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    Asie-Pacifique

    Naufrage du Cheonan : Séoul incrimine la Corée du Nord

    media Le navire militaire sud-coréen, Cheonan, lors d'une opération navale, le 23 mars 2010, soit trois jours avant son naufrage. REUTERS

    Après une enquête de plusieurs semaines, la Corée du Sud a confirmé que c’était bien une torpille nord-coréenne qui a, le 26 mars 2010, coupé en deux et coulé la corvette Cheonan, causant la mort de 46 marins sud-coréens. Les résultats de l’enquête, menée par une équipe d’experts sud-coréens et étrangers, ont été rendus publics ce 20 mai. La Chine a aussitôt appelé « toutes les parties à la retenue » après que la Corée du Nord eut été accusée d'avoir coulé la corvette sud-coréenne.

    Avec notre correspondant à Séoul, Thomas Olivier

    « Les preuves indiquent sans risque d’erreur que le Cheonan a été coulé par une torpille nord-coréenne. Il n’y a aucune autre explication plausible », a déclaré ce jeudi 20 mai 2010 le co-directeur de l’équipe d’investigation. Pour Séoul, donc, aucun doute, la Corée du Nord est bien responsable du drame.

    Pékin ne s'avouera jamais convaincue par les preuves apportées dans le cadre de l'enquête internationale.

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    Pyongang a aussitôt démenti, traitant, au passage, le président sud-coréen de « traître ».  Il accuse Séoul d’avoir fabriqué les preuves qui l’incriminent. A la surprise générale, les Nord-Coréens proposent aussi d’envoyer au Sud leur propre équipe d’enquêteurs pour analyser les preuves.

    Quoi qu’il soit, maintenant que Séoul est convaincu de la responsabilité du Nord, il reste à savoir quelles mesures seront prises. Une réponse militaire est, de l’avis général, à écarter. Reste la piste des sanctions.

    Sanctions bilatérales, d’abord : le Sud devrait stopper la très grande majorité de ses projets de coopération avec le Nord. Sanctions internationales ensuite : Séoul va sans doute présenter l’affaire devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

    Ce qui soulève une autre question : comment va réagir la Chine, qui dispose du droit de véto, et qui reste alliée avec la Corée du Nord ? Si elle ne la désavoue pas, elle se mettra à dos la Corée du Sud, partenaire commercial important et acteur régional incontournable.

    Condamnation unanime de Pyongyang par la communauté internationale

    En toute logique, l'exécutif japonais, dont le pays est dans le rayon d'action des missiles nord-coréens, déclare que c'est « un geste impardonnable ». Son porte-parole précise qu'il va désormais être « très difficile de mener des discussions (avec Pyongyang) dans les mêmes circonstances qu'auparavant ».

     Pour les Etats-Unis, « c'est un exemple de plus de la conduite inacceptable de la Corée du Nord et de son mépris des lois internationales ». Le communiqué de Washington parle de « défi ». « C’est une violation de l'accord d'armistice ». Le président Barack Obama a téléphoné à son homologue Lee Myung-bak pour l'assurer de son soutien.

     Même tonalité à Londres qui parle de « mépris flagrant de ses devoirs internationaux » par Pyongyang. La Grande-Bretagne déclare n'avoir aucun doute sur la véracité des conclusions de l'enquête et annonce sa décision de « travailler étroitement avec la Corée du Sud pour examiner une réponse multilatérale appropriée à cet acte inhumain ».

     A New York, le secrétariat général de l'ONU déclare que les résultats de cette enquête sont « profondément inquiétants ». Le secrétaire général a appris la nouvelle « le cœur lourd et avec une grave inquiétude », précise le communiqué.

     A ce stade, la réaction de Pékin est modérée, la Chine appelle « à la retenue ». Elle demeure parmi les derniers soutiens de la Corée du Nord. Kim Jong-il a d'ailleurs séjourné ce mois-ci encore en Chine. Il y a rencontré les dirigeants chinois avec qui il s'est entendu pour envisager un retour à la table des négociations multilatérales (sur les affaires nucléaires militaires). On comprend donc l'embarras de Pékin. En attendant, les Chinois s'apprêtent à recevoir la secrétaire d'Etat américaine. Hillary Clinton s'envole tout à l'heure pour une tournée en Asie qui passera obligatoirement par Pékin.

    RFI

     

     

     

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