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    Europe

    Pédophilie dans l’Eglise catholique: démission d’un évêque belge

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    Le scandale de la pédophilie au sein de l'Eglise catholique a pris une nouvelle dimension vendredi 23 avril 2010 avec, pour la première fois, la démission spectaculaire de l'évêque de Bruges qui a reconnu avoir abusé d'un jeune garçon pendant plusieurs années. Sa démission a été acceptée par le pape Benoît XVI. Il s'agit du premier évêque qui démissionne pour avoir commis lui-même des abus sexuels sur mineur.
     

    Mgr Roger Vangheluwe, 73 ans, a reconnu, dans une lettre lue lors d'une conférence de presse à Bruxelles par des responsables de l'Eglise belge, avoir « abusé sexuellement d'un jeune de son entourage », durant plusieurs années, tant avant qu'après son ordination comme évêque de Bruges en 1985. La victime, qui était mineure au moment des premiers faits et dont l'identité n'a pas été dévoilée, « en est encore marquée », a-t-il précisé dans sa lettre ouverte.

    L'évêque brugeois a présenté sa démission au pape Benoît XVI qui l'a acceptée ce vendredi. Les faits étant prescrits, il ne risque pas de poursuites pénales ou civiles mais pourrait être « réduit à l'état de laïc » par Rome.

    Mgr Vangheluwe est le premier évêque qui démissionne pour avoir commis lui-même des abus sexuels sur mineurs depuis la vague de scandales qui a déferlé à partir de novembre 2009 sur l'Eglise catholique, éclaboussant même le pape, accusé d'avoir couvert des abus. Les autres prélats qui ont démissionné jusqu'à présent l'ont fait pour
    avoir couvert des hommes d'Eglise dont ils étaient les supérieurs.

    En Belgique, l’Eglise a décidé de jouer la transparence

    Le nouveau primat de Belgique, entré en fonction en janvier, a fait part de sa « tristesse », mais aussi de sa « résolution à prendre les mesures nécessaires pour que de pareilles situations ne se représentent plus ».

    Le traitement de cette affaire « correspond à la volonté de transparence que l'Eglise catholique de Belgique veut désormais rigoureusement appliquer, en tournant résolument la page par rapport à l'époque, pas si éloignée, dans l'Eglise comme ailleurs, où on préférait la solution du silence ou du camouflage », a-t-il précisé.

    L’Eglise belge vient elle-même de faire état de la confirmation en appel de la condamnation à la prison d'un prêtre bruxellois pour viol et attentat à la pudeur sur un mineur. Mgr André Léonard avait dénoncé le 4 avril dans une homélie un « silence coupable » au sujet de la pédophilie dans l'Eglise.

    L'évêque de Tournai, Mgr Guy Harpigny, a recommandé vendredi aux prêtres et religieux qui auraient commis de tels délits de « se présenter à la justice » et aux victimes de « porter plainte ».

    Le pape met en œuvre l’opération « place nette »

    Mgr Vangheluwe n'est pas le premier ecclésiastique à subir le contrecoup des scandales qui ébranlent l'Eglise catholique dans le monde entier.

    Benoît XVI a ainsi accepté jeudi 22 avril la démission de James Moriarty, 73 ans, qui a été entre 1991 et 2002 évêque auxiliaire de Dublin, dans le diocèse où des centaines d'enfants ont subi des sévices sexuels commis par des prêtres pendant plusieurs décennies.

    En acceptant les démissions d'évêques impliqués dans des affaires de pédophilie au sein du clergé, le pape montre sa volonté de mettre en œuvre une opération « place nette » face aux scandales qui déferlent sur l'Eglise depuis novembre.

    Le pape a aussi de nouveau rencontré des victimes, lors de son voyage à Malte le week-end dernier et pleuré avec eux.  Il a assuré que « l'Eglise fait et continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour enquêter sur les allégations, remettre à la justice les personnes responsables d'abus et appliquer des mesures concrètes pour protéger à l'avenir les jeunes ».

    Le recours à la justice pénale du pays concerné est cependant impossible dans de nombreux cas en raison de la prescription d'affaires qui remontent souvent à des dizaines d'années.

    Le Vatican applique, lui aussi, un délai de prescription qui est, pour les cas de pédophilies, de dix ans une fois que la victime a atteint l'âge de 18 ans. Mais certains experts pensent que ce délai pourrait être prochainement supprimé.

      Avec AFP

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.