Marée noire - 
Article publié le : jeudi 29 avril 2010 - Dernière modification le : jeudi 29 avril 2010

Les Etats-Unis menacés par la plus grande marée noire de leur histoire?

Le garde-côte "Répondant du Mississippi" lors de l'opération de nettoyage dans le Golfe du Mexique, au sud de la Louisiane, le 28 avril 2010.
Le garde-côte "Répondant du Mississippi" lors de l'opération de nettoyage dans le Golfe du Mexique, au sud de la Louisiane, le 28 avril 2010.
Reuters/Sean Gardner/Greenpeace

Par RFI

Le pétrole qui s’est répandu dans le golfe du Mexique à la suite de l’explosion d’une plateforme en mer continue de s’écouler. Les autorités américaines ont beau déployer tous leurs efforts pour limiter les dégâts provoqués par l'accident, plus d'un millier de barils par jour augmentent la gigantesque nappe de pétrole (plus de 30 km²), qui s'est formée à quelque 60 kilomètres des côtes de la Louisiane. Les autorités américaines s'inquiètent de ce qui pourrait être la plus grande marée noire de l'histoire des Etats-Unis.

Rappel sur les causes de cette marée noire provoquée par l'explosion d'une plate-forme pérolière dans le golfe du Mexique, avec Gilles Rousselot:

Gilles Rousselot

Ingénieur et expert pétrolier

 

22/04/2010 par Nenad Tomic

La course contre la montre est engagée pour faire face à une catastrophe écologique majeure. La marée noire aux Etats-Unis se rapproche dangereusement des côtes de la Louisiane, un écosystème fragile, riche de nombreux oiseaux aquatiques et d'animaux marins. Ces côtes pourraient être souillées dès le week-end du 1er mai 2010 et les plages du Mississippi, d'Alabama et de Floride pourraient suivre... Un danger majeur pour l’écosystème de cette région de bayou et de marais et une gestion de crise inédite à mettre en place, comme l'explique Gilles Bocquéné, de l’Institut Français de recherche pour l’exploitation de la mer, qui s’inquiète de l’impact écologique à venir.

Gilles Bocquéné, écotoxicologue à l’Ifremer

Les marais vont aspirer profondément le pétrole dans les terres.

 

28/04/2010

Les autorités côtières ont finalement opté pour le brûlage ...

Jusqu'à présent toutes les tentatives pour colmater la fuite ont échoué : les filets pour contenir la nappe n’ont pas suffit ; le dispositif de sécurité restant après l'explosion pour colmater les brèches non plus ; et, pas davantage, l’injection de ciment dans le conduit principal –une technique exigeante qui nécessite du temps.

Patrice Hernu, docteur en mathématiques et économie appliquée

Il faut geler l'exploitation du fossile dans les océans car les techniques ne sont pas sûres.

 

28/04/2010 par Dominique Desaunay

Les autorités côtières, inquiètes, ont décidé de brûler une partie de la nappe de pétrole. Une technique qui ne fait que modifier les types de pollution de liquide à volatile ! Explications de Christophe Rousseau, adjoint au directeur du Centre de documentation de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre)

Christophe Rousseau

Adjoint au directeur du CEDRE

En brûlant une partie de la nappe de pétrole, on génère une pollution atmosphérique et des résidus de combustion beaucoup plus concentrés qui seront difficiles à nettoyer ensuite.

 

28/04/2010

Que fait-on plus généralement en cas de « marée noire » ?

Il est vrai que, de manière plus générale, la densité du trafic maritime et l’exploitation de plates-formes pétrolières multiplient les risques de catastrophes écologiques majeures provoquées par des marées noires. Lorsque la catastrophe est engagée : ou bien on pompe le pétrole avant qu’il ne gagne le rivage -mais si les vagues s’avèrent trop hautes (c’est-à-dire plus d’un mètre) les bateaux-pompes ne peuvent pas remplir leur mission- ou on enflamme la nappe transformant alors la pollution liquide en pollution volatile.

Des études sont conduites par l'Institut des transports maritimes et terrestres de l'Université Technique de Berlin -soutenu financièrement par le ministère fédéral de l'Education et de la Recherche (BMBF)- pour la mise au point de navires capables d’émulsionner le pétrole en le brassant, facilitant ainsi la séparation eau de mer/pétrole et pomper ce dernier à bord. (*)

Des risques permanents de catastrophes

Les organisations écologiques dénoncent des risques de catastrophes qui, selon elles, se multiplieront si l'on poursuit ces exploitations en mer :

François Chartier, chargé de la campagne Océans pour Greenpeace

Le pétrole se raréfie. C'est sur une pression économique qu'on va désormais le chercher dans des zones que l'on expose à des risques de catastrophes environnementales permanentes.

 

28/04/2010 par Dominique Desaunay

Noaa

Pour en savoir plus :

Se reporter aux sites suivants :

- Futura-sciences

- Cedre

- Ifremer
 

tags: Environnement - Terre
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