Dernières infos
Chine / Droits de l'homme - 
Article publié le : samedi 08 mai 2010 - Dernière modification le : samedi 08 mai 2010

Deux avocats chinois défenseurs des droits de l'homme radiés du barreau

Des adeptes du groupe spirituel Falungong préparent un rassemblement, à Hong Kong, le 25 avril 2009, pour protester contre la Chine qui, 10 ans auparavant, avait interdit ce groupe.
Des adeptes du groupe spirituel Falungong préparent un rassemblement, à Hong Kong, le 25 avril 2009, pour protester contre la Chine qui, 10 ans auparavant, avait interdit ce groupe.
AFP/Philippe Lopez

Par RFI

Les autorités chinoises ont révoqué les licences professionnelles à deux avocats chinois qui défendaient un adepte du mouvement des Falungong, qualifié de secte par Pékin et interdit en Chine depuis 1999. L'annonce a été faite vendredi soir 7 mai 2010 sur le site internet du Bureau des affaires judiciaires de Pékin qui reproche aux deux avocats d'avoir « troublé l'ordre » du tribunal
 

Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

Les autorités chinoises semblent bien décidées à décourager les avocats de plaider la cause des membres du Falungong, cette communauté interdite en Chine depuis plus de dix ans.

En avril 2009, deux avocats avaient défendu un adepte du mouvement, jugé dans la province du Sichuan. Les deux avocats, Tang Jin Jitian et Liu Wei, s’étaient vu reprocher par le président du tribunal d’avoir troublé l’ordre et interférer dans le cours normal des débats. Les défenseurs avaient alors quitté le tribunal, après avoir estimé qu’ils ne pouvaient plus défendre leur client.

Dans un communiqué adressé à une organisation humanitaire, ils expliquaient que le président du tribunal ne les laissait pas intervenir, interrompait les plaidoiries et avait autorisé l’enregistrement des débats, en violation des règlements.

Un an plus tard, on apprend que ces deux avocats ont été radiés du barreau, une sanction déjà infligée à d’autres avocats et en particulier le dissident Gao Zhisheng, défenseur lui aussi, du Falungong, mais aussi des chrétiens clandestins.

Gao Zhisheng s’était vu retirer sa licence, condamné, placé en résidence surveillée, avant de disparaître totalement pendant un an, après avoir été interpellé par la police. Les autorités chinoises lui reprochaient d’avoir réclamé la fin des persécutions contre les membres du Fa Lun Gong. Gao Zhisheng a déjà été cité  à plusieurs reprises comme possible prix Nobel de la paix.

tags: Chine - Droits de l’homme
Sur le même sujet :
Commentaires
Réagissez à cet article
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
To prevent automated spam submissions leave this field empty.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier que vous n’êtes pas un robot afin de prévenir le spam automatique.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères (sans espaces) indiqués dans l'image.
Fermer