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    Culture

    Rodrigo Santoro est plus qu’un simple latin lover brésilien

    media Rodrigo Santoro lors du tournage du film Redbelt, de David Mamet Sonyclassics.com

    Aussi à l'aise sur le tournage d'une telenovela au Brésil que sur celui d’un film dirigé par Steven Soderbergh, Rodrigo Santoro essaie de dépasser le cliché du latin lover, auquel sont souvent cantonnés les acteurs ibéro-américains.

    Son image a fait le tour du monde dans l’un des films les plus chers de l'histoire... de la publicité. Quand le spot du parfum Chanel N°5 est sorti en 2004, le public a aussitôt adoré la mise en scène grandiose de Baz Luhrmann - qui avait déjà dirigé Nicole Kidman dans Moulin rouge - mais était aussi très curieux de connaître le nom du superbe jeune homme juché sur le toit d’un immeuble new-yorkais, sur lequel se cachait la star australienne. Il s'agissait de Rodrigo Santoro, l'un des acteurs brésiliens les plus en vogue de sa génération. 

    La carrière de Rodrigo Santoro a débuté en fait  bien avant cette superproduction de 7,5 millions d'euros de la maison Chanel. Véritable star dans son pays, il a été découvert dans les telenovelas et fait partie de cette génération d'acteurs qui ont fait leurs armes à la télévision. Alors qu’en Europe les téléfilms ne sont pas toujours vus d'un bon œil, commencer par le petit écran est loin d'être dévalorisant au Brésil, surtout quand on est soutenu par la « machine » Globo (voir encadré). Rodrigo Santoro, qui a débuté sa carrière à l’âge de dix-sept ans au sein de l'école de comédiens de la célèbre chaîne de Rio, en est un bon exemple. 
    Après quelques telenovelas et séries télévisées, il a fait ses armes au cinéma sur des projets très divers et a rapidement tenu l'affiche d'Avril brisé (2003), dirigé par Walter Salles, le réalisateur de Central do Brasil. Le film a participé à plusieurs festivals un peu partout dans le monde, et a lancé sa carrière internationale.
     
    Le rêve hollywoodien
     

    Pour son premier rôle à Hollywood, Rodrigo Santoro n'avait même pas de texte, ce qui ne l’a pas empêché de démarrer sur les chapeaux de roue dans une grande production : Charlie's Angels – les anges se déchaînent . Il y jouait un surfeur – ou plutôt un corps – mais accrochait déjà le regard. Il y a eu ensuite Love actually de Richard Curtis, 300 de Zack Snyder, Redbeld de David Mamet et I love you Phillip Morris, encore à l'affiche en France, où il joue le rôle du premier copain de Jim Carrey. La vraie consécration aux Etats-Unis, Rodrigo Santoro l’a connue en 2006, en devenant Paulo, l'un des naufragés de la troisième saison de la série Lost. Jackpot assuré dans un pays, comme son Brésil natal, où les séries télévisées créent autant de stars que le cinéma. 
     
    Ce fan de De Niro et d’Al Pacino semble aimer les défis et le cinéma de performance, au point de prendre ou de perdre plus de dix kilos entre deux films pour se glisser dans la peau d'un personnage. En 2007, enchanté par le projet de Steven Soderbergh, qui voulait raconter l'histoire de Che Guevara, il a su convaincre le directeur de Traffic de lui donner un rôle, alors qu’il ne maîtrisait pas encore l'espagnol. « A l'époque, je parlais plutôt le portugnol ! »  a-t-il rappelé avec humour lors d'une interview à RFI. Moins de deux mois de cours intensifs plus tard, il incarnait pourtant Raul Castro - le frère de Fidel -, aux côtés du Portoricain Benicio Del Toro, un autre Latino ayant commencé, bien avant lui, une carrière à Hollywood. 
     
    Comme plusieurs de ses confrères ibéro-américains, Santoro fait son possible pour ne pas rester enfermé dans le rôle du latin lover de service. Ou, pire encore, être obligé de jouer la carte de l'exotisme. Dans les années 40, sa compatriote Carmen Miranda avait du se recomposer un accent brésilien - qu'elle avait pourtant perdu depuis bien longtemps ! - pour préserver l'étiquette dans la comédie musicale Brazilian Bombshell

    Choisi pour être l'un des hommes les plus sensuels de la planète en 2006 par le magazine People, Rodrigo Santoro est en train de changer peu à peu cette image. Dans Love actually, il interprétait ainsi le rôle de Karl, un timide employé de bureau…  britannique ! Rien à voir avec le surfeur au torse nu et bronzé de Charlie's angels.

    La plus grande chaîne de télévision d'Amérique latine est aussi l'un des acteurs majeurs du 7ème art au Brésil. Ces dernières années, les films qu'elle a produits ou coproduits ont raflé plus de 90% des recettes du cinéma brésilien, en partie grâce à la popularité des comédiens formés en son sein.

    Globo est également un puissant groupe de presse. Appuyé par la publicité gratuite – insérée dans ses émissions sous forme de spots publicitaires ou de reportages dans les différents media du groupe – le géant des télécommunications n'a aucun mal à attirer le public dans les salles de cinéma.

     

    BIOGRAPHIE EXPRESS : 

    Rodrigo Santoro

    Brésilien de Petrópolis (Etat de Rio de Janeiro), né en 1975

    Plus de 10 telenovelas et séries télévisées au Brésil et aux Etats-Unis

    Plus de 15 films, dont la moitié aux Etats-Unis

    Avant ses débuts à Hollywood avec Charlie's angels, Rodrigo Santoro a joué un petit rôle dans le téléfilm Roman spring of Mrs Stone, un remake de Le Visage du plaisir de Tennessee Williams, avec Helen Mirren et Olivier Martinez

    Prix du meilleur acteur au Festival de Cartagène en 2002, avec Bicho de Sete Cabeças, son premier long-métrage

    Prix du meilleur acteur au Festival de Cancun en 2007, avec le film Não por acaso

    Avril brisé, dans lequel Rodrigo Santoro tenait le rôle principal, a été nominé comme meilleur film étranger au BAFTA et au Golden Globe en 2002

    Il sera à l'affiche en 2010 dans une comédie romantique intitulée La bachelière

     

     

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