GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 13 Décembre
Jeudi 14 Décembre
Vendredi 15 Décembre
Samedi 16 Décembre
Aujourd'hui
Lundi 18 Décembre
Mardi 19 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • La France doit être «totalement impeccable» sur le droit d'asile, «ce qui n'est pas le cas» (Pascal Brice, directeur de l'Ofpra au JDD)
    • Philippines: vingt-six morts dans des glissements de terrain après une tempête (autorités)
    • Pakistan: au moins cinq morts dans une attaque suicide contre une église, selon les autorités
    • Aéronautique: deuxième vol réussi pour le C919, moyen-courrier rival chinois d'Airbus et Boeing (CCTV)
    • Espace: une fusée «Soyouz» s'envole vers la station spatiale internationale (ISS) avec trois astronautes à bord
    Europe

    Aleksei Guskov : bientôt la consécration hors des frontières russes?

    media Aleksei Guskov Rifat Yunisov

    Quand Aleksei Guskov quitte sa Russie natale, c’est pour souffler un peu. La star du petit et du grand écran a le luxe de prendre le métro à Paris ou de se promener dans les ruelles de Rome sans être reconnu par les passants. L’anonymat retrouvé pour ce comédien dont la carrière a été façonnée par la recherche de la liberté d'expression. Portrait.

    « Je suis un citoyen du monde », sourit Aleksei Guskov, qui est un des comédiens les plus connus en Russie aujourd'hui. Né le 30 mai 1958 en Pologne, il compte une quarantaine de rôles au cinéma et une trentaine au théâtre. De formation théâtrale classique, il a débuté au cinéma en 1985 et c'est grâce à ses rôles dans les séries télévisées, un genre que les russes affectionnent particulièrement, qu'il est propulsé au sommet de la gloire dans les années 2000.

    La série Le roman de la taïga où il joue un officier garde-frontière soviétique impliqué dans la contrebande avec des Chinois dans les années 1970 a été vue par de millions des téléspectateurs russes. Ce succès ne passe pas les frontières mais lui ouvre des possibilités de création très personnelle qui touche un public certes moins nombreux mais très cinéphile. « Quand un comédien a besoin de dire plus, il passe à la production », affirme-t-il.

    S'appuyant sur l'exemple de Clint Eastwood ou de Mel Gibson, comédiens qui ont leurs propres sociétés de production, il produit plusieurs films où il joue lui-même les rôles principaux, comme Raguine d'après Tchekov en 2004, grand-prix du festival de Karlovy Vary, ou Le Père en 2007, d'après la nouvelle « Le retour » d'Andrei Platonov, longtemps interdit en URSS. Des destins brisés d’hommes forts: « l'humanisme, c'est ce qu'il y a de plus important dans l'art » explique le comédien.
     

    C'est ce même besoin de s'exprimer et de « dire plus » qui l'a poussé vers le théâtre. Étudiant de l'université technique Bauman, prestigieuse école d'ingénieurs russe, il la quitte en 1979 après quatre années d'études pour le studio-école du Théâtre d'Art Mkhat de Moscou. « C'était une époque propice pour le théâtre, se souvient Aleksei Guskov : on lisait entre les lignes ». Les spectacles d'Efros, Ploutchek et Vassiliev sont pour lui une révélation car malgré la censure, ces metteurs en scène parvenaient à s'exprimer avec la langue d'Esope : celle des fables et des paraboles.
     
    Le Concert, rencontre avec le cinéma français
     
    Les premières expériences fortes au cinéma ont pour lui un goût d'interdit : Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman et Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino, avec la fameuse scène de la « roulette russe » le marqueront à jamais. Ces deux films ont été interdits en Union soviétique : « j'ai vu le film de Cimino chez un ami diplomate qui avait réussi à le faire entrer clandestinement au pays » se souvient Aleksei Guskov.
     
    On retrouve le parfum de cette époque soviétique où la répression n’interdisait pas le rire dans le film du réalisateur franco-roumain Radu Mikhaïleanu Le Concert, où Aleksei Guskov interprète le rôle principal. Ce film qui raconte l’histoire d'un chef d'orchestre licencié du Bolchoï pour avoir défendu des musiciens juifs est sorti en France en octobre 2009. Cette collaboration lui a permis de rencontrer le monde du cinéma français auquel il reste très attaché et le laisse même un peu rêveur.
     
    A la première du film au Théâtre du Châtelet, de nombreuses personnalités du cinéma français sont venues le saluer, y compris Luc Besson dont il admire l'œuvre. En apprenant que le comédien avait fait une école d'ingénieurs, Luc Besson s'exclama : « Ah, c'est pour cela que vous avez un regard intelligent! » Peut-être travailleront-ils un jour ensemble?...
     

    Revivez le festival au jour le jour avec notre dossier spécial

     

    Chronologie et chiffres clés
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.