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    Culture

    Le Thaïlandais Apitchatpong Weerasetakhul remporte la Palme d’or

    media Le Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul a remporté la Palme d'or pour son film «Oncle Boonmee». Reuters/Jean-Paul Pelissier

    Contre toute attente, le cinéaste thaïlandais Apitchatpong Weerasetakhul a raflé dimanche 23 mai la très convoitée Palme d'or au 63e Festival de Cannes, qui a vu les films français largement récompensés, dont Des hommes et des dieux, de Xavier Beauvois, lauréat du Grand Prix. Et pour son grand retour en compétition, l’Afrique sub-saharienne a été honorée du Prix du jury, décerné à Un homme qui crie, du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun.

    De notre envoyé spécial à Cannes

    Présidé par le cinéaste américain Tim Burton, le jury du 63e Festival de Cannes a décerné la Palme d’or à Apitchatpong Weerasetakhul pour son film Oncle Boonmee, celui qui se souvient des vies antérieures. Le personnage principal, l’oncle Boonmee, souffre d'insuffisance rénale et décide de finir ses jours à la campagne auprès des siens. Les fantômes de son épouse décédée et de son fils disparu lui apparaissent pour une expérience édifiante.
     

    « C'est un moment très important pour l'histoire de la Thaïlande, du cinéma thaïlandais ;  c'est une grande première », a déclaré le cinéaste de 39 ans en recevant son prix. En remettant la distinction suprême à Apitchatpong Weerasetakhul, on peut penser que le jury a choisi de récompenser un film novateur du point de vue artistique, et aussi d’encourager des jeunes réalisateurs plutôt que d’honorer les grands cinéastes classiques comme le Britannique Mike Leigh à qui on avait pourtant pronostiqué la Palme d’or mais qui repart bredouille en dépit du très bon accueil réservé à son excellent film Another Year. Il n’empêche que Oncle Boonmee, celui qui se souvient des vies antérieures, au cadrage et au rythme très lents, reste un fiction hermétique, comme c’était relativement déjà le cas pour son précédent long métrage, Tropical Malady, Prix du jury en 2004.
     
    L’Asie, toujours, qui présentait jusqu’à cinq films sur les dix-neuf en compétition, repart avec une autre distinction : le Prix du scénario, décerné à Poetry du Sud-Coréen Lee Chang-dong.
     
    Le cinéma français honoré par trois prix
     

    Xavier Beauvois, lauréat du Grand Prix 02/10/2013 - par RFI Écouter

    Quant au cinéma français, il n’a pas du tout à rougir puisque la France a réussi à décrocher trois prix. D’abord le Grand prix, attribué à Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. Le film s'inspire de l'assassinat de sept moines français de Tibéhirine, enlevés en mars 1996 dans leur monastère isolé situé près de Médéa, à une centaine de kilomètres au sud d'Alger, dans une Algérie alors ravagée par une guerre qui opposa le gouvernement au GIA, le Groupe islamique armé. Ces moines étaient des « artistes d’amour, des gens qui vont jusqu’au bout des choses, c’est très rare de faire don de soi, de s’intéresser aux autres », avait lancé lors d’une conférence Xavier Beauvois, lauréat du Prix du jury en 1995 pour N'oublie pas que tu vas mourir.
     
    De son côté, Mathieu Amalric, souvent venu à Cannes comme acteur, reçoit le Prix de la mise en scène pour Tournée, qui suit une troupe de strip-teaseuses burlesques.
     

    Juliette Binoche, Prix d'interprétation féminine 2010 02/10/2013 - par RFI Écouter

    Le cinéma français est encore honoré par un Prix d'interprétation féminine décerné à Juliette Binoche pour sa performance dans Copie conforme, de l’Iranien Abbas Kiarostami, film où elle incarne une galeriste française, au cœur d’un huis clos sur la difficulté d’aimer. « Quelle joie, quel honneur de travailler avec vous, Abbas ! », a déclaré l'actrice en recevant son prix.
     
    L’Afrique repart avec le Prix du jury
     

    Mahamat-Saleh Haroun, Prix du Jury 02/10/2013 - par RFI Écouter

    Absente de la compétition depuis treize années, l’Afrique sub-saharienne a effectué un grand retour gagnant cette année avec Un homme qui crie du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, qui décroche le Prix du jury. « Je viens d’un pays où il n’existe pas grand-chose. Dans ce désert, il faut faire les films comme on prépare les petits plats mijotés», a-t-il dit en recevant son prix. Et d’ajouter : « Permettez-moi d’avoir une pensée pour mon pays, le Tchad. J’embrasse ma mère ».
     
    En revanche, l’équipe de Hors-la-loi, présenté sous pavillon algérien, qui avait suscité la polémique avant même sa projection, repart sans rien alors que la précédente fiction du Franco-algérien Rachid Bouchareb, Indigènes, avait valu un prix d’interprétation masculine collectif à ses cinq acteurs principaux en 2006.
     
    « Faire de l'Italie un pays meilleur malgré la classe dirigeante »
     
    Deux acteurs se partagent le Prix d'interprétation masculine. Il s’agit de l'Espagnol Javier Bardem et de l’Italien Elio Germano. « Ce prix est une reconnaissance pour mon travail », a déclaré Javier Bardem, émouvant dans Biutiful du cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu. La « gueule » du cinéma espagnol y interprète un homme condamné par le cancer et qui essaie de protéger ses enfants. Elio Germano, primé, lui, pour son rôle de chef de chantier dont le quotidien est bouleversé par la mort de sa femme dans La Nostra Vita de Daniele Luccheti, a dédié pour sa part La Nostra Vita à ses compatriotes. « Je dédie ce film à l'Italie et aux Italiens qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire de l'Italie un pays meilleur malgré la classe dirigeante », a-t-il affirmé.
     
    Enfin, la Caméra d’or, qui récompense la première meilleure œuvre de fiction a, elle, été remise au Mexicain Michael Row pour Année bissextile, film mettant en scène un huis clos amoureux sur fond de sado-masochisme, présenté à La Quinzaine des réalisateurs. 

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