La marée noire a touché les côtes de la Louisiane

Les premières boulettes d'hydrocarbure ont été retrouvées dans les marais, tout près de l'embouchure du fleuve Mississippi. Malgré les moyens mis en oeuvre, la pollution issue de l'explosion d'une plateforme pétrolière la semaine passée dans le golfe du Mexique, s'étend, poussée par de forts vents de sud-est. L'état de «catastrophe nationale» a été déclaré jeudi par le gouvernement fédéral. Le point sur la situation.
Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du
Les experts en environnement parlent déjà d’une catastrophe qui pourrait potentiellement être pire que celle de l’Exxon Valdez. C’était il y a vingt ans en Alaska : le naufrage d’un pétrolier avait provoqué la pollution de plus de 2 000 km de côtes.
Le problème, dans le cas du Golfe du Mexique, c’est qu’il y a plusieurs fuites importantes. Elles proviennent d’un forage à un kilomètre et demi en dessous du niveau de la mer et au final, ce sont plus de 800.000 litres de pétrole brut qui s’échappent quotidiennement et il n’y a à peu près aucune perspective de les arrêter à court terme. Il est prévu de poser une sorte de couvercle sur le forage mais il faudra plusieurs semaines pour le fabriquer et le colmatage définitif prendra sans doute plusieurs mois.
Qui plus est, tout cela se passe dans une région particulièrement fragile en termes d’environnement. Le delta du Mississipi, la zone des marais de Louisiane, une côte découpée qui abrite de nombreuses espèces d’oiseaux marins, mais aussi de toutes sortes d’autres animaux. Une catastrophe annoncée, en quelque sorte, d’autant que le pétrole se présente sous forme de petites boulettes qui peuvent s’accrocher et se déposer partout et qu'il sera donc extrêmement difficile de dépolluer.
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Quelles sont les mesures prises ?
Les services d’intervention ont tenté de faire brûler la nappe de pétrole, mais après ils ont dû arrêter parce que les vents étaient contre eux. Des barrages flottants ont été déployés, mais pas assez de toute évidence et leur efficacité est loin d’être totale. Il faut savoir que les services de secours se battent avec une nappe de pétrole qui fait 1 500 km² et qui continue de grandir.
L’état de catastrophe nationale a été déclarée, ce qui permet de mobiliser tous les moyens de l’Etat fédéral, y compris éventuellement d’envoyer l’armée pour nettoyer les côtes, mais on n’en est pas encore là. Le gouverneur de Louisiane a décrété jeudi l’état d’urgence, mais ce ne sera vraisemblablement pas le seul Etat touché. La pollution pourrait à terme atteindre les côtes de Floride, en passant par le Mississipi et l’Alabama.
![]() Etat de la situation au 30 avril 2010 Noaa |

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(2) Réactions
La marée noire
La terre appartient à tout le monde et non pas qu'à un seul pays. Si j'avais des sous, je n'hésiterai pas à trainer devant les tribuneaux la BP et autres pays qui foutent la terre en l'air.
combien de techniciens autour
Combien de techniciens autour de la fuite elle-même ?
Tous les moyens sont ils mis en œuvre?
Qu'est-ce qui bloque l'opération de sauvetage ?