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Report des élections présidentielle et législatives en Centrafrique

Le président François Bozizé a annoncé ce jeudi 28 avril 2010 le report des élections présidentielle et législatives prévues pour le 16 mai, à l’issue d'une réunion avec la Commission électorale, les partis de toutes tendances, les ex-rébellions, la société civile et le corps diplomatique. Dénonçant l'impréparation totale du vote, les partis de l'opposition avaient décidé de boycotter les élections à moins d'un nouveau report mais le chef de l'Etat voulait coûte que coûte que la date butoir du 11 juin, date de la fin de son mandat, soit respectée. L'accord intervenu jeudi vient donc apaiser les esprits à Bangui.
Le processus électoral était bien mal parti : avec des ex-rebelles encore en armes dans toute la moitié nord du pays, des opposants qui avaient décidé de boycotter et la communauté internationale qui refusait de s'engager, la Centrafrique risquait de sombrer dans un nouveau cycle de violences politico-militaires. Le chef de l'Etat, François Bozizé, a dû se rendre à l'évidence : il ne pourrait faire l'économie d'un nouveau report.
Jeudi 29 avril 2010, la commission électorale indépendante a reconnu qu'elle n'était pas en mesure de tenir les délais. Il fallait encore, en moins de trois semaines, saisir les nouvelles listes électorales, confectionner et distribuer les cartes d'électeurs, imprimer et acheminer les bulletins de vote sur toute l'entendue du territoire. Après plusieurs semaines de polémiques, le principe d'un nouveau report est donc acté.
L'opposition qui salue au passage « l'initiative patriotique » du chef de l'Etat, réaffirme qu'elle ne remettra pas en cause les institutions en place. Reste à trouver l'habillage juridique pour prolonger le mandat du chef de l'Etat, celui des députés et fixer la mission du gouvernement. Les partis politiques se retrouveront autour du médiateur de la République, monseigneur Pomodimo. La commission électorale pourra ensuite proposer une nouvelle date pour les élections. Les uns parlent d'un report de deux semaines, les autres de quatre mois minimum.
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Commentaires (3)
POUR UN NOUVEAU REPORT DES ELCTIONS EN RCA
Chers (es) compatriotes
Nous saluons le geste patriotique du grand camarade ouvrier qui ne se lesse pas de tout mettre en œuvre pour préserver la cohésion nationale en vue de garantir les intérêts supérieurs de la nation.
Pour ses détracteurs pris au mot, il leur appartient maintenant de s'assumer vis a vis du peuple centrafricain.
Le président vient de faire preuve de sagesse, que l'opposition fasse preuve de patriotisme
Dieudonne
Pour un nouveau report des Elections...
« En attendant Godot »
Jusqu’au geste magnanime ou « patriotique » pour reprendre l’hommage de l’opposition, il faut avouer que le Président Bozizé a été long à comprendre ce qui tombait sous le sens pour le commun des Centrafricains et de la Communauté internationale. Gageons que les jeux sont désormais ouverts et qu’une concertation loyale interdira d’escamoter toutes les étapes posées comme incontournables si on veut parvenir à des élections démocratiques !
Bonne chance à la République Centrafricaine !
Report des Elections présidentielle et législatives
La quadrature du cercle
Au train où allaient les choses : inefficacité avérée de la Commission électorale indépendante dans la mise à jour des listes et cartes électorales, retard du programme de démobilisation/désarmement et réinsertion, horizon de jour en jour éloigné et, en proportion, incertain pour espérer la fin de l’insécurité qui rend impossible la circulation de la population… le report des élections présidentielles et législatives en République Centrafricaine ne pouvait que s’imposer.
Mais pour quel délai ? Tout le monde le souhaite raisonnable sans le moyen de lui fixer un terme précis. C’est alors que l’aventure a toutes les chances d’être pour les Centrafricains le Rocher de Sisyphe ou la Toile de Pénélope…, ces ouvrages sans cesse et sans fin remis sur le métier !
La difficulté pour déterminer un terme au report sera aussi, - et hélas !-, la même pour déterminer la fin du mandat de M. Bozizé : et voilà bien le cercle vicieux dans lequel nous enfermera le nouveau face-à- face de M. Bozizé et de son opposition républicaine.
Et surtout : voilà la République Centrafricaine retrouvant de cette manière la « galère » ivoirienne !
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