| Dernières infos |
Tibet : Deux jeunes moines s'immolent par le feu à Lhassa |
|
La médiation internationale rencontre séparément les leaders malgaches

La médiation internationale a repris vendredi 30 avril 2010 ses tractations à Pretoria, pour la troisième journée consécutive, en rencontrant séparément les différents leaders malgaches. L'objectif est d'aboutir à la signature d'un accord de sortie de crise à Madagascar. Les discussions portent sur une feuille de route, établie par l'Afrique du Sud et la France, qui propose la formation d'un gouvernement d'union chargé d'organiser au plus vite des élections.
Les entretiens séparés entre le médiateur Joaquim Chissano et les différents chefs de mouvance malgaches ont repris ce vendredi 30 avril 2010. Le secrétaire d’Etat
français à la Coopération Alain Joyandet a décidé de rester 24 heures de plus à Pretoria. Selon des sources diplomatiques, le président sud-africain Jacob Zuma est disposé à organiser une nouvelle rencontre entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, l’entourage de Rajoelina a indiqué que les échanges lors du face à face Rajoelina-Ravalomanana, jeudi, avaient été vifs.
Jacob Zuma a donc proposé aux protagonistes de reprendre les tractations afin de surmonter les obstacles à la signature d’un accord de sortie de crise. Mais le président sud-africain Zuma et le médiateur mozambicain Joachim Chissano montrent des signes d’impatience. Dans leur communiqué conjoint publié jeudi 29 avril ils invitent les parties à placer les intérêts de leur pays avant leurs intérêts personnels.
C’est cette question de l’amnistie qui fait blocage. Elle est cruciale en soit, mais elle a de nombreuses incidences sur l’éventuel calendrier de sortie de crise. Selon la feuille de route, la première mission du futur gouvernement d’union est d’organiser des élections législatives
Toujours selon la feuille de route, la nouvelle assemblée issue de ces élections, décidera ou non de poursuivre les responsables des événements meurtriers du 7 février 2009, quand la garde de Marc Ravalomanana a réprimé dans le sang une marche des partisans d' Andry Rajoelina vers le palais abritant les bureaux présidentiels. Cette solution convient à Andry Rajoelina car il estime qu’il ne lui appartient pas de décider d’une amnistie, surtout si elle couvre des crimes de sang.
Mais le porte-parole de Marc Ravalomanana souhaite que l’amnistie soit décidée ici. Il estime d’abord qu’Andry Rajoelina a une part de responsabilité dans les événements meurtriers de février 2009, et il souhaite que cette question soit tranchée dès maintenant à Pretoria. Car Marc Ravalomanana veut que le gouvernement d’union organise dans un premier temps des élections présidentielles et non des législatives. Et dans la perspective où Marc Ravalomanana serait candidat, son retour doit être organisé, et par voie de conséquence l’amnistie, elle, couvrirait et les évènements sanglants du 7 février 2009 et la condamnation de Marc Ravalomanana à quatre ans de prison pour conflits d’intérêts.
Andry Rajoelina est actuellement au banc de la communauté internationale, il se déclare prêt à signer l’accord préparé par les médiateurs malgré ses imperfections et il espère sans doute que la communauté internationale saura tenir compte de cette bonne volonté. Rajoelina n’a de cesse de répéter que Ravalomanana est le facteur de blocage.
Pour autant un échec à Pretoria ne fait pas l’affaire de Rajoelina. Il est en quête de légitimité populaire, une légitimité qui serait assez faible si les trois autres mouvances décidaient de boycotter le scrutin. Surtout Andry Rajoelina est sous pression car à Madagascar l’armée s’agace de l’enlisement de la crise. Le 12 avril les militaires ont fermement exigé qu’une solution soit trouvée et rendue publique avant la fin du mois, et nous sommes le 30 avril.
Un ministre d’Andry Rajoelina a confié à RFI qu’il prenait cette sorte d’ultimatum très au sérieux, Rajoelina d’ailleurs devrait recevoir les responsables militaires à son retour de Pretoria. Selon sa porte-parole, une réunion est prévue lundi 3 mai.
La feuille de route, le document qui sert de base aux discussions inter-malgaches Le document de travail prévoit une transition en deux temps. Tout d’abord, un gouvernement d’union présidé par Andry Rajoelina serait formé pour gérer les affaires courantes du pays et organiser rapidement, moins de 4 mois, des élections législatives. L’exécutif issu de ce scrutin serait, dans un deuxième temps, chargé d’organiser des élections présidentielles avant mai 2011. |

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati




















Commentaires (3)
On dirait tous obliliée l'année 2002
En 2002 le président Ravalomanana envoyer des réserviste dans une autre région pour acceptée que lui le président élu au premier tour résulte le conflit des partisans de Ravalomanana et Didier Ratsiraka y en a aussi des morts selon les journaux nationaux.
c'est lui Andry Rajoelina est le vrai blocage de Madagascar
En 2009, y avait un accord à Maputo , qui est le facteur de blocage ?
Mais pourquoi il a peur de Ravalomanana , soyez claire mon pote .
Attention mon ami , on est le 30 avril , c'est la fin de l 'ultimatum de l'armée.
Concernant l'affaire du 07
Concernant l'affaire du 07 Février 2009, une question se pose : "Si une vache meurt à l'abattoir, qui doit-on accuser, celui qui à emmener la vache ou le personnel de l'abattoir ?".
Et pourquoi ne donne-t-on pas l'amnistie à un Président élu en suffrage universelle et évincé par la suite par un coup d'état militaro-civil ?
Qui doit-on juger, celui qui était élu ou celui qui a fait un coup d'état et emmener son pays vers un gouffre sans issue depuis 13 mois?
Enfin, pourquoi ne passe-t-on pas directement à une élection Présidentielle pour savoir et connaitre qui est l'élu du peuple au lieu de perdre du temps avec des Législatives ?
Réagissez à cet article