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Transport aérien bloqué, ruée vers les transports alternatifs

La paralysie progressive du transport aérien en Europe incite les voyageurs à trouver des solutions alternatives pour leur déplacement. Alors que les compagnies aériennes commencent à faire le compte de ce que tout cela va leur coûter, d'autres moyens de transports sont pris d'assaut.
Du côté des perdants, à l'évidence les compagnies aériennes et les vacanciers dont le départ est de plus en plus compromis. Mais tous les moyens permettant aux voyageurs de regagner leur pays ou de parvenir quand même à destination sont les grands gagnants.
Au premier rang les TGV Eurostar et Thalys entre la France, la Grande-Bretagne et les pays du nord de l'Europe. Le trafic a augmenté de 30% et des trains supplémentaires sont programmés. Le tunnel sous la Manche enregistre un doublement des réservations pour les camions et les voitures. Les ferries connaissent un regain d'activité inespéré.
Alternative à l'avion, les compagnies de cars qui desservent les grandes villes d'Europe sont prises d'assaut. Elles rajoutent des véhicules pour faire face à la demande. Les sites Internet qui proposent du covoiturage ont doublé le nombre de visites. Les locations de voiture sont en panne à partir des aéroports mais ailleurs elles explosent. Des voyageurs tentent de gagner les derniers aéroports encore ouverts. Enfin des courses en taxis atteignent des records : de Paris à Milan, Amsterdam ou Zurich.
Les compagnies aériennes commencent à évaluer leurs pertes |
L'association internationale du transport aérien (IATA) évalue l'impact financier des perturbations actuelles à plus de 140 millions d'euros par jour. Bien qu'à prendre avec prudence en raison des nombreux éléments qui entrent en ligne de compte, les pertes de recettes pour les compagnies seraient de l'ordre de 30 millions d'euros par jour pour Air France-KLM, 25 millions pour British Airways et 10 millions pour Lufthansa. Mais les compagnies aériennes les plus touchées sont bien entendu les compagnies du nord de l'Europe. La Finlandaise Finnair qui perd 2 millions d'euros par jour a fait savoir qu'au delà de deux semaines de perturbations elle ne serait plus en mesure de verser les salaires de ses employés. La compagnie scandinave SAS dont le manque à gagner s'élèverait à 16 millions d'euros par jour a averti ses 2 500 salariés en Norvège qu'ils pourraient être mis au chômage technique à partir de lundi. Et les salariés de SAS en Suède et au Danemark pourraient bien subir le même sort dans les jours qui viennent. |

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