Dernières infos
Chine / Etats-Unis - 
Article publié le : lundi 24 mai 2010 - Dernière modification le : lundi 24 mai 2010

Crise coréenne : Washington tente de rallier Pékin

A Pékin, Hillary Clinton profite du premier jour du dialogue sino-américain pour tenter de s’allier la Chine dans le cadre d’éventuelles sanctions contre Pyongyang, ici avec Hu Jintao le 24 mai 2010.
A Pékin, Hillary Clinton profite du premier jour du dialogue sino-américain pour tenter de s’allier la Chine dans le cadre d’éventuelles sanctions contre Pyongyang, ici avec Hu Jintao le 24 mai 2010.
REUTERS/Jason Lee

Par RFI

A Pékin, Hillary Clinton profite du premier jour du dialogue sino-américain pour tenter de s’allier la Chine dans le cadre d’éventuelles sanctions contre Pyongyang. Pour l’instant, les autorités chinoises ont fait preuve de prudence devant les résultats de l’enquête internationale qui accuse Pyongyang d'avoir coulé la corvette sud-coréenne Cheonan, provoquant la mort de 46 marins, le 26 mars dernier. Les Etats-Unis ont besoin de l’appui de Pékin, membre du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine qui est aussi le principal allié de la Corée du Nord.

C’est généralement à Pékin que se déroule la bataille diplomatique entre les deux Corées, c’est toujours depuis la Chine que sont validées les options permettant de faire avancer le dialogue entre les deux frères ennemis ou, à l’inverse, les sanctions exigées par la communauté internationale quand Pyongyang va décidemment trop loin.

Hilary Clinton le sait bien. A Pékin, la secrétaire d’Etat Américaine a rappelé le précédent de 2009, quand les autorités chinoises avaient permis l’adoption de résolutions à l’ONU condamnant un essai nucléaire nord-coréen.

La Chine ne veut pas risquer l’isolement international. Elle reste en même temps le premier fournisseur de Pyongyang en denrées alimentaires, en combustible et en armes. Elle est aussi le seul pays qui semble encore exercer une influence sur le régime de Kim Jong-il.

Le numéro un Nord-Coréen était en Chine il y a deux semaines. Cette visite entourée du plus grand secret, au lendemain du naufrage du Cheonan, na pas manqué d’inquiéter la Corée du Sud qui a convoqué immédiatement l’ambassadeur chinois à Séoul. Embarras de Pékin mais crainte aussi toujours de la part des Chinois d’un nouvel afflux de réfugiés nord-coréens, en Chine, en cas de sanctions contre le régime voisin.

Chine-Corée du Nord : des liens économiques privilégiés

La Chine est largement le premier partenaire commercial de la Corée du Nord. Pékin lui fournit 80% de ses biens de consommation. La dépendance de la Corée du Nord à l'égard de son grand voisin s'est encore accrue à partir de 2006 date à laquelle le Japon, très présent jusque-là, a commencé d'appliquer les sanctions internationales liées au premier essai nucléaire de Pyongyang.

Ainsi, en 2009 le commerce extérieur nord-coréen a reculé d'environ 10% pour atteindre 5 milliards de dollars, dont pas loin de 3 représentent les échanges avec la Chine.

La Corée du Nord fait aussi appel à la Chine pour se procurer capitaux et nouvelles technologies. Pékin investit en Corée du Nord dans les secteurs des mines et des infrastructures. Mais ce soutien est bien loin d'être suffisant. La famine a tué environ 2 000 personnes cet hiver et les pénuries alimentaires se sont encore aggravées avec la décision désastreuse, fin novembre, de réévaluer la monnaie, le won, ce qui a entraîné une forte hausse des prix.
 

 

tags: Chine - Etats-Unis
Sur le même sujet :
Commentaires
Réagissez à cet article
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
To prevent automated spam submissions leave this field empty.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier que vous n’êtes pas un robot afin de prévenir le spam automatique.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères (sans espaces) indiqués dans l'image.
Fermer