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    Afrique

    Présidentielle en Guinée: les principaux candidats

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    Les Guinéens se rendront aux urnes le 27 juin pour une élection présidentielle censée mettre fin au régime militaire installé depuis décembre 2008 et permettre l'avènement d'un régime démocratique. La Cour suprême de Guinée a retenu les candidatures de 24 civils sur les 36 dossiers qui lui avaient été soumis. Portrait des principaux prétendants à la magistrature suprême.

     

    Ousmane Bah (UPR)

    © UPR

    Natif de la ville de Pita dans le Fouta Djalon, âgé de soixante ans, chimiste de formation, Ousmane Bah est entré en politique en 1991 à la faveur de l'instauration du multipartisme. Il a succédé à Siradiou Diallo à la tête de l'UPR. Principal adversaire de Cellou Dalein Diallo dans le Fouta, il s'est rapproché pour des raisons tactiques de Moussa Dadis Camara tout au long de l'année 2009.

    Boubacar Bah (ADPG)

    Durant deux décennies Boubacar Bah a vécu aux États-Unis où il fait ses études et une partie de sa carrière professionnelle. Il est originaire de la commune de Matam, l'une des communes de Conakry. Sa devise est « Justice-Réconciliation-Développement ».
     

    Mamadou Bah Baadikko (UFD)

    © Guineactu.com

    A 62 ans, Mamadou Bah Baadikko est un hériter politique. Héritier du célèbre professeur Alpha Sow, intellectuel guinéen de la disapora, fondateur en 1991 de l'UFD, l'Union des forces démocratiques, disparu en 2005. Mamadou Bah Baadikko, expert-comptable formé en France, ancien cadre de la FEANF, la Fédération des étudiants africains noirs de France, revendique l'héritage intellectuel du professeur Alpha Sow. Il milite pour « un nouveau départ pour la Guinée ».

    Boubacar Barry (PNR)

    © PNR

    Né en 1964, Boubacar Barry a fait fortune aux côtés de l'homme d'affaires Mamadou Sylla dont il fut l'un des architectes attitrés. Lorsque Moussa Dadis Camara prend le pouvoir en décembre 2008, Boubacar Barry ne tarde pas à entrer au gouvernement avec le rang de ministre d'Etat chargé de la construction, de l'aménagement du territoire et du patrimoine bâti de la Guinée. Ses liens avec le bouillant capitaine remontent à l'enfance. Le père de Moussa Dadis Camara ayant travaillé pour celui de Boubacar Barry, Alpha Omar Barry. Un père célèbre en Guinée, puisqu'il fut ministre de Sékou Touré, avant d'être emprisonné au camp Boiro, le goulag de Sekou Touré, où il fut torturé et assassiné.

    Abraham Bouré (RGUD)

    Ancien secrétaire général de l'Union des pays du fleuve Mano (Guinée, Libéria, Sierra Leone), Abraham Bouré, économiste de formation, fut aussi conseiller économique à la primature durant le mandat de Sidya Touré à la fin des années 90.

    Alpha Condé (RPG)

    © AFP/Georges Gobet

    A 72 ans, Alpha Condé est la grande figure de l'opposition guinéenne. Il est le seul candidat en lice à avoir participé à la première élection présidentielle pluraliste en 1993. Il est aussi le seul des prétendants sérieux à n'avoir jamais composé avec le régime de Lansana Conté. En 1998, au lendemain de la présidentielle, il est arrêté et envoyé en prison, avant d'être condamné pour atteinte à la sûreté de l'Etat et libéré après deux ans et demi d'incarcération. Devenu dans les années deux mille un véritable symbole pour la jeunesse ouest-africaine, Alpha Condé possède une forte implantation en Haute Guinée et bénéficie d'un parti discipliné et fortement structuré.

    Cellou Dalein Diallo (UFDG)

    © AFP/Sia Kambou

    Agé de 58 ans, Cellou Dalein Diallo possède une forte audience au sein de la communauté peulhe. En 2007, il prend la tête de l'Union des forces démocratiques de Guinée (l'UFDG), avec le soutien de son président d'alors Mamadou Bah. Cellou Dalein Diallo s'inscrit dès lors dans une dynamique politique. Il a occupé plusieurs postes ministériels durant une dizaine d'années, avant de devenir Premier ministre durant un an et demi, entre décembre 2004 et avril 2006. Son profil d'économiste en fait un interlocuteur apprécié des bailleurs de fonds. L'arrivée au pouvoir du capitaine Dadis Camara en décembre 2008 contribue indirectement à accroître sa popularité, le capitaine putschiste ayant rapidement dirigé ses foudres contre le leader de l'UFDG dont il craignait manifestement la popularité.

