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    Europe

    Moscou autorise la publication de certains documents du massacre de Katyn

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    Sur ordre du président Dmitri Medvedev, les Archives fédérales russes ont mis en ligne mercredi 28 avril quelques documents concernant le massacre, en 1940, à Katyn et à plusieurs autres endroits en Russie et en Ukraine, d’environ 22 000 officiers polonais. Il s’agit de la première publication en Russie des documents sur ce crime, commis sur ordre de Staline par la police politique soviétique, le NKVD.

    Pendant longtemps, la propagande soviétique attribuait le crime de Katyn aux Allemands. Encore aujourd’hui, 50% des Russes interrogés dans les sondages donnent cette version falsifiée de l’histoire. Selon le directeur des Archives d’Etat russes, Andreï Artizov, c’est donc pour réduire au silence tous ceux qui nient encore la responsabilité de l’Union soviétique dans ce massacre que les documents originaux ont été mis en ligne.

    Un quart de l’élite du pays supprimé

    Il s’agit de sept pièces d’archives, dont la proposition écrite du chef du NKVD, Lavrenti Beria, de fusiller les prisonniers polonais. Elle a été acceptée par le Bureau politique du Parti communiste et signée pour approbation par Staline. Cette seule signature a conduit à la mort, infligée par un tir de pistolet dans la nuque, 22 000 membres de l’élite politique, militaire, économique et religieuse de Pologne.

    Il s’agissait principalement des officiers mobilisés pour combattre les Allemands qui avaient attaqué la Pologne le 1er septembre 1939. Mais ils ont été faits prisonniers par l’armée soviétique qui, en respectant les termes du protocole secret du pacte germano-soviétique du 23 août 1939, a envahi la partie orientale de la Pologne le 17 septembre. Dans le civil, les officiers capturés étaient ingénieurs, médecins, chercheurs, instituteurs… Avant la guerre, la Pologne comptait environ 80 000 détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Pratiquement un quart de cette élite a disparu dans le crime de Katyn.

    « Ennemis incurables de l’Etat soviétique »

    Aux côtés des officiers, des dizaines des fonctionnaires de la Police nationale et du Corps de protection des frontières, ainsi que des prêtres et de simples civils polonais ont été exécutés par le NKVD à Katyn, Kharkov et plusieurs autres endroits, dont certains restent toujours inconnus. Dans la note de Beria, adressée début mars 1940 au Bureau politique du Parti communiste soviétique et publiée maintenant sur internet, ils sont tous qualifiés d’« ennemis incurables de l’Etat soviétique ». Le chef du NKVD propose donc de les soumettre tous « à la punition suprême : le passage par les armes ».

    La mise en ligne de ces pièces à conviction, essentielles pour comprendre le crime de Katyn, a été remarquée et saluée par tous les médias en Pologne. Toutefois, le nouveau geste de Moscou n’y a pas suscité d’émotion particulière. On estime à Varsovie que l’initiative vise surtout les sceptiques en Russie qui, en ce qui concerne le crime de Katyn, refusent toujours de se rendre à l’évidence historique. En effet, les documents publiés ont été déclassifiés il y a déjà dix-huit ans et les Polonais les connaissent bien.

    Lieu maudit, secret maintenu

    En revanche, ils attendent impatiemment la publication de la partie des archives de Katyn que les Russes gardent toujours au secret. Sans une déclassification complète des archives, des centaines de familles polonaises ne peuvent toujours pas connaître, 70 ans après les faits, les lieux d’exécution et d’enterrement de leurs proches. Ce n’est que la levée de ce secret insupportable qui pourrait être considérée en Pologne comme un véritable nouveau pas décisif des autorités russes vers une authentique réconciliation avec les Polonais. Pour l’instant, le Kremlin justifie sa décision de garder secret le reste des archives de Katyn par la prétendue présence, dans les documents archivés, d’informations sensibles pouvant mettre en danger la sécurité de l’Etat russe.

    Argumentation difficile à comprendre pour les Polonais qui se demandent quelles informations d’il y a 70 ans et concernant les activités du NKVD pourraient menacer la sécurité de la Russie d’aujourd’hui. En tout cas, le récent crash de l’avion présidentiel non loin du site de Katyn a singulièrement ravivé les douloureux souvenirs et a constitué un véritable double choc. Non seulement une centaine de plus hauts personnages de la vie politique, militaire, économique et religieuse du pays ont péri dans l’accident, mais c’est arrivé tout près de Katyn. « Quel lieu maudit, ce Katyn, disait-on en Pologne après l’accident , c’est la deuxième fois qu’une partie de nos élites trouve la mort à cet endroit ».

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