la révolution congolaise. J'ai
toujours apprécié son dévouement a la cause africaine!
Donc, les proregressistes africains viennent de perdre un grand militant et un frère, en la personne de Nguila !
Boy
avis
Tout le monde est appeler a quitter ce monde, même ceux qui ont pillé le Congo. Ce pays restera, les hommes partiront.
regrets éternels
Je tiens à dire Merci à RFI pour avoir consacré quelques minutes pour le décès de cet homme politique congolais hors pair. Je retiens de lui le courage et la dextérité d'aller vers la réconciliation des congolais. Paix à son âme!
Paix à son âme
Moungounga Kombo Nguila quitte cette terre et laisse un grand vide sur la scène politique congolaise. Vide qui sera caractérisé par la disparition totale de l'Opposition congolaise, une classe d'opposition pleine des peureux à jamais, faisons la politique du ventre affamé, car à chaque fois qu'ils manquent de quelque chose, ils se plient devant le pouvoir en place.
Moungounga a été un imminent opposant et il l'ait resté jusqu'à sa mort, il savait dire la vérité en public, il n'avalait pas n'importe quelle dose de mensonge.il était rigoureux et plein d'enthousiasme, il faisait du bruit que pour l'intérêt du pays comme Mouanda Mpassi son prédécesseur au pays des morts, il savait claquer la porte et dire tout haut ce qui se dit tout bas. Pour ce qui est du reste, je dirai que l'opposition a disparu, il n'y aura plus d'opposition sinon que l'opposition de jour et quand arrivera la nuit, celle ci se réunira avec le pouvoir pour partager le gâteau.
Adieu Ngwa (oncle) Moungounga
c'était un ppsa
c'était un ppsa
condoléances
Merci pour tout papa mais Dieu en a décidé autrement. Que la terre te soit légère! Nous marcherons toujours dans la paix, la justice et l'amour. L'UPADS ne t'oubliera jamais et surtout les fils de la Bouenza.
TEMOIGNAGE.
En premier, je remercie RFI qui s'est avérée unique média disponible a rendre un hommage mérité, à celui qui est mort sans passer le témoin. Faute d'élections crédibles à un successeur pour le mandat de député qu'il jouissait, de 1993 jusqu'à la date fatidique du 15 octobre 1997. Mémoire d'invasion forcée et début de l'étouffement de notre héritage du sommet de la baule. En côte d'ivoire et récemment en RCA, tous les belligérants sont au pays, mais ceux du Congo doivent mourir en exil pour rentrer. Je m'inquiète pour mon avenir.
Contribution au débat.
C'est vrai que le brave est mort. Il faudrait reconnaître en lui l'un des artistes de la guerre. Il faudrait aussi tenir compte d'énormes sommes d'argent qu'il a amené avec lui lors de sa fuite. Tous paieront le même prix avec ceux qui sont actuellement aux affaires.
Que ton ame repose en paix
Que ton âme repose en paix !!!!!!!
MUKUTU
MUKUTU MU MBEMBE. REPOSES EN PAIX !
Sassou n'a plus d'opposant
Sassou n'a plus d'opposant farouche devant lui. Il a désormais le champ pour procéder à la révision de la constitution afin de se représenter autant de fois qu'il veut. Triste démocratie pour ce continent.
BYE, BYE !!
Petit à petit, cette vieille classe politique est en train de tirer sa révérence ! Tant mieux, car nous sommes fatigués d'eux.
Rien ne dit que nous ferons mieux qu'eux d'autant plus qu'ils nous ont sacrifiés (éducation nulle, formation zéro, compétence néant...).
Bref, qu'ils foutent le camp !
Cependant, ce qui m'étonne c'est le silence qu'accompagne ces "hauts dignitaires" congolais (mis a part edith bongo sassou! Cas particulier): est-ce vraiment le dernier virage...
vive le brave
Le brave s'en est allé. Vive le brave!
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