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    France

    Le Roumain Nae Caranfil reste loin de la Croisette

    media Charlotte Rampling (Marion) dans "Asphalt tango" de Nae Caranfil (1996) DR

    Invité à Cannes une seule fois en 1993, avec Les Dimanches de permission, le réalisateur Nae Caranfil reste très populaire en Roumanie. Comme par miracle, ses films empreints d’humour et de poésie rencontrent toujours les faveurs du public roumain, attiré désormais presque exclusivement par les super productions américaines.

    Bien avant la pléiade de cinéastes roumains qui brille à Cannes depuis quelques années, il y avait Nae Caranfil. Né en 1960 à Bucarest, il sort en 1984 de l’Académie de Théâtre et Cinéma. Dès cette époque il avait une connaissance presque encyclopédique du cinéma et de ses coulisses, avec une prédilection pour les comédies américaines et italiennes des années 50 et 60. Après avoir réalisé plusieurs courts-métrages et monté des spectacles de théâtre, Caranfil choisit de vivre en Occident, comme d’autres artistes roumains qui ont souffert de la censure.

    Nae Caranfil, réalisateur et scénariste roumain. IMDb

    Un cinéaste de transition

    Dans les premiers jours qui ont suivi la chute du régime Ceausescu, Nae Caranfil retourne au pays. Il devient l'une des figures de la place de l’Université, à Bucarest. Du haut du balcon qui surplombe le site, il harangue la foule des contestataires du régime néo-communiste d'Ion Iliescu, qui était alors en train d’accaparer le pouvoir. Dans un paysage cinématographique dévasté, où les réalisateurs avaient du mal à retrouver leurs marques, Nae Caranfil commence pour de bon sa carrière de cinéaste de transition. Il incarne le renouveau du cinéma roumain, précédé de peu par Lucian Pintilié, bien plus âgé que lui.

    Asphalt Tango avec Charlotte Rampling

    Les Dimanches de permission (1993) Jean-Martial Lefranc
    Nae Caranfil Réalisateur et scénariste roumain 02/10/2013 - par Tudor Tepeneag Écouter

    Son premier long métrage, Les Dimanches de permission, est invité à Cannes en 1993, dans La Quinzaine des Réalisateurs ». Il raconte avec tendresse et humour le service militaire d’un jeune Roumain sous la dictature de Ceausescu. En 1996, Asphalt Tango, avec Charlotte Rampling dans le rôle-titre, évoque la traite des femmes originaires de Roumanie, chassées du pays par la pauvreté. Le film reçoit un bon accueil du public mais il est ignoré par la critique. Même sort en 1999 pour Dolce farniente, une fresque historique réalisée à la faveur d’une coproduction franco-italienne. Trois ans plus tard, Nae Caranfil retourne aux sujets de la société contemporaine avec Philanthropique. Incursion dans l’univers de la mendicité organisée, dans les rues de Bucarest, le film reste le plus grand succès de son auteur, avec un nombre d’entrées remarquable.

    Un producteur américain et la recherche d’une vedette

    The rest is silence est le dernier film réalisé par Nae Caranfil, en 2007. Un film d’époque, ambitieux et humoristique, sur les débuts du cinématographe. Une sorte de « Nickelodeon » à la roumaine. Aujourd’hui, le regard malicieux et pétillant d’intelligence de Nae Caranfil est parfois triste. Il a trouvé un producteur américain qui adore son écriture et cherche aujourd'hui une vedette pour son prochain long-métrage. Mais il déplore la désaffection progressive du public roumain et aussi le « filtre stylistique » imposé selon lui par les festivals pour les films venus des petits pays. Il reste loin de Cannes mais il aime toujours faire des escapades à Paris. A chaque séjour, il s’arrête au cabaret « Les Trois Mailletz » dans le Quartier Latin, et à chaque fois, comme dans son film Philanthropique, il chante « My Way », en s’accompagnant lui-même au piano.

    A lire aussi l'article :

    Andrei Ujica : « Nicolae Ceausescu », la première biographie complète d’un dictateur du XXe siècle. 

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