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    France

    Soupçons financiers sur la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995

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    C'est le quotidien Libération qui l'affirme : la campagne d'Edouard Balladur à la présidentielle de 1995 en France aurait reçu 10 millions de francs, pouvant provenir de commissions versées sur un contrat de vente de sous-marins au Pakistan. Un juge anti-terroriste enquête sur cette affaire qui pourrait être liée à l’attentat de Karachi en 2002.

    Le quotidien Libération publie ce lundi 26 avril des documents bancaires qui évoquent « la piste Balladur », concernant une vente d’armes au Pakistan. Selon le journal, en avril 1995, l’association pour le financement de la campagne d 'Edouard Balladur a encaissé dans une agence du Crédit du Nord à Paris 10 millions de francs en espèces. Une somme qui représente 20 % de l'ensemble des recettes mentionnées dans les comptes de campagne de l'ancien Premier ministre.

    Sur un bordereau, il est mentionné que l'argent provenait de collectes effectuées lors de meetings électoraux, et que la moitié de ces dix millions a été apportée en grosses coupures de 500 francs. Cet argent, qui serait en fait des rétrocommissions, serait lié à un contrat de vente de sous-marins au Pakistan pour un budget de 5 milliards et demi de francs. En outre, le gouvernement Balladur, toujours selon le journal, aurait imposé des intermédiaires dans les circuits de financements occultes.

    L'attentat de Karachi qui avait fait 14 morts dont 11 Français de la Direction des constructions navales en 2002, attribué au début de l'enquête à al-Qaïda , serait en fait lié à des représailles pakistanaises après l'arrêt des versements des commissions, décidé par Jacques Chirac dans la foulée de son élection en 1995.

    Edouard Balladur, de son côté, juge depuis des mois ces allégations d'un financement occulte « parfaitement infondées ». Son ancien directeur de campagne, Nicolas Sarkozy, trouve pour sa part « grotesque » cette fable.

    Au début des années 90, la marine pakistanaise cherche à se doter d’une flotte moderne de sous-marins. Alignant déjà du matériel d'origine française, elle commence à étudier l'offre, de la DCN, la Direction des constructions navales, une société publique, qui regroupe les arsenaux français.

    Mais la concurrence est rude, et des sociétés allemandes et suédoises essayent également de placer leurs sous-marins au Pakistan. Il faut donc convaincre, les généraux pakistanais. Comme bien souvent en matière d'exportation d’armement, le constructeur prévoit donc, le versement de commissions destinées à faire pencher la balance du côté français.

    Le 21 septembre 1994, la France remporte un contrat de plus de 5 milliards de Francs soit environ 580 millions d'euros pour la fourniture de 3 Agosta 9OB.

    Le premier, le « Khalid » sera fabriqué en France et livré en 1999. Le second, le « Saad » assemblé en partie à Karachi, le troisième le « Hamza » doit entièrement être construit au Pakistan avec l'assistance d'ingénieurs de la DCN. Onze de ces ingénieurs périront dans un attentat contre leur bus le 8 mai 2002 à Karachi. La piste al-Qaïda un temps évoquée, est écartée au profit de l'hypothèse de représailles pakistanaises suite à l'arrêt du versement de commissions liées au contrat.

    Chronologie et chiffres clés
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