| Dernières infos |
Le Mediator, a «probablement» causé 3.100 hospitalisations et au moins 1.300 morts entre 1976 et 2009 en FranceNicolas Sarkozy confirme à Fessenheim la décision du gouvernement de poursuivre l'exploitation de la centrale nucléaire alsacienneL’Opep revoit à la baisse sa prévision de demande de brut en 2012 en raison des difficultés économiques persistantes dans la zone euroFootball: le coup d'envoi de la finale de la CAN 2012 Côte d'Ivoire-Zambie est repoussé à 19h30 TU, ce 12 février à Libreville (source: CAF)France: Eric Woerth de nouveau entendu à Bordeaux par les jugesGrèce: plus d'un million de chômeurs en novembre 2011 (officiel)Syrie / Allemagne: Berlin expulse quatre employés de l'ambassade syrienne soupçonnés d'espionnage d'opposants (ministère)Yémen/sud: des témoins annoncent deux tués lors d'une manifestation contre les électionsGrèce: grève générale le 10 et le 11 février contre le plan de rigueur (syndicats)Selon la FAO, les prix alimentaires mondiaux sont en hausse pour la première fois depuis six moisPakistan: l'attaque d'un drone américain a tué le chef d'al-Qaïda dans le pays (sécurité et insurgés) Syrie: plus de dix morts dans des bombardements sur Homs (militants) |
|
L’Afrique du Sud, premier producteur africain de maïs, peut se féliciter d’une récolte record, en 2010. Revers de la médaille, Pretoria doit à tout prix vendre ses excédents pour ne pas faire davantage chuter les prix aux agriculteurs.
Il y a quelques jours, un cargo chargé de 40.000 tonnes de maïs OGM sud-africain était bloqué au port de Mombassa, au Kenya. L’expédition, confiée à un importateur français, aurait été autorisée par Pretoria en l'absence des tests anti-contamination qui sont de règle, selon la Coalition kenyane pour la biodiversité qui a contesté le débarquement.
Pourtant, le Kenya est, en 2010, la première destination du maïs sud-africain. Mais autant en 2009, ce pays était condamné aux imports et même à l’aide alimentaire du fait de la sécheresse, autant en 2010, la récolte de maïs kenyan est généreuse. La susceptibilité vis-à-vis des manquements sanitaires sud-africains n'en est que plus forte.
L’Afrique du Sud cherche fébrilement à exporter les 4 millions de tonnes de maïs qui lui restent sur les bras, et les expéditions sont de plus en plus impressionnantes au fil des semaines: il y a une dizaine de jours 44 000 tonnes de maïs jaune ont été expédiés en Malaisie, pendant que 12 000 tonnes de maïs blanc quittaient l'Afrique du Sud, dont la moitié pour le Zimbabwe.
Comme si l’Afrique du Sud était victime de sa productivité, après la conversion de pratiquement 80% des surfaces de maïs en espèces OGM, la récolte est pléthorique en 2010, un record depuis 1982 : près de 13 millions de tonnes, selon le gouvernement, qui a revu son estimation à la hausse ; 14 millions et demi de tonnes selon les céréaliers. Or, 9 millions seulement seront consommés par les Sud-Africains, où le maïs est la nourriture de base. C’est pourquoi les cultivateurs font du lobbying pour retirer du marché intérieur l’excédent, qui a déjà fait chuter les prix du maïs de 30% en 2010 sur le « South African Futures Exchange », la bourse locale du commerce.
A moins de 1 100 rands la tonne de maïs blanc livrable en juillet 2010, et à moins de 1 200 rands la tonne de maïs jaune, on est loin des 1 500 rands minimum que la profession agricole estime nécessaire pour commencer à tirer des bénéfices et financer la récolte de 2011.
La ministre de l’Agriculture semble consciente de la gravité de la situation : « Si l’excédent n’est pas vendu, cela va détruire la filière maïs dans notre pays, a-t-elle déclaré la semaine dernière. C’est pourquoi nous avons sécurisé les débouchés à l’export : Le Kenya, le Programme alimentaire mondial et l’Egypte », a-t-elle ajouté. Il semble que, dans la précipitation, toutes les garanties n’aient pas été prises pour assurer un bon accueil à toutes les cargaisons.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati














Commentaires
Réagissez à cet article