Le pouvoir et l’opposition au Togo ne sont pas d’accord sur les célébrations

Le Togo célèbre ce mardi 27 avril 2010 les 50 ans de son indépendance. Pour le symbole, une flamme a sillonné le pays. Arrivée ce lundi soir à Lomé, elle a servi à rallumer le monument de l'Indépendance qui vient d'être rénové. Mais, encore une fois, opposition et pouvoir ne se sont pas entendus pas sur cette célébration, ce qui a pu inquiéter le clergé.
Même pour les 50 ans d’indépendance, les Togolais vont commémorer cet événement séparément. L’opposition a son programme et le pouvoir aussi. Pourtant, dans une lettre que les évêques du Togo ont adressé à tous les Togolais, dans le cadre de ce jubilée d’or, ils les appellent à « un vivre ensemble pour un Togo meilleur ».
Le père Buénu Efoévinipénoukou, directeur national des Œuvres pontificales missionaires à l’archidiocèse de Lomé a décrypté ce message des évêques : « C’est possible de repartir ensemble si chacun devient raisonnable. Repartir c’est aussi regarder en face, les uns et les autres. Qui a été blessé regarde qui l’a blessé, pour dire qu’il n’est pas bon qu’on se blesse. Les évêques ont dit que ce sont surtout les leaders qui n’ont pas joué leur rôle. Le pape Benoît XVI dit que le but de la politique c’est de créer la justice, c’est de faire vivre la justice ».
Les évêques du Togo soulignent dans leur message que « la pauvreté se fait grandissante au Togo, créant deux catégories de Togolais, à savoir des riches qui continent de s’enrichir et les pauvres qui continuent de s’appauvrir ». Les évêques togolais soulignent également que « la stabilité est au prix de la justice » et que « les institutions de la République sont les garants de la cohésion nationale ». Ils en concluent qu’« il faut veiller à mettre ces institutions en place et les rendre opérationnelles dans le concret de tous les jours. C’est en cela seulement que chaque Togolais se reconnaîtra et que l’on pourra repartir ensemble ».
Des réformes pour relancer l'économie Cinquante ans après son indépendance et un mois après l'élection de son président Faure Gnassigbé, le pays peine toujours à décoller économiquement en Afrique de l'Ouest par rapport à ses voisins immédiats Ghana et Bénin. Plus que jamais l'heure est aux réformes. Remporter les élections est une chose mais à présent ce sont les réformes économiques qui attendent le chef de l'Etat togolais. Des réformes qui reposent sur la base de réductions des dépenses publiques et sur des gages à donner aux investisseurs étrangers qui pourraient se montrer intéressés par ce pays de 7 millions d'habitants. Pour cela, le gouvernement a baissé les impôts sur les sociétés de 40 à 33% en 2009. Compte-tenu de l'avancée des réformes, le Togo pourrait aussi bénéficier à l'horizon 2011 d'une annulation de près de 2 millions d'euros de sa dette extérieure, ce qui constituerait une bouffée d'oxygène appréciable afin de relancer l'économie. Les bases sont là : il y a un potentiel agricole non négligeable en matière de coton et de cacao, même si ces deux secteurs sont pour le moment en sérieuse difficulté. Mais pour le moment même l'appui du Maroc n'a pas réussi à faire redécoller une industrie porteuse à l'heure où l'on parle de la relance du secteur agricole en Afrique. 50 ans après son indépendance Lomé table sur une croissance de 3% de son économie en 2010, une croissance qui ne sera peut-être pas suffisante pour permettre à 47% des familles togolaises de passer au-dessus du seuil de pauvreté. |

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(4) Réactions
A propos de l'indépendance du togo
Moi je pense que c'est déplorable! La classe politique togolaise surtout le frac n'a aucun amour pour le TOGO. Querelle politicienne oui on comprend mais politiser l'indépendance que nos parents ont acquis très chèrement au dépend de leur vie pour des fins politiciennes c'est vraiment manifester un mépris total pour ce pays qu'on prétend aimer! Dommage que ce matin l'appel sur actualité ne m'a pas donné l'opportunité de m'exprimer! Ce serait une honte si jamais Fabre après avoir boycotté cette fête négocie après pour un partage de pouvoir ou reconnaisse Faure comme président!!! On accusait tous père Gnassingbé de mépriser le 27 Avril au profit du 13 janvier! Aujourd’hui quand on a l'occasion de voir disparaitre 13 janvier au profit de 27 avril il faut s'en réjouir!!! Et penser au développement du pays!! Courage cher togolais mais un jour Dieu nous viendra en aide !!!
Réponse à Samtiga
Laisse Fabre tranquille. Tu verras que pratiquement nulle part partout dans le monde, la diaspora togolaise n'est à la fête. Alors que les années précédentes, de véritables manifestations initiées ici et là et financées par des contributions volontaires se déroulaient. Idem au Togo où j'estime que ce n'est pas la faute de l'opposition.
Le message de cet 27 avril 2010 est le suivant: nous sommes tristes de voir cette date arriver alors que notre pays est dirigé par des assassins ou des complices d'assassinats, de viols de femmes et des truqueurs d'élections comme Faure, Bodjona, Bawara, Kpatcha Gnassingbé, Taffa Tabiou, Yark etc.
Il n'y a rien à célébrer. Il faut que le peuple revendique la liberté de choisir ses dirigeants, affirme sa dignité et c'est plus ou moins ce que les uns et les autres font. Ce n'est pas ceux qui célèbrent avec les moyens de l'Etat qui aiment le Togo. Au contraire, Faure et ses collaborateurs doivent en faire une journée de recueillement.
C'est vraiment triste d'être en si mauvaise compagnie (de Faure Gnassingbé) pour les 50 ans de l'indépendance du Togo.
K'indépendance du Togo
La Dictature de la dynastie Gnassingbé a mis entre parenthèse toute forme de progrès et de développement économique et humain du peuple Togolais. Fore Gnassingbé, héritier du trône, parle de cesser les manœuvres politiciennes pour se tourner à l'essentiel. Il peut le dire après avoir utilisé les manœuvres politiciennes pour confisquer le pouvoir après la mort de son père dictateur, après avoir organisé des élections plébiscités les plus catastrophiques de l'histoire africaine. Après 50 ans, L'Afrique doit résolument tourner le dos à la dictature qui a été à l'origine de notre arriération économique, politique et sociale.
Les bastions de la dictature doivent être détruits systématiquement au Togo, au Gabon et partout ailleurs pour que s'instaure enfin la démocratie, le progrès et le développement
Vive la démocratie!!!
A propos du TOGO
Le droit des peuples a manifester sans violence (pour ou contre un fait ou un événement dans la vie du pays où ils habitent est aussi une liberté d'expression. Dans un Etat qui se dit Démocratique, lorsque cette manifestation est réprimée avec violence (force policière ou militaire), c'est la dictature.
Que l'État Togolais prend l'engagement d'assurer la liberté d'expression et de respecter les notions les plus élémentaires des droits de l'homme.