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    France

    «Hors-la-loi» suscite la polémique avant même sa projection à Cannes

    media Les acteurs principaux de «Hors-la-loi». De gauche à droite : Jamel Debbouze (Saïd), Sami Bouajila (Abdelkader), Roschdy Zem (Messaoud). Tessalit Productions/Tadrart Films/StudioCanal

    Sélectionné en compétition officielle pour représenter l’Algérie, Hors-la-loi fait débat. Le réalisateur Franco-algérien Rachid Bouchareb est accusé en France de « falsification » de l’histoire de la colonisation.

     

    Hors-la-loi est « un film qui revisite l’histoire et qui, au lieu de pacifier les relations, va aviver les blessures », soutient Lionnel Luca. Le député des Alpes-Maritimes, issu de la majorité présidentielle, n’a pourtant pas vu le film, coproduit par la France, l’Algérie, la Belgique et la Tunisie. Il base ses affirmations sur un avis émis, à partir d’un scénario provisoire, par le service historique du ministère de la Défense, lequel a relevé des anachronismes. 

    En course sous pavillon algérien pour la Palme d’or, Hors-la-loi est une suite du film Indigènes, qui rendait hommage aux tirailleurs algériens qui se sont battus pour la France durant la Seconde Guerre mondiale. Cette fois, le nouveau long métrage de Rachid Bouchareb retrace le destin de trois frères ayant survécu aux massacres de Sétif de mai 1945 et qui, arrivés en France, s’engagent pour l’indépendance de l’Algérie.

    Plusieurs milliers d’Algériens ont été tués au cours de ces massacres, déclenchés en répression de manifestations pro-indépendantistes dans l’Est algérien qui avaient dégénéré et fait plus de cent morts parmi les Européens. Le film s’ouvre sur ces événements sanglants et c’est justement cette séquence qui a provoqué la polémique.

    Un film critiqué avant sa projection

    L’oeuvre a été sévèrement critiquée avant même sa projection. Le député UMP Lionnel Luca parle ainsi d’un film « négationniste » qui « falsifie » l’Histoire. Et il n’est pas le seul à s’insurger. Hors-la-loi a éveillé par avance la colère de certains harkis, d’anciens combattants, de pieds-noirs mais aussi des proches de l’extrême droite dont un collectif, nommé « Vérité Histoire – Cannes 2010 », a appelé à manifester à Cannes et à « pourrir » le festival.

    Face à cette levée de boucliers, Frédéric Mitterrand a tenté de calmer les esprits. Interpellé sur le sujet à l’Assemblée nationale, le ministre de la Culture a jugé que « les débats sur la guerre d’Algérie sont sains, ils nous aident à reconstituer une trame essentielle de notre passé récent ». Une douzaine d’intellectuels, parmi lesquels la réalisatrice Yasmina Adi et les historiens Benjamin Stora et Sylvie Thénault, soucieux de défendre « la liberté de création », ont même dû publier un texte mis en ligne sur le site du journal Le Monde pour dénoncer la « campagne » lancée contre le film. « Un film qu’il convient d’abord de voir avant d’en débattre » a souligné pour sa part le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux.

    Jusqu’à présent le principal intéressé, Rachid Bouchareb, n’a pas encore réagi officiellement aux accusations portées contre lui. Mais on peut d'ores et déjà supposer que, quatre ans après le sacre des acteurs d’Indigènes, qui avaient reçu un prix d’interprétation collectif, l’accueil qui lui sera réservé cette fois-ci ne sera pas le même. Son retour sur la Croisette promet en tout cas de faire des remous.

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