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ECONOMIE / FMI - 
Article publié le : mercredi 21 avril 2010 - Dernière modification le : mercredi 21 avril 2010

Le FMI relativement optimiste pour la croissance mondiale

Avec une croissance qui devrait atteindre les 10%, la Chine garde sa position de locomotive du monde.
Avec une croissance qui devrait atteindre les 10%, la Chine garde sa position de locomotive du monde.
AFP

Par Murielle Paradon

Après la récession de 2009, le monde devrait renouer avec la croissance en 2010, avec un taux de croissance moyen de 4,2%, selon le FMI. Une prévision plus optimiste que celle de janvier dernier qui était alors de 3,9%. Mais si la reprise économique est bien là, il y a des disparités entre les différentes régions du monde et de nombreux défis à relever.

« Rééquilibrer la croissance mondiale ». C’est le titre du dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques mondiales 2010, rapport rendu public ce mercredi à Washington, à trois jours des Assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

Une fois de plus, les pays émergents et les pays en développement tirent l'économie mondiale : 6,3% de croissance prévue, en moyenne, dans ces pays, en 2010.

La Chine devrait être, encore une fois, la locomotive du monde avec une prévision de croissance à 10%. L’Afrique sub-saharienne s’en sort bien (4,7% contre 2,1% en 2009). Les Etats-Unis devraient voir leur économie croître de 3,1%. C’est l’Union européenne qui est à la traine avec seulement 1% de croissance prévue dans la région cette année. Un pays reste dans le rouge, l’Espagne avec -0,4%.

Réduire les déficits publics

Si l’Europe est la plus lente à prendre le train de la reprise économique, c’est pour plusieurs raisons. Selon Marc Touati, économiste et directeur général de Global Equities, interrogé par RFI, « les taux d’intérêts sont trop élevés par rapport au reste du monde. Ensuite, on a eu un euro trop fort qui limite notre croissance économique ». Marc Touati dénonce enfin « l’inefficacité des dépenses publiques. On fait des déficits pour colmater les brêches, sans réussir à trouver une vraie dynamique de croissance ».

Creuser les déficits publics dans les pays développés. C’est justement un des risques qui peut hypothéquer la reprise économique, selon le FMI. « Les déficits publics se sont creusés avec les plans de relance. Il faudra les réduire afin de ne pas remettre en cause la reprise économique globale », a déclaré, en substance, Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, durant une conférence de presse mercredi à Washington.

Autre défi pour les pays développés : le taux de chômage restera élevé, autour de 9% en moyenne, et ce jusqu'à la fin de l'année 2011.

Le Fonds monétaire international a aussi mis en garde les pays émergents, en particulier la Chine. Elle est invitée à réévaluer sa monnaie, afin de ne pas pénaliser les exportations des pays développés. En clair, le FMI demande à chacun de faire des efforts. « Un réquilibrage mondial qui est, selon Olivier Blanchard, dans l'intérêt de tout le monde ».

tags: Crise économique - FMI
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