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Un chef militaire de l'ETA interpellé en France
Un nouveau coup de filet dans les milieux terroristes basques a été mené par la police française qui a arrêté ce jeudi 20 mai 2010 quatre membres présumés de l'organisation séparatiste armée ETA. L'opération s'est déroulée à Bayonne et Urrugne, dans le Sud-Ouest de la France. L'un des interpellés est considéré comme le chef de l'appareil militaire de l'ETA, tandis qu'un autre est soupçonné dans le meurtre d'un policier français en mars dernier.
L'un de ces deux « lieutenants » présumés, Arkaitz Aguirregabiria, est soupçonné d'être impliqué dans la fusillade intervenue le 16 mars à Dammarie-les-Lys en région parisienne. Un policier français, le brigadier Jean-Serge Nérin avait alors été tué.
Mikel Karrera Sarobe, alias « Ata », le chef présumé de l'ETA, et Arkaitz Aguirregabiria, ont été interpellés en compagnie d'une femme, espagnole comme eux, dans un appartement à Bayonne.
Des documents et des armes ont également été saisis lors de ce coup de filet que le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a qualifié « d'opération très importante ».
Parallèlement deux autres arrestations concernant le même dossier auraient eu lieu à Urrugne, dans le Sud-Ouest de la France. Il s'agirait cette fois-ci d'une femme et d'un homme de nationalité française.
L'ETA qui est considérée comme une organisation terroriste par l'Union Européenne n'a pas commis d'attentat en Espagne depuis août 2009. L'organisation séparatiste lutte depuis 40 ans pour l'indépendance du Pays Basque et est tenue resonsable de la mort de 829 personnes.
Une traque policière payante Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau Les chefs d’ETA tombent au compte-gouttes, l’un après l’autre. Il y encore quelques années, ce qui dominait c’était les attentats des terroristes. Aujourd’hui, ce qui prédomine, ce sont les arrestations des responsables de l’organisation armée. Depuis l’an 2000, 5 chefs de l’appareil politique sont tombés dans les filets policiers. Dans le même temps, 7 chefs militaires ont été interpellés et incarcérés, 11 dirigeants au total, soit près d’un par an. La coopération policière franco-espagnole a beaucoup à voir avec la faiblesse d’ETA qui n’a plus de vitrine politique et qui voit ses infrastructures démantelées, notament les garages où se fabriquent les bombes. Les policiers français et espagnols ne les laissent plus respirer. Avant, les chefs militaires restaient aux commandes plus d’un an. Ce n’est plus le cas. Les quatre derniers, Gogueaskeotxea, Borrero, Martitegi et Iriondo, sont restés respectivement 7 mois, 3 mois, 4 mois et 3 semaines. Cette fois encore, la nouvelle direction a été décapitée, le chef et son remplaçant. La succession s’annonce difficile. |

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