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    France Médias Monde a appris avec un immense chagrin la disparition brutale, le vendredi 26 mai, de Jean-Karim Fall à l’âge de 59 ans. Il était en mission à Taormine, en Sicile, où il couvrait le Sommet du G7 pour France 24.

    France

    La tournée d'adieux du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc

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    Le bateau-école de la Marine nationale termine sa 45e campagne. Le navire était parti le 2 décembre dernier de Brest. Il a contourné l'Amérique du Sud, avant de revenir en Atlantique-Nord.

    Au total, pas moins d'une quinzaine d'étapes, Rio, Valparaiso, Panama, les Antilles, New York, Québec, Hambourg, puis retour sur les côtes françaises. Et ce n'est pas terminé, puisque le porte-hélicoptères R97 remonte l'estuaire de la Seine, pour se rendre à Rouen, la ville où l'héroïne de l'histoire de France, Jeanne d'Arc avait combattu les Anglais pendant la guerre de Cent ans, et là où elle a été brulée, accusée de sorcellerie, en 1431.

    Après Rouen, ce sera Brest, le 27 mai. Le capitaine de vaisseau Hugues du Plessis d'Argentré, porte-parole de la marine, s'attend à voir beaucoup de monde sur les pontons : des associations d'anciens marins de la Jeanne ont promis de se déplacer pour venir la voir. « Les Brestois sont très attachés à ce bateau, ce sera un au revoir sympathique et festif », affirme-t-il.

    En 46 ans de service, la Jeanne d'Arc aura parcouru 1 million 800 000 milles nautiques. Plus de 3 millions de kilomètres, soit environ 9 fois la distance de la Terre à la Lune. Cette année, c'est le capitaine de vaisseau Patrick Augier qui a eu l'honneur de commander la Jeanne pour cette toute dernière campagne. Pour lui c'est forcément une page qui se tourne mais il se souviendra particulièrement de son équipage. « C'est un bateau très connu, et c'est un bateau avec beaucoup de monde à bord et chaque personne de l'équipage travaille à son niveau pour être un ambassadeur de la France. Quand on arrive en escale à l'étranger, c'est 750 Français qui portent le message de la France ».

    Un successeur désigné

    Cette année, encore, il y avait 103 élèves officiers à bord parmi lesquels 12 étrangers. La Jeanne, c'était leur bateau-école, mais la formation des officiers de la marine se poursuit à bord d'un autre type de bateau, comme l'explique le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Pierre François Forissier : « Nous ne pouvons plus avoir un bateau comme la Jeanne dédié uniquement à la mission-école, mais nous pouvons nous assurer que tous les ans nous aurons un bâtiment de projection et de commandement disponible, pour effectuer cette mission ». C'est le Tonnerre, qui a débuté ces nouvelles campagnes Jeanne d'Arc, c'était au mois de mars, et il a été engagé début mai, dans une opération de lutte contre la piraterie dans l'océan Indien.

    La Jeanne, elle, termine sa carrière, il faut dire que cette « vieille demoiselle » de 13 000 tonnes est un bateau fatigué. Tout au long de ces six derniers mois de missions, sa mécanique aura demandé la plus grande attention. C'est le commandant des machines, le capitaine de Frégate Didier Nieffeneger qui en prendra soin jusqu'à la fin : « On fait de la conservation du patrimoine ! On utilise la machine sans approcher de ses limites, pour qu'elle puisse tenir jusqu'au bout, mais c'est vrai que c'est un bateau dont certaines pièces sont obsolètes, donc on a une attention un peu particulière au suivi de tous les paramètres. »

    Déconstruction

    Dans quelques mois, la coque grise de la Jeanne d'Arc finira sous les chalumeaux des ferrailleurs, mais avant cela la Marine va chercher à sauver « l'essentiel », comme l'explique le commandant Hugues du Plessis d'Argentré : « Au fil de ces voyages la Jeanne s'est enrichie, tout ce qui est précieux et symbolique, sera conservé dans des musées, ou remis sur d'autres bateaux, mais ensuite la coque va rentrer dans un cycle de déconstruction soumis à un appel d'offre européen, mais je ne peux pas vous dire encore s'il sera remporté par un chantier français ».

    Reste que la Jeanne d'Arc pourrait bien être démantelée dans le chantier britannique Able UK, (à Hartlepool, dans le nord-est de l'Angleterre), spécialiste du secteur de la déconstruction, comme ce fut le cas pour le porte-avions Clemenceau. Opération délicate, puisque les navires de guerre de cette époque, sont bourrés d'amiante et de produits polluants comme ceux qui se trouvent encore dans les cuves à carburant du navire.
     

    Chronologie et chiffres clés
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