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    Grèce: après le chaos financier, les violences urbaines

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    Au lendemain des manifestations contre le plan d’austérité du gouvernement grec qui ont fait trois morts dans l’incendie d’une banque dans le centre de la capitale, les regards se tournent vers Exarchia, quartier étudiant et contestataire d’Athènes.

    C'est dans ce quartier que l'assassinat d'un jeune lycéen par un policier s'était produit en décembre 2008, provoquant de violentes manifestations dans le pays durant plusieurs semaines.

    Avec notre correspondante à Athènes, Amélie Poinssot

    Nous sommes à Exarchia, quartier étudiant et contestataire d’Athènes. C’est ici, autour de l’université Polytechnique que se jouent, à chaque manifestation, l’affrontement entre des jeunes et les forces de l’ordre. Cette fois-ci, l’affrontement a dépassé le face à face habituel. Zacharias, photographe était sur place lorsque l’incendie s’est déclaré :

    « Trois morts, sans raison aucune. Comme ça, gratuitement… Je peux dire que oui, c’est sûr, ce sont ceux qui ont allumé le feu qui sont responsables… Mais je ne peux pas enlever de ma tête la pensée qu’ils sont responsables aussi, les pompiers et les policiers qui ne les ont pas fait sortir ».

    Zacharias faisait partie des rares passants que l’on pouvait croiser hier soir à Exarchia. Le quartier étrangement calme avait été intégralement passé aux gaz lacrymogènes pour mettre fin aux derniers affrontements. A chaque coin de rue, on trouve un bataillon de policiers. Sara, une étudiante, promet le pire pour les jours à venir :

    « Moi voilà comme je vois les choses : je suis très déçue… Nous on leur a dit aux policiers : arrêtez de nous taper dessus ! Comportez-vous comme des hommes, puisque vous êtes des hommes ! C’est possible que ça reparte comme en décembre 2008. Vraiment possible. Tout est possible ».

    En décembre 2008, la jeunesse grecque s’était emballée à la suite de l’assassinat, à Exarchia, d’un jeune lycéen par un policier. Pendant des semaines, la Grèce avait vécu au rythme des violences urbaines.

    Un réveil difficile pour les Grecs ce matin

    Les télévisions continuent de passer en boucle les images du tragique incendie qui a fait trois morts. Nul doute que l’événement va faire l’objet de toutes les discussions dans les jours qui viennent. Dans le centre-ville, les dégâts sont encore visibles– même si hier soir déjà, les équipes municipales s’efforçaient d’effacer au plus vite les traces des affrontements. Des policiers patrouillent partout dans le centre ville. Cette nuit encore, des rues entières étaient fermées à la circulation : une ambiance d’état de guerre régnait dans les rues d’Athènes.

    Les banques ont fermé leurs rideaux. En hommage aux trois victimes d’hier, la fédération des employés de banques a appelé à faire grève aujourd’hui : pour elle, ce tragique incident est « la conséquence des mesures dirigées contre le peuple qui ont déclenché la colère populaire ».

    Le Parlement devait examiner aujourd’hui en fin de journée le projet de loi pour permettre l’entrée en vigueur du plan d’austérité. Un rassemblement était prévu devant le Parlement à l’appel d’un syndicat. On ne sait pas encore si l’agenda sera maintenu.

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