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Le FMI relativement optimiste pour la croissance mondiale

Après la récession de 2009, le monde devrait renouer avec la croissance en 2010, avec un taux de croissance moyen de 4,2%, selon le FMI. Une prévision plus optimiste que celle de janvier dernier qui était alors de 3,9%. Mais si la reprise économique est bien là, il y a des disparités entre les différentes régions du monde et de nombreux défis à relever.
« Rééquilibrer la croissance mondiale ». C’est le titre du dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques mondiales 2010, rapport rendu public ce mercredi à Washington, à trois jours des Assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale.
Une fois de plus, les pays émergents et les pays en développement tirent l'économie mondiale : 6,3% de croissance prévue, en moyenne, dans ces pays, en 2010.
La Chine devrait être, encore une fois, la locomotive du monde avec une prévision de croissance à 10%. L’Afrique sub-saharienne s’en sort bien (4,7% contre 2,1% en 2009). Les Etats-Unis devraient voir leur économie croître de 3,1%. C’est l’Union européenne qui est à la traine avec seulement 1% de croissance prévue dans la région cette année. Un pays reste dans le rouge, l’Espagne avec -0,4%.
Réduire les déficits publics
Si l’Europe est la plus lente à prendre le train de la reprise économique, c’est pour plusieurs raisons. Selon Marc Touati, économiste et directeur général de Global Equities, interrogé par RFI, « les taux d’intérêts sont trop élevés par rapport au reste du monde. Ensuite, on a eu un euro trop fort qui limite notre croissance économique ». Marc Touati dénonce enfin « l’inefficacité des dépenses publiques. On fait des déficits pour colmater les brêches, sans réussir à trouver une vraie dynamique de croissance ».
Creuser les déficits publics dans les pays développés. C’est justement un des risques qui peut hypothéquer la reprise économique, selon le FMI. « Les déficits publics se sont creusés avec les plans de relance. Il faudra les réduire afin de ne pas remettre en cause la reprise économique globale », a déclaré, en substance, Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, durant une conférence de presse mercredi à Washington.
Autre défi pour les pays développés : le taux de chômage restera élevé, autour de 9% en moyenne, et ce jusqu'à la fin de l'année 2011.
Le Fonds monétaire international a aussi mis en garde les pays émergents, en particulier la Chine. Elle est invitée à réévaluer sa monnaie, afin de ne pas pénaliser les exportations des pays développés. En clair, le FMI demande à chacun de faire des efforts. « Un réquilibrage mondial qui est, selon Olivier Blanchard, dans l'intérêt de tout le monde ».

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