Thaïlande  - 
Article publié le : lundi 03 mai 2010 à 00:58 - Dernière modification le : lundi 03 mai 2010 à 00:58

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva sur RFI analyse la crise politique

Abhisit Vejjajiva, Premier ministre thaïlandais, se rendant à une réunion de gouvernement, à Bangkok, le 2 mai 2010.
Abhisit Vejjajiva, Premier ministre thaïlandais, se rendant à une réunion de gouvernement, à Bangkok, le 2 mai 2010.
Reuters / Sukree Sukplang

Par RFI

En Thaïlande, les manifestations anti-gouvernementales des «chemises rouges» dans le centre de Bangkok vont bientôt entrer dans leur deuxième mois. Le 10 avril, l'armée sur l'ordre du Premier ministre Abhisit Vejjajiva avait tenté de disperser les manifestants. L'opération avait tourné au désastre: 21 manifestants et 4 militaires avaient été tués. Depuis le gouvernement s'est abstenu de toute action. Notre correspondant à Bangkok Arnaud Dubus a rencontré le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, qui revient sur cet événement et analyse la crise politique. 

Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

Pour Abhisit Vejjajiva, la question n'est pas de dissoudre le Parlement dans trois mois, dans six mois ou dans neuf mois. A ses yeux, il reste un nombre important de problèmes à résoudre avant l'organisation d'élections anticipées de manière à ce que la Thaïlande ne retombe pas dans un nouveau cycle de troubles politiques.

« Il faut mettre toutes les questions sur la table : l'injustice structurelle, les problèmes liés à l'application de loi – le système deux poids deux mesures -, la façon dont les médias, qui sont devenus des outils pour des groupements politiques, sont gérés... Nous devons parler des moyens de réunifier le pays et de créer un environnement où puisse se dérouler une compétition politique saine et pacifique. Après cela, nous pourrons organiser des élections qui résoudront véritablement les problèmes les plus saillants », déclare le Premier ministre Abhisit Vejjajiva.

Pour l'instant, cet appel à des pourparlers sonne plutôt creux. Gouvernement et «chemises rouges » sont engagés dans un bras de fer, chacun attendant que l'autre cède. Une atmosphère chargée d'émotions qui n'est guère propice à une table ronde.  

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