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    Moyen-Orient

    Parviz Parastui : une star iranienne est une star comme les autres... mais invisible

    media Parviz Parastui DR

    27 ans de carrière, les plus grandes récompenses dans son pays, acteur et chanteur, Parviz Parastui est une véritable vedette en Iran, mais sa renommée ne s’est jamais étendue au-delà de la communauté iranienne.

    Depuis que le cinéma existe, chaque pays a eu ses stars qui faisaient déplacer une foule de spectateurs. N’oublions pas que personne ne se donnait la peine de savoir qui se cachait derrière la caméra. Le phénomène « réalisateur star » est très récent. Il est aussi normal que, vu le nombre important de stars locales, Cannes ne les ait pas toutes accueillies en son sein.

    Parviz Parastui fait partie de ces vedettes qui n’ont pas franchi leurs frontières. Bien qu’il soit aimé par l’ensemble de la population iranienne et que son nom soit une garantie au moins de la qualité du jeu d’acteur, nous ne pouvons pas le considérer comme « star » mais comme un acteur très populaire. Probablement à cause de son physique, pas très grand et trapu. Ce qui l’empêchait d’être comparé à un Gregory Peck ou tous les acteurs américains qui troublaient les jeunes adolescentes de presque tous les pays du monde. Sauf moi, qui collectionnais toutes les photos de Yul Brynner, « chauve et pas beau » selon ma grand-mère.

    Revenons à Parastui qui, bien que non-star, a su, de par ses qualités, assurer sa longévité au cinéma et à la télévision au cours de ses 27 années de carrière ; majoritairement dans des rôles principaux de nombreux films allant de la comédie au drame.

    Parmi ses meilleurs performances on peut citer les exemples de Leily est avec moi (1996), Agence de verre (1997), Marmoulak (Le lézard) (2004) et Le Saule pleureur (2005), pour lequel il a obtenu le « Simorgh  de cristal » du meilleur acteur au Festival du film Fajr de Téhéran de 2005. Sans oublier le diplôme d’honneur pour le second meilleur rôle au Festival du film de Fajr pour Leily est avec moi, et aussi le « Simorgh de cristal » du meilleur second rôle pour Agence de verre.
     
    Dans Leily est avec moi (1995), une comédie sur la guerre, réalisé très peu de temps après la guerre irano-irakienne brisant ainsi un sujet tabou et Agence de verre (1997) un thriller soulevant les problèmes des blessés de guerre, ignorés par les autorités et malmené par le peuple, deux films totalement différents, il donna toute la mesure de son talent d’acteur. Une prestation qui lui valut deux prix de meilleur acteur au Festival du Film de Fajr... Sa présence dans Le lézard (Marmoulak) (2004), film caustique, montrant un malfaiteur usurpant l’identité d’un religieux (mollah), creva l’écran. Le lézard qui n’a pas eu les faveurs de Cannes, connaîtra un succès phénoménal en 2 semaines en Iran et sera vite interdit. Ce qui ne l’empêcha pas de faire le tour du monde et d’être vu par presque tous les Iraniens.
     

    Comme je viens de l’évoquer au début, bien sûr Cannes ne peut pas accueillir toutes les stars locales, mais dans le cas du cinéma iranien, et je ne m’avancerai pas sur d’autres cinéma, il a privilégié les films d’auteurs, majoritairement sans acteurs professionnels. Il a aussi snobé les films populaires, d’action et d’autres venant de ce pays, alors qu’en terme de qualité ils n’avaient rien à envier à une certaine catégorie de films américains qui, eux, se voyaient sélectionner dans différentes sections de Cannes. Cannes n’a pas sélectionné Le lézard et c’est dommage car tout le monde aurait connu les talents de Parviz Parastui. Une  étoile qui aurait enrichi le tableau glorieux du cinéma iranien à ce festival.

     

     

    Acteur,
    Né en 1955, à Hamadan, en Iran, Parviz Parastui commença sa carrière artistique sur scène en 1969. En 1983, il fit ses débuts au cinéma et en 1988, il apparut dans des séries à la télévision iranienne. En plus de sa carrière d’acteur du cinéma et du théâtre, Parviz Parastui chante et a déjà enregistré trois albums. Son dernier album, Mon Papa est sorti en 2006.
    Avec plus de 32 titres, la filmographie de Parviz Parastui est assez riche. Elle comporte notamment, Terre des amoureux, son premier film, réalisé en 1983, Le bonhomme de neige (1995), Leyli est avec moi (1996), Amour maternel (1997), Le Ruban rouge (1999), Le Lézard(2004, Café transit (2005) et Vingt (2008 ).

     

    L’Iran et sa cinématographie
     
    Le succès extraordinaire du cinéma d’auteur iranien au cours des années 90 dans les festivals a provoqué beaucoup de questions sur la genèse de ce cinéma, sa richesse et sa vivacité.
    C’était bien sûr sans savoir que ce cinéma n’était pas né la veille.
    Lorsqu’en 1989, Où est la maison de mon ami ?  d’Abbas Kiarostami, a reçu le Léopard d’or du festival de Locarno et a lancé son réalisateur sur l’orbite du cinéma mondial, personne ne s’attendait à ce que ce succès soit le début d'une déferlante sur les festivals, de jeunes réalisateurs iraniens qui n’en partaient pas les mains vides, et raflaient leurs meilleurs prix. C’était la période de l’étonnement devant l’émergence d’un cinéma tendre, poétique, simple mais sans naïveté.
    Bien que l’industrie du cinéma semble, à priori, bien portante en Iran, en regardant de près, on constate qu’hormis quelques grands succès populaires, majoritairement des navets, les petites productions souffrent de beaucoup de maux : le manque de subvention ou plutôt la baisse totale ou partielle du soutien de l’état, le manque de distributeurs et de salles. L’année 2009, chargée d’évènements politiques et de mouvements de contestation, n’a pas été favorable pour l’industrie du cinéma en Iran. Espérons que l’année 2010 nous apportera d’autres films surprenants de ce pays.

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