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Article publié le : vendredi 23 avril 2010 - Dernière modification le : vendredi 23 avril 2010

Un journaliste camerounais décède en prison

Le corps du journaliste Bibi Ngota devant la prison de Kondengui au Cameroun.
Le corps du journaliste Bibi Ngota devant la prison de Kondengui au Cameroun.
bonaberi.com

Par RFI

Le journaliste camerounais Bibi Ngota (Germain Ngota de son vrai nom) est mort à la maison d'arrêt de Kondengui. Le directeur de publication de l'hebdomadaire Cameroun Express était détenu depuis un mois et demi.

Issa Tchiroma Bakary
 

Ministre camerounais de la Communication

23/04/2010
par Olivier Rogez
 
 

Les autorités camerounaises reconnaissent ce décès, mais ne souhaitent pas s'exprimer pour l'instant, le temps de recueillir toutes les informations nécessaires. Deux autres journalistes, Serge Sabouang et Robert Mintya, sont toujours incarcérés pour la même affaire. Ils sont soupçonnés d'être les co-auteurs d'un faux document en lien avec une interview du secrétaire général à la présidence, Laurent Esso. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rend le gouvernement camerounais responsable de cette mort.

Mohamed KEITA, associé de recherches pour l'Afrique au CPJ, livre les informations dont il dispose sur les circonstances de la mort du journaliste

Son certificat de décès dirait que Bibi Ngota serait mort des suites d'une négligence et d'un manque de soin. Selon les informations que nous avons reçues, il était souffrant et avait d'ailleurs demandé à être soigné ou avoir accès à des médicaments pour soigner sa maladie... mais il n'a pas pu avoir accès à des soins ou on ne lui a pas donné les soins adéquats... nous rendons le gouvernement camerounais responsable de sa mort étant donné qu'il était détenu dans une prison gouvernementale...

 

23/04/2010 par Juliette Rengeval

D'autres journalistes camerounais sont en prison et certains en mauvaise santé. Les explications de Mohamed Keita.

D'autres journalistes sont en prison selon Mohamed Keita

Nous rendons le gouvernement responsable aussi de la santé des trois autres journalistes qui sont enfermés dans les prisons camerounaises... Ils sont très traumatisés psychologiquement par la mort de leur collègue.

 

23/04/2010 par Juliette Rengeval

 

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