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Article publié le : vendredi 07 mai 2010 - Dernière modification le : vendredi 07 mai 2010

Le jeu des alliances a commencé au Royaume-Uni

A Londres, le jeu des alliances commence, ce 7 mai 2010
A Londres, le jeu des alliances commence, ce 7 mai 2010
REUTERS/T. Melville

Par RFI

Au Royaume-Uni, aucun parti n'obtient la majorité absolue, nécessaire pour former un gouvernement. Les résultats officiels des élections législatives sont tombés ce vendredi 7 mai 2010 en fin d'après-midi : les conservateurs remportent la victoire avec 306 députés, devant les travaillistes qui décrochent la deuxième place avec 258 sièges. Les libéraux-démocrates, eux, ne cachent pas leur déception avec seulement 57 élus.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

C’est donc un gouvernement de coalition qui sera proposé à la reine Elisabeth II dans les prochains jours. Chaque parti tente dès lors d’aborder les négociations en position de force à commencer par le libéral-démocrate Nick Clegg, qui le premier a tendu la main aux conservateurs. « Je pense qu’il revient maintenant au parti conservateur de prouver qu’il est capable de tenter de gouverner dans l’intérêt général. », a déclaré Nick Clegg.

Les législatives au Royaume-Uni en images

Les Tories et leur leader David Cameron, très frustré de ne pas avoir réussi à soulever la vague bleue tant espérée, a vite répondu par des concessions intéressantes : « Notre offre large, ouverte et détaillée aux libéraux-démocrates consiste à les aider à mettre en œuvre des points-clé de leur programme. »

Les conservateurs sont même prêts à inclure des membres libéraux-démocrates dans leur gouvernement. Ceci dit en cas d’échec notamment sur la réforme du système électoral chère à Nick Clegg, le Premier ministre Gordon Brown qui ne se résout pas à abandonner le navire, pourrait venir à la rescousse.

De gauche à droite : le leader des Libéraux-démocrates, Nick Clegg, le Premier ministre travailliste Gordon Brown, et le leader des conservateurs, David Cameron.
07/05/2010 - Royaume-Uni

« Il est clair que si les discussions entre David Cameron et Nick Clegg devaient échouer, je serai tout à fait disposé à discuter avec M. Clegg des thèmes sur lesquels une entente pourrait être possible entre nos deux partis », a annoncé Gordon Brown.

Nick Clegg a donc l’embarras du choix, une belle revanche pour son parti qui n’a après tout que 57 députés et qui n’avait jusqu’alors aucune chance d’accéder jamais au pouvoir.

La réforme électorale au cœur des discussions

Avec notre envoyée spéciale à Londres, Béatrice Leveillé

Le système électoral britannique ne traduit pas en terme de sièges le nombre de voix pour un parti. Les libéraux-démocrates ont recueilli 23% des votes et ils n’ont que 57 sièges contre 258 sièges pour les travaillistes avec 29% des voix et 306 pour les conservateurs qui ont obtenu 36% des suffrages. La réforme de ce système uninominal à un tour qui fait la part belle aux deux grands partis est au cœur des discussions entre Nick Clegg et David Cameron.

Les conservateurs avaient rejeté toute idée de réforme électorale pendant la campagne mais ils semblent prêts à faire des concessions. Seront-elles suffisantes ? Personne n’attend de résultats à ces discussions entre conservateurs et libéraux-démocrates avant lundi ou peut-être même mardi matin.

Les travaillistes sont en embuscade. Ils se disent convaincus que David Cameron et Nick Clegg n’arriveront pas à se mettre d’accord sur ce point et ils restent prêts à gouverner avec les libéraux-démocrates. Gordon Brown restera à son poste de Premier ministre tant qu’une majorité ne se dessinera pas à la Chambre des communes.

Que pensent les Britanniques d’une possible alliance entre conservateurs et libéraux-démocrates

La plupart des électeurs ne sont pas choqués par l’offre que David Cameron a fait à Nick Clegg de former une coalition stable pour gouverner mais il y a ceux qui se sentent trahis comme cet étudiant qui voulait voter libéral-démocrate et qui une fois dans l’isoloir a choisi un candidat travailliste pour faire barrage justement aux conservateurs. « La condition devrait être la réforme du système électoral s’ils offrent cela, ça peut être bon, mais j’aurais préféré voir Nick Clegg s’allier à gauche plutôt qu’a droite, il nous a vendu, c’est décevant ».

Les plus nationalistes au sein de l’électorat conservateur ont également du mal à digérer que le parti libéral-démocrate, le parti plus europhile et qui en plus prône la régularisation des immigrés, puisse arriver au pouvoir grâce à leur vote. Mais en réalité les discussions ont à peine débuté et elles devraient se poursuivre pendant tout le week-end.

Et sur France 24: Vainqueur des élections, Cameron propose à Clegg un partage du pouvoir

tags: Gordon Brown - Royaume-Uni
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Commentaires (1)

Futur coallition

Je pense pense que une coalition entre les travaillistes et libereaux -democrates serait plus souhaitée et plus politique pour avoir une majorité a la chambre des communes afin de faire apparaitre un nouveau pouvoir et un nouveau chemin vers l'ue , mettre en évidence l'échec des conservateurs pendant ces 13 de pour.

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