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    Amériques

    Sommet du BRIC à Brasilia : des émergents unis pour entrer dans la cour des grands

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    Lors du second sommet du BRIC qui s’est tenu à Brasilia, jeudi 16 avril, les dirigeants des quatre grands pays qui composent le BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont revendiqué une meilleure représentativité dans les instances internationales. Une demande au nom de leurs dynamiques économies « émergentes ».

    Le premier sommet des nations regroupées sous le sigle BRIC, organisé en juin 2009 en Russie, avait suscité peu de résultat concret, et peu d´intérêt. Mais la réunion de Brasilia entre Brésil, Russie, Inde et Chine était plus ambitieuse. « Le BRIC n´est plus de la rhétorique, il existe une concertation permanente dans les principaux forums internationaux », a affirmé un diplomate brésilien.

    Les déclarations entendues à Brasilia attirent l´attention, et génèrent des interrogations : que peuvent apporter ces quatre pays ? Peuvent-ils gêner les plus riches, et provoquer une dynamique mondiale différente ?

    En dépit de disparités historiques, culturelles et politiques, le gigantisme géographique des BRIC sur leur continent respectif les a naturellement propulsés vers le groupe des principales puissances. Ils représentent 42% de la population de la planète, et 15% du PIB global. Et leur dynamisme économique les rend aujourd´hui indispensables à la croissance mondiale.

    Ils ont à peine senti la crise financière de septembre 2008, devenant les moteurs du capitalisme du XXIe siècle. Entre 2008 et 2011, ils engendreront 61,3% des richesses mondiales, selon le Fonds monétaire international (FMI),  grâce à leur force commerciale.

    Le défi lancé aux Etats-Unis est public

    Leurs réserves internationales accumulées dans les banques centrales, 3 350 milliards de dollars, leur ont permis d´éviter la crise et d´envisager à moyen terme des échanges dans leur monnaie locale, en évitant le dollar. Le marché décidera, mais le défi lancé aux Etats-Unis est public.

    Parmi les accords de coopération signés : une union des banques de développement des BRIC est en projet pour développer les infrastructures, sans dépendre des organismes traditionnellement sollicités.

    Le BRIC est dominé par le tandem Brésil-Chine. Brasilia et Pékin viennent de renforcer leurs liens par le pacte d´action conjointe, alors que les Chinois sont devenus les principaux partenaires commerciaux des Brésiliens, premiers acquéreurs des exportations, surtout de minerai de fer, pétrole et soja. Les échanges bilatéraux ont augmenté de 780% depuis 2003, pour atteindre l´an dernier 36 milliards de dollars.

    « Pour que les promesses d´un échange Sud-Sud soient une réalité, le Brésil doit ajouter de la valeur ajoutée à ses produits », a réclamé le président brésilien Lula. Un énorme contrat a ponctué ses dires : le plus gros investissement chinois à l´étranger, cinq milliards de dollars pour la construction en trois ans d´une « méga-usine sidérurgique », dans le futur port privé d´Açu, au nord de Rio de Janeiro. Contrat qui unit la société LLX, du milliardaire brésilien Eike Batista, et l´entreprise nationale chinoise Wisco. Mais rien ne semble avoir été dit sur la faiblesse du yuan, la monnaie chinoise, qui gêne pourtant certains partenaires comme le Brésil.

    Une réorganisation de la gouvernance mondiale

    Forts de leur poids économique, les membres du BRIC ont profité du sommet de Brasilia pour revendiquer, une fois encore, une réorganisation de la gouvernance globale. Ils osent même, dans leur déclaration finale, fixer des termes à ces revendications : la prochaine réunion pour la Banque mondiale, novembre 2010 pour le FMI, lors du G-20. Ils évoquent aussi, plus rapidement, la réforme des Nations unies, où Brésil et Inde réclament un siège au Conseil de sécurité.

    « Après la crise, il est nécessaire de renforcer le système financier international », a rappelé le président russe Medvedev, en songeant au prochain G-20.

    Faisant fi de leurs divergences d´intérêts, les quatre pays se sont aussi penchés sur la politique étrangère, comme la question de l´Iran. Selon les diplomates brésiliens, il existerait une « grande affinité » de vue. Le BRIC déclarant sa préférence pour la poursuite de pourparlers et ses doutes sur l´efficacité de sanctions décidées à l´ONU, sans révéler toutefois la teneur d´un dialogue avec les Iraniens.

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