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Article publié le : mardi 27 avril 2010 - Dernière modification le : mercredi 28 avril 2010

La crise financière grecque risque de se propager en Europe

Manifestation des employés des transports publics grecs devant le ministère des Finances, à Athènes, le 27 avril 2010.
Manifestation des employés des transports publics grecs devant le ministère des Finances, à Athènes, le 27 avril 2010.
Reuters/Yiorgos karahalis

Par RFI

La crise financière grecque risque de se propager dans la zone euro avec le Portugal pris à son tour dans la tourmente en raison de l'ampleur de ses déficits et des inquiétudes exprimées par la Banque centrale européenne. Les dirigeants des pays de la zone euro envisagent de se réunir le 10 mai pour approuver le versement de prêts à la Grèce et les principales centrales syndicales grecques ont appelé à une grève général 5 jours plus tôt. Cet appel à la mobilisation intervient alors que les mauvais chiffres de l'économie grecque se multiplient et la bourse d'Athènes a terminé en recul de 6% mardi.

La Banque de Grèce s'était montrée visiblement trop optimiste. L'institution qui tablait sur un recul du PIB de 2% en 2010 a reconnu que la récession pourrait être bien plus importante compte tenu du grand niveau d'incertitude qui entoure le redressement économique du pays. Elle a également laissé entendre que le déficit public estimé à 13,6% du PIB par l'Office européen des statistiques pourrait être plus lourd.

Ces annonces, tout comme les déclarations du ministre des Finances qui a affirmé que la Grèce ne peut pas emprunter aujourd'hui en raison de conditions prohibitives, ont affolé la bourse d'Athènes qui a terminé sur un plongeon de 6%. Elle signe ainsi sa plus forte baisse depuis octobre, une chute qui reflète la crainte des marchés sur un défaut de paiement du pays à court terme.

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, l'agence de notation Standard and Poor's a abaissé de trois crans la note de la Grèce. Une décision qui a fait dévisser les bourses européennes qui redoutent de plus en plus une contagion de la crise grecque à d'autres pays de la zone euro.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a estimé mardi que si le FMI et l'Union européenne n'aident pas les Grecs, « ils vont être dans une situation insoutenable ».

Manifestation contre le plan du FMI et de l'UE

Avec notre correspondante à Athènes, Amélie Poinssot

« A bas le gouvernement de la pauvreté, chassons l’UE-FMI » : voilà ce que l’on peut lire sur l’une des banderoles du cortège. Parmi les manifestants il y a Ilias, instituteur. Il va perdre 150 euros par mois en raison du plan d’austérité mis en place par le gouvernement grec.

« On est opposé à l’intervention du FMI, évidemment ! Je voudrais souligner que l’Europe a capitulé face aux Américains et au FMI… Mais moi je l’attends toujours, l’Europe des travailleurs ! »

Le plan, décidé par Bruxelles le 11 avril dernier, est constitué de prêts bilatéraux à hauteur de 30 milliards d’euros. Plus 15 milliards apportés par le FMI. Vendredi 23 avril, le Premier ministre grec Georges Papandréou a officiellement demandé l’activation de ce plan.

Mais le FMI, pour beaucoup de Grecs, est une arme à double tranchant, comme le souligne Joanna, une étudiante dans le cortège. « Le Fonds monétaire international ce n’est pas une aide en vérité ! Si on regarde ce qui s’est passé dans toute une série de pays qui ont eu recours au Fonds monétaire international, tous les fonctionnaires, tous les employeurs ont vraiment trinqué… La différence qu’il y a maintenant, c’est qu’en Grèce il y a un fort mouvement des travailleurs qui sortent dans la rue et qui ne se laissent pas faire… »

Et la mobilisation continue. Prochain rendez-vous samedi, pour le 1er mai : les syndicats ont appelé à manifester à nouveau contre l’intervention du FMI.

 

tags: Crise économique - Grèce - Questions sociales - Union Européenne
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Commentaires (4)

La crise fnancière grecque et le reconstuction l'Union Européenn

Dans le système d'économie monétaire internationale, contrairement à celui de troc compensé du régime d'étalon or des monnaies, l'ordre économique, national, régional et international est social et monétaire et la garantie monétaire politique. La crise financière grecque est une crise de la refondation sociale de la construction monétaire européenne. Il s'agit d'une crise d'ajustement structurel de l'union monétaire à sa dimension sociale. Aucun des pays membres de l'euro ne pourra échapper à ce mouvement d'ajustement structurel. C'est donc d'un fonds d'ajustement structurelle que l'union doit mettre en place plutôt que d'un fonds de sauvetage ponctuel qui pourra sauver la construction européenne inachevée.

reponse à muclet

Je suis hélas d'accord avec muclet
depuis longtemps, en écoutant des économistes discrets et en réfléchissant un peu, l'évidence crève les yeux
c'est triste!

la grèce

Il ne faut pas être "un grand économiste " pour savoir que le jour où la France lancera "son fameux grand emprunt ", sa note auprès de ces agences de notation fondra comme neige au soleil. Elle est déjà sur leurs tablettes et il n'y aura personne, aucun pays pour la sauver quitte à vendre tout l'or du Trésor Public (les bijoux de la famille qui ne vaudront pas grand'chose !) Il y a quelqu'un qui y avait déjà pensé quand il était ministre de l’économie et du budget!

crise?

C'est quand meme incroyable, comment peut-on prêter de l'argent , aider les uns et les autres a coup de millions, alors que l'on n'est soi-meme déficitaire, a croire que tout ça c'est de la magouille, d'ou sort c'est argent que l'on a pas?

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