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Golfe du Mexique : une catastrophe plus ample que celle estimée ?

La présence d'énormes nappes de pétrole à grande profondeur dans le golfe du Mexique, laissant supposer que la quantité de pétrole s'échappant du puits pourrait être bien pire que les précédentes estimations, rapportait le quotidien américain New York Times -dans son édition datée du 15 mai 2010. Selon le NYT, les nappes de pétrole, d'une épaisseur d'une centaine de mètres, s'étendraient actuellement sur 16 kilomètres de long et 5 km de large.
Utilisant une technique qui, à la fois, traque les particules et qui calcule la vitesse de leur mouvement, Steven Wereley, professeur d'ingénierie mécanique à l'Université Purdue, a examiné le geyser sous-marin à la demande de la radio publique américaine NPR. Selon son étude, la fuite serait en fait 14 fois plus importante que l'estimation officielle initiale de 800.000 litres par jour.
Deux autres scientifiques, Timothy Crone de l'Université de Columbia et Eugene Chiang, professeur d'astrophysique à l'Université de Californie, sont parvenus aux mêmes conclusions en utilisant des méthodes différentes, a précisé le media NPR.
Des couches de pétrole qui s'étagent sur 3, 4 ou 5 niveaux
Pour l'océanographe de l'Université de Floride Ian R. MacDonald, la fuite de brut observée grâce à des images satellites, serait « facilement » quatre à cinq fois plus importante que celle estimée.
Que ce soit entre cinq et quatorze fois plus important, quoiqu'il en soit ces découvertes suggèrent toutes que la marée noire est la pire catastrophe écologique de l'histoire aux Etats-Unis, devant la marée noire de l'Exxon Valdez (en Alaska, 1989) : « le pétrole s’étend sur plusieurs couches, qui s'étagent sur trois, quatre ou cinq niveaux », indique le NYT, citant une chercheuse de l'université de Géorgie, Samantha Joye, et cette marée asphyxie la faune. Selon cette chercheuse, la quantité d'oxygène a déjà baissé de 30% près de ces nappes : « Si cela continue, a-t-elle poursuivi, vous pourriez avoir de l'oxygène à un niveau très bas qui mettra en danger la vie des animaux dans les deux mois. C'est alarmant ».
Contacté par Arnaud Jouve pour RFI, Christophe Roussot, directeur ddjoint du Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) dément l'information :
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BP conteste également les analyses scientifiques livrées par le NYT
De son côté, le groupe BP, qui exploitait la plateforme, conteste ces analyses, affirmant qu'il n'existe « pas de méthode fiable pour calculer le flux de pétrole s'échappant du puits au fond de l'eau.»
Le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, a affirmé le 14 mai 2010 sur la chaîne de télévision CBS que l'estimation officielle de 800.000 litres par jour était « raisonnable, mais très incertaine », insistant sur le fait que « depuis le début, il était difficile de quantifier précisément » la fuite.
Le directeur général de BP, Tony Hayward, a déclaré pour sa part que l'ampleur de la marée noire était « minuscule » comparée au volume total d'eau dans laquelle elle se déverse !
Le présient américain Barack Obama a souligné que des inspecteurs n'ont pas pu atteindre la tête du puits à quelque 1500 mètres de profondeur.
Rappel sur l'accident à l'origine de cette marée noire |
Exploitée par BP, la plate-forme Deepwater Horizon a sombré à 80 kilomètres des côtes de Louisiane le 22 avril dernier après une explosion. Les nappes sous-marines ont été découvertes par des scientifiques de plusieurs universités, travaillant à bord d'un navire de recherches, le Pelican, qui avait quitté Cocodrie, en Louisiane, le 3 mai, indique le Times. |

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