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L'euro au plus bas depuis 4 ans

Il faut remonter à avril 2006 pour retrouver de tels niveaux. L'euro est au plus bas, la monnaie européenne s'échange à 1,23 dollars et recule également face au yen. En conséquence, la bourse de Tokyo plonge, l'indice Nikkei est en recul de près de 3%. La mise en place du plan de secours à la Grèce n'a visiblement pas calmé l'inquiétude des marchés financiers.
Le répit aura été de courte durée pour la zone euro. Malgré l'ampleur de ce plan de secours et les 750 milliards d'euros mis sur la table, une semaine plus tard la défiance est toujours là, l'euro continue de plonger, et avec lui les places boursières.
L'Europe se trouve confrontée à une situation pour le moins paradoxale. Dans un premier temps, c'est la crise de l'endettement qui a suscité la défiance des marchés. Désormais, ce sont les mesures annoncées justement pour réduire cet endettement qui inquiètent les investisseurs.
Rien ne semble pouvoir rassurer les marchés
Les cures d'austérité budgétaire que vont s'imposer certains pays comme la France, l'Espagne ou le Portugal pourraient menacer l'activité économique de la zone euro, déjà très faible au regard des pays asiatiques ou des Etats-Unis. D'un côté, les marchés demandent de la rigueur, de l'autre ils s'inquiètent de la faiblesse de la croissance, rien ne semble pouvoir les rassurer.
Les ministres des Finances de la zone euro vont se réunir cet après-midi à Bruxelles. L'eurogroupe tentera bien sûr de rassurer les marchés et il sera question de la coordination des politiques budgétaires. Mais il sera très dificile, dans ce contexte, de convaincer les marchés et d'enrayer cette défiance qui pèse aujourd'hui, quoique fassent les dirigeants de la zone euro, sur la monnaie européenne.

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Commentaires (1)
Renforcer la lutte contre l'evasion fiscale
Si les déficitaires budgétaires se creusent davantage dans les pays européens, c'est en partie du aux évader fiscaux. Dans la mesure où c'est grâce aux recettes fiscales obtenues que l'état finance les services publics comme l'accès gratuit aux prestations sanitaires et médicales, l’éducation, les infrastructures et la sécurité, il est injuste qu'il y ait des citoyens assez rusés qui déclarent peu de revenus et en coulisse délocalisent le reste de leur richesse dans les paradis fiscaux.
La conséquence de cette équation est évidente : plus de dépenses publiques face à de faibles recettes fiscales engendrent des déficits.
Et tout en restant sur le territoire national pour jouir gratuitement des facilités offertes par l'Etat. En somme, tout le monde, sans aucune faveur, doit être soumis au même traitement fiscal en vertu du principe de la justice sociale.
Faut il encore que les gouvernements de ces états aient le courage de sanctionner les banques et sociétés qui opèrent par le biais de leurs filiales dans ces paradis fiscaux? Rien n'est moins sur.
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