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Ils ont dit...

Le Parti conservateur a remporté les élections législatives du jeudi 6 mai 2010 au Royaume-Uni sans majorité absolue avec 306 députés, devant le Parti travailliste (258) et les libéraux-démocrates (57), selon le résultat final officiel portant sur l'ensemble des circonscriptions.
A l'issue de ce scrutin, le chef de file des conservateurs David Cameron a annoncé vendredi 7 mai qu'il était prêt à offrir un accord « large, ouvert et global » de partage du pouvoir aux libéraux-démocrates. « Je veux que nous travaillions ensemble pour résoudre les problèmes importants et urgents de notre pays », a-t-il indiqué dans une conférence de presse à Londres.
De son côté, Nick Clegg qui avait reconnu des résultats « décevants », avait déclaré néanmoins que les conservateurs, arrivés en tête, étaient priorotaires pour former un nouveau gouvernement : « J'avais dit que le parti, quel qu'il soit, recueillant le plus de voix et de sièges, même s'il n'obtenait pas la majorité absolue, avait la priorité pour tenter de gouverner, soit seul, soit en s'alliant avec d'autres partis, et je garde cette position ».
Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est dit, lui, prêt à discuter de la formation d'un gouvernement avec les libéraux-démocrates en cas d'échec des négociations entre les leaders conservateurs et les libéraux-démocrates, auxquels il laisse la priorité. « Je comprends et je respecte totalement la position du chef du Parti libéral-démocrate Nick Clegg lorsqu'il exprime le souhait de prendre contact en premier lieu avec le chef du Parti conservateur ».
« MM. Cameron et Clegg devraient clairement prendre autant de temps qu'ils l'estiment nécessaire » pour tenter de former une coalition, a ajouté M. Brown. « Pour ma part, je voudrais préciser que je serais prêt à rencontrer un quelconque chef de parti ».
« Si les discussions entre MM. Cameron et Clegg devaient échouer, alors bien sûr, je serais disposé à discuter avec M. Clegg des thèmes sur lesquels la conclusion d'une entente pourrait être possible entre nos deux partis », a-t-il souligné, citant « la poursuite de la stabilité économique, où il existe un terrain d'entente important » et « des réformes politiques radicales ».
La veille pourtant, les travaillistes ont clairement fait savoir qu'ils avaient l'intention de tenter de se maintenir au pouvoir, de préférence par le biais d'une coalition avec les libéraux-démocrates. La perspective a immédiatement déclenché l'ire des conservateurs. « Le gouvernement Labour n'a plus l'autorité pour gouverner notre pays », a estimé le chef de file des Tories, David Cameron.
Gordon Brown a reconnu cependant que les électeurs britanniques avaient « envoyé un message très puissant » en élisant un « Parlement suspendu » (hung parliament), sans majorité absolue. « Il doit y avoir immédiatement une législation pour commencer à restaurer la confiance du public dans la politique et améliorer la perception et la réputation du Parlement, un système électoral plus équitable est fondamental », a-t-il poursuivi.

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