    Mamadou Diawarra (PTS)

    © Kibarou.com

    Surnommé dans tous le pays « Diawarra yaourt », cet industriel qui a fait fortune dans les produits laitiers bénéficie d'une forte popularité dans sa ville d'origine, Siguiri (Haute-Guinée). Ancien député du PUP, le Parti de l'unité et du progrès, il a quitté cette formation l'an dernier pour créer son parti, le Parti du travail et de la solidarité.

    François Loncény Fall (FUDEC)

    © Fudec.org

    Né en 1949, François Fall fut ministre des Affaires étrangères de la Guinée avant de devenir Premier ministre, de février à avril 2004. Il démissionne avec fracas invoquant le manque de marge de manoeuvre. Après avoir effectué des missions pour le compte des Nations unies, il rentre en Guinée et rejoint le forum des forces vives. François Fall, natif de la Haute-Guinée, crée ensuite le FUDEC, le Front uni pour la démocratie et le changement, pour se lancer dans la course à la présidence.

    Kassory Fofana (GPT)

    © guineenews.org

    Âgé de 55 ans, Kassory Fofana a connu une ascension fulgurante à la fin des années 90 dans le premier cercle du président Conté. Ministre des Finances de 1997 à 2000, il est brutalement écarté et préfère s'exiler, d'abord au Sénégal puis aux États-Unis. De loin, il gère ses réseaux d'influence et décide de rentrer en Guinée à la mort du président. Il a créé un parti, le GPT (Guinée pour tous) pour se lancer dans la course à la présidence.

    Ousman Kaba (PLUS)

    © tamtamguinee.com

    Ancien bras droit de Sidya Touré, Ousman Kaba qui fut ministre de l'Economie à la fin des années 1990, a décidé de voler de ses propres ailes. Il a quitté l'UFR pour se lancer seul dans la course à la présidence. Il se présente lui-même comme un « intellectuel paysan » et possède son parti, le PLUS (Parti libéral pour l'union et la solidarité).

    Saran Daraba Kaba (CDP)

    C'est la seule candidate en lice pour le scrutin. Pharmacienne de formation, ancienne ministre des Affaires sociales, de la Promotion féminine et de l'Enfance, Saran Daraba Kaba est une militante de la cause des femmes. Elle a fondé le REFMAP (Réseau des femmes de la Mano River Union pour la paix) qui a joué un rôle dans la promotion des droits des femmes de Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone. Vingt années de militantisme récompensées par le Prix des Droits de l'homme des Nations unies. Elle en a tiré une conclusion : « Il n'y a de permanent que le changement ». Elle est âgée de 64 ans.

    Alpha Ibrahima Keira (PR)

    © guineepresse.info

    Diplomate de carrière, plusieurs fois ministre sous Lansana Conté, Alpha Ibrahima Keira se présente lui-même comme un « grand commis de l'Etat ». A 56 ans, il veut convaincre ses concitoyens qu'il est l'homme de la réforme. Il met l'accent sur l'emploi des jeunes, la réforme de l'éducation et un « nécessaire changement des mentalités ». Il a été décoré par Jacques Chirac de l'Ordre national du mérite en 1998.

    Bouna Keita (RGP)

    © RGP

    Cet homme d'affaire fut un proche de Moussa Dadis Camara lorsque le CNDD dirigeait la Guinée. Il a participé à une coalition de petits partis politiques qui ont soutenu un temps le bouillant capitaine.

     

    Papa Koly Kourouma (RDR)

    Considéré comme le grand argentier du capitaine Moussa Dadis Camara, Papa Koly Kourouma figure en bonne place sur la liste des personnes sanctionnées par l'Union européenne, au lendemain des massacres du 28 septembre. Cet homme qui a fait carrière au Canada et qui n'hésite pas à se présenter comme « millionnaire en dollars » fut aussi un proche de l'actuel Premier ministre, Jean-Marie Doré, qui l'a coopté en 2008 pour entrer au gouvernement. Depuis, les deux hommes natifs de Guinée forestière sont brouillés.

    Lansana Kouyaté (PEDN)

    © AFP/Kambou Sia

    Né en 1950 en Haute-Guinée, Lansana Kouyaté a fait l'essentiel de sa carrière dans la diplomatie guinéenne, puis dans la diplomatie onusienne (il fut sous-secrétaire général chargé des affaires politiques pour l'Afrique, l'Asie de l'Ouest et le Moyen-Orient auprès du Conseil de sécurité de l'ONU de 1994 à 1997). Il devient ensuite secrétaire exécutif de la CEDEAO, la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest. En 2007 sous la pression de la rue et sur proposition des syndicats, il est nommé Premier ministre, poste qu'il occupera onze mois avant d'être congédié par le président Conté. Lansana Kouyaté s'est ensuite lancé dans la politique active en créant le PEDN, le Parti de l'espoir et du développement national.

    Aboubacar Somparé (PUP)

    © AFP/Georges Gobet

    Ce mathématicien de formation, né en 1944, est devenu en 2002 président de l'Assemblée nationale guinéenne, poste qu'il a occupé jusqu'en 2008. C'est lui qui a annoncé à la télévision la mort du président Lansana Conté. Si l'armée n'avait pas pris le pouvoir, six heures après cette annonce, Aboubacar Somparé aurait dû assurer l'intérim. Aujourd'hui ce cadre dirigeant du PUP, le Parti de l'unité et du progrès va tenter de rassembler les partisans éparpillés de l'ancien régime.

    Fodé Mohamed Soumah (GECI)

    Nouveau venu en politique, le fondateur de la GECI, la Génération citoyenne, a longtemps vécu en France où il a travaillé dans le secteur bancaire. Il se présente lui-même comme analyste financier « de haut niveau ».

    Ibrahima Abe Sylla (NGR)

    © Guineenews.org

    C'est un peu l'oncle d'Amérique qui rentre au pays. Ibrahima Abe Sylla a passé plus de quarante ans aux Etats-Unis où il a fait carrière dans les affaires. A 59 ans, il se lance en politique dans son pays d'origine et se présente comme «le candidat de la diaspora» et «l'homme aux mains propres». Il a créé l'an dernier un parti politique, la NGR, la Nouvelle génération pour la République.

    Mamadou Sylla (UDG)

    © Conseil National du Patronat Guinéen

    Mamadou Sylla est sans doute le personnage le plus baroque de la vie politique guinéenne. PDG de Futurelec, réputé être l'homme le plus riche de Guinée, il fut un grand ami de Lansana Conté à qui il doit de multiples contrats publics. C'est par lui que le scandale est arivé en 2007, lorsque Lansana Conté est allé le chercher en prison, où il était incarcéré dans l'attente d'un procès pour détournement de fonds publics. Cette libération a enclenché un mouvement d'indignation qui s'est transformé rapidement en grève générale. Depuis la mort de son ami, Mamadou Sylla a eu maille à partir avec la junte avant de se réconcilier avec Dadis Camara. Aujourd'hui, à 50 ans, il tente de se refaire une réputation via une carrière politique.

    Jean-Marc Teliano (RDIG)

    Inconnu du grand public, ce guinéen originaire de la Guinée forestière, longtemps expatrié en Europe est un fervent partisan de l'ex président Moussa Dadis Camara dont il veut « poursuivre l'oeuvre ». Son parti, le Rassemblement pour le développement intégré, est issu d'une petite ONG qu'il a lui même fondé.

    Bemba Traoré (PDU)

    A 40 ans, le docteur Bemba Traoré est médecin de formation. Il a suivi ses études en République Tchèque, pays où il est resté expatrié une quinzaine d'années. Depuis son retour à Conakry, il travaille dans le secteur de la santé et donne des cours à la Faculté de médecine de l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Il compte, s'il est élu, mettre l'accent sur une réforme du système de santé de la Guinée.

    Sidya Touré (UFR)

    © AFP/Sia Kambou

    De son passage à la primature (1996-1999), Sidya Touré a gagné un surnom «Sidya Courant» et une excellente réputation de gestionnaire efficace. L'homme qui passe pour avoir rétabli l'efficacité des services publics, a travaillé une partie de sa carrière dans plusieurs institutions régionales et internationales, puis dans l'administration ivoirienne, où il fut notamment directeur de cabinet du Premier ministre ivoirien de l'époque, Alassane Ouattara. Son parti, l'Union des forces républicaines, se veut centriste et libéral. Issu d'une petite ethnie de la basse-côte, Sidya Touré est l'un des rares candidats à ne pas avoir de base régionale importante. Un handicap qu'il tente de transformer en atout en se présentant régulièrement comme le candidats de «tous les Guinéens». Il est âgé de 65 ans.

    Dossier spécial présidentielle en Guinée

